Texte hébreu intégral vocalisé, traduction française en vis-à-vis, encadrés explicatifs adaptés du travail de Simply Chassidus.
Hassiduité — traduction et vocalisation assistées par intelligence artificielle, relues par une seconde intelligence artificielle. Texte hébreu : éditions Kehot, via chabad.org. Le Rabbi a dit ce maamar en 5726. Traduction française littérale en regard ; les encadrés explicatifs sont adaptés du travail de Simply Chassidus.
Hassiduité — traduction et vocalisation assistées par intelligence artificielle, relues par une seconde intelligence artificielle. Texte hébreu : éditions Kehot, via chabad.org. Le Rabbi a dit ce maamar en 5726. Traduction française littérale en regard ; les encadrés explicatifs sont adaptés du travail de Simply Chassidus.
« Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi, qui paît parmi les lis »
« Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi » [Ani ledodi vedodi li] a pour initiales le mot Eloul. Dans le Likouteï Torah, le maamar qui commence par « Zeh » explique le lien entre Eloul et « Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi ». En Eloul, il y a l'éveil d'en bas : « Je suis à mon bien-aimé ». À Roch Hachana et à Yom Kippour, il y a l'épanchement d'en haut vers le bas (l'éveil d'en haut) : « et mon bien-aimé est à moi ». Et l'épanchement de Roch Hachana et de Yom Kippour vient par l'éveil d'en bas d'Eloul.
C'est pourquoi Eloul a pour initiales « Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi » [« et mon bien-aimé est à moi » est donc lui aussi compris dans les initiales d'Eloul] : l'éveil d'en bas d'Eloul (« Je suis à mon bien-aimé ») est (aussi) le préalable de l'épanchement (« et mon bien-aimé est à moi ») de Roch Hachana et de Yom Kippour.
Cela demande une explication. Les lettres vav et lamed (initiales de « et mon bien-aimé est à moi ») font partie du mot Eloul lui-même. Il en ressort que le mois d'Eloul n'est pas seulement le préalable de « et mon bien-aimé est à moi » : le mois d'Eloul porte aussi en lui la dimension de « et mon bien-aimé est à moi ».
Le maamar poursuit : Eloul est le temps des treize attributs de miséricorde. En Eloul, certes, il y a « Je suis à mon bien-aimé », l'éveil d'en bas. Néanmoins l'éveil d'en bas de l'homme, surtout s'il est éloigné de la Divinité, se produit grâce à un éveil et à un don de force venus d'en haut. La révélation des treize attributs de miséricorde en Eloul s'adresse à chacun d'Israël, même aux plus éloignés : elle est le don de force d'en haut pour le service de « Je suis à mon bien-aimé ». Seulement, la révélation d'Eloul n'est (pour l'essentiel) qu'un don de force (ce n'est pas la révélation qui éveille l'homme), et le service lui-même vient de l'homme : « Je suis à mon bien-aimé ».
Telle est la supériorité d'Eloul sur les Dix Jours de Téchouva. Durant les Dix Jours de Téchouva, et en particulier à Roch Hachana et à Yom Kippour, la révélation éveille l'homme, et le service de l'homme est comme une conséquence de la révélation d'en haut. Mais l'essentiel et la supériorité du service de l'homme (un service accompli par sa propre force), « Je suis à mon bien-aimé », se trouvent en Eloul.
Pour expliquer les deux points évoqués plus haut au sujet de la révélation des treize attributs de miséricorde en Eloul - cette révélation s'adresse à chacun, même aux plus éloignés, et pourtant elle n'éveille pas l'homme et n'est qu'un don de force -, le maamar poursuit : la révélation des treize attributs de miséricorde en Eloul est à l'image d'un roi dans le champ.
Ces deux points comptent en effet parmi les différences entre le roi dans le champ et le roi dans son palais. Pour ce qui est du degré de la révélation, la révélation principale du « roi dans sa beauté » (« tes yeux contempleront ») a lieu dans son palais royal, lorsqu'il porte les vêtements royaux et la couronne royale, ce qui n'est pas le cas lorsqu'il est dans le champ. Mais la révélation elle-même a lieu surtout lorsqu'il est dans le champ. Dans son palais royal, on n'entre chez lui qu'avec une permission, et seuls y entrent les élus du peuple et les êtres d'exception. Dans le champ au contraire, quiconque le désire est autorisé [et a la possibilité] d'aller à sa rencontre, et le roi les reçoit tous avec un visage avenant et leur montre à tous un visage souriant.
Il en va de même dans ce que figure la parabole. La révélation de Roch Hachana et de Yom Kippour, et de même celle des Dix Jours de Téchouva en général, est à l'image d'un roi dans son palais : elle éveille l'homme, comme un roi dans son palais (dans ses vêtements royaux et sous sa couronne royale) inspire crainte et effroi. Mais pour que l'homme ressente la révélation de Roch Hachana et de Yom Kippour, il faut (surtout) que le service du mois d'Eloul ait précédé. C'est par ce service qu'il devient l'un des élus du peuple et des êtres d'exception qui entrent dans le palais du roi.
La révélation d'Eloul, elle, est à l'image d'un roi dans le champ : elle n'éveille pas l'homme, elle n'est qu'un don de force pour le service. Mais ce don de force pour le service, que confère cette révélation, s'adresse à chacun, même aux plus éloignés. Il en va comme d'un roi dans le champ : dans cette situation, le roi n'inspire ni crainte ni effroi, en particulier à ceux qui se trouvent dans le champ, et qui sont d'un degré inférieur.
Bien plus : dans cette situation, le roi n'éveille même pas le désir d'aller à sa rencontre. C'est pourquoi le maamar précise « quiconque veut sortir pour aller à sa rencontre » : s'ils sortent à la rencontre du roi, c'est de leur propre volonté. Seulement, le don de force pour aller à la rencontre du roi vient de ce que le roi est dans le champ, car alors (quand il est dans le champ) chacun a la permission et la possibilité d'aller à la rencontre du roi.
Il faut comprendre. Pour expliquer que la révélation d'Eloul (et le don de force qu'elle confère) s'adresse à chacun, seul compte, semble-t-il, le fait que, lorsque le roi est dans le champ, quiconque le désire est autorisé à aller à sa rencontre et le peut. Pourquoi le maamar ajoute-t-il alors que le roi les reçoit tous avec un visage avenant et leur montre à tous un visage souriant ?
D'autant que le fait que le roi les reçoive tous avec un visage avenant et leur montre un visage souriant est l'épanchement et la révélation d'en haut qui suivent le service. Or cela ne se comprend pas : l'épanchement et la révélation qui suivent le service (« et mon bien-aimé est à moi ») ont lieu durant les Dix Jours de Téchouva, alors que la parabole du roi dans le champ explique la révélation d'Eloul, qui est (un don de force et) antérieure au service.
Il faut également comprendre les deux choses : qu'il les reçoit avec un visage avenant [sever panim yafot], et qu'il leur montre un visage souriant [panim so'hakot].
De plus : s'agissant de les recevoir, il est dit « avec un visage avenant », et s'agissant de leur montrer un visage, il est dit « un visage souriant ».
On peut proposer l'explication suivante, en posant d'abord ceci : par rapport à la révélation de Roch Hachana et de Yom Kippour, la révélation des treize attributs de miséricorde en Eloul apporte une nouveauté sur deux points. Le premier : pour recevoir la révélation de Roch Hachana et de Yom Kippour, il faut un service élevé (celui de l'élite du peuple et des êtres d'exception). Pour recevoir la révélation d'Eloul, en revanche, il suffit d'aller accueillir le roi, ce qui, dans la réalité que figure la parabole, correspond à l'éveil de la kabalat ol [acceptation du joug] de la royauté céleste [Malkhout chamayim].
Autre nouveauté de la révélation d'Eloul : elle s'adresse aussi à ceux qui se trouvent dans le désert de l'autre côté [lé'oumat zé]. Cela se comprend également du fait que l'essentiel de la révélation des treize attributs de miséricorde en Eloul consiste à donner la force de faire téchouva. Or la téchouva, au sens simple, porte sur des choses indésirables (le niveau du « désert »), et l'essentiel de la téchouva porte sur le rejet du joug. On en déduit que la révélation d'Eloul s'adresse aussi à ceux qui se trouvent dans l'éloignement le plus extrême.
Si le maamar dit que la révélation d'Eloul a lieu dans le champ (et non dans le désert), c'est parce que la révélation des treize attributs de miséricorde a lieu (non dans le désert lui-même, car des choses contraires à la volonté de D.ieu ne peuvent recevoir de révélation de Divinité, mais) dans les Juifs qui se trouvent dans le désert. Chez eux, cette révélation leur donne la force de sortir du désert vers le champ pour accueillir le roi.
D'après cela, on peut dire ceci : le maamar dit que le roi reçoit tout le monde avec un visage avenant, et s'il insiste sur « tout le monde », c'est pour dire que même ceux qui veulent seulement aller à la rencontre du roi, mais qui sont captifs de leur yétser, et chez qui le désir de faire téchouva et d'accepter sur eux le joug de la royauté céleste, quand il s'éveille, ne passe pas à l'acte, ceux-là aussi, il les reçoit avec un visage avenant. Cet accueil éveille en eux un désir fort et puissant d'aller à la rencontre du roi, et par ce désir ils surmontent les obstacles et les entraves.
5) Le maamar ajoute : « et il montre à tous un visage souriant ». La différence entre « reçoit » [mekabel] (avec un visage avenant) et « montre » [maré] (un visage souriant) est la suivante. Le terme « recevoir » s'applique à une chose qui existe déjà auparavant (avant qu'il ne la reçoive), et lui la reçoit. « Montrer un visage souriant », en revanche, signifie que son propre visage souriant (qui existe aussi avant qu'il ne le montre), il le montre et le révèle à autrui.
Voilà pourquoi, après avoir dit que le roi reçoit tout le monde avec un visage avenant, le maamar ajoute qu'il montre à tous un visage souriant. Les recevoir avec un visage avenant signifie que le désir du peuple (d'aller à la rencontre du roi) est reçu par le roi avec un visage avenant. L'ajout « il montre un visage souriant » signifie ceci : lorsqu'il s'éveille au désir de faire téchouva, la révélation du visage souriant d'En-Haut est attirée vers lui, c'est-à-dire le délice [taanoug] (le rire) du roi lui-même.
Ce délice, en effet, est supérieur au délice (du niveau du visage avenant) que procure l'éveil de la téchouva. Comme il est expliqué ailleurs, la racine du rire (du visage souriant) se trouve dans l'essence même du délice (le délice essentiel [taanoug ha'atsmi], non composé), qui est supérieur au délice suscité par une chose (le délice composé).
On peut dire que le visage souriant, dans la réalité que figure la parabole, est le délice qu'En-Haut éprouve pour les Juifs eux-mêmes (un délice supérieur à celui que procure l'accomplissement de la Torah et des mitsvot par les Juifs, et supérieur aussi à celui que procure le service de la téchouva). Ce délice se situe dans l'Essence.
En leur montrant un visage souriant, il révèle ce délice à l'homme (celui qui est éveillé par le désir de faire téchouva). Cela éveille en lui (« comme dans l'eau le visage répond au visage ») le délice de la Divinité, au point que ce délice de la Divinité devient l'essence même de son propre délice. Cela lui donne une force plus grande encore pour surmonter les obstacles et les entraves et revenir par une téchouva complète.
Il faut toutefois comprendre : d'après ce qui a été dit plus haut, la révélation d'Eloul ne se borne pas à donner la force d'accomplir le service [car lorsque le roi est aux champs, chacun a la permission et la possibilité d'aller à sa rencontre]. Elle éveille aussi l'homme [car le roi les reçoit tous avec affabilité, et surtout il montre à tous un visage souriant, ce qui les éveille à revenir par une téchouva complète]. Et malgré cela, le service d'Eloul est « Je suis à mon bien-aimé » [ani ledodi], c'est-à-dire le service de l'homme.
On peut ajouter que ce point, à savoir que la révélation d'Eloul ne donne pas seulement la force mais éveille aussi, ressort également de l'image du roi aux champs prise dans son ensemble. Lorsque le roi est aux champs, chacun a alors la permission et la possibilité d'aller à sa rencontre. Mais il y a plus : le peuple sait que le roi est aux champs, à l'endroit même où il se trouve, et ce savoir éveille en lui la volonté d'aller à la rencontre du roi.
On peut l'expliquer ainsi : la volonté du peuple d'aller à la rencontre du roi procède de son être même. Comme le roi est le cœur de tout le peuple, l'attachement du peuple au roi tient à son être même. Toutefois, quand le roi et le peuple sont éloignés l'un de l'autre, cet attachement au roi, et (par voie de conséquence, aussi) la volonté d'aller à sa rencontre, peuvent rester voilés. Mais lorsque le roi est aux champs, à l'endroit même où se trouve le peuple, cette volonté devient manifeste.
Il en va de même pour la réalité que l'image représente : en Eloul, la révélation des treize attributs de miséricorde suscite l'éveil à la téchouva. Cela vient de ce que cette révélation des treize attributs de miséricorde fait apparaître la volonté intérieure d'Israël
[Comme on le comprend aussi de ce qu'explique la suite du maamar (après la parabole du roi aux champs) : E-l y est le commencement de tous les treize attributs, leur source et leur ensemble. Or le Nom E-l désigne véritablement l'Or Ein Sof [lumière infinie], béni soit-Il, comme il est écrit : « E-l Havayé nous a éclairés ». La lumière est en effet comme l'essence [comme cela est expliqué en plusieurs endroits à propos de la différence entre la lumière et l'influx [chéfa] : dans l'influx, celui qui le dispense se contracte à la mesure du récepteur, tandis que la lumière est de même nature que sa source lumineuse].
Et en chaque Juif brille cette révélation. Bien plus, la révélation du Nom E-l présente en chaque Juif est le prince et le souverain qui se tient en lui, car le mot Israël [ישראל] est formé des lettres youd, sar [prince], E-l.
C'est pourquoi l'annulation de soi [bitoul] de chaque Juif devant la Divinité est un bitoul qui dépasse la raison et l'entendement : en Israël se révèle l'Or Ein Sof, béni soit-Il, Lui-même, véritablement, qui se situe au-dessus de l'ordre naturel de la création [héb. hichtalchelout]. Et par la révélation des treize attributs de miséricorde (en Eloul), dont le commencement, la source et l'ensemble sont E-l, s'éveille et se révèle le niveau d'E-l présent en chaque Juif].
Ainsi s'explique que le service d'Eloul soit « Je suis à mon bien-aimé », bien que l'éveil vienne de la révélation d'en haut : la révélation d'en haut n'est qu'une cause, par laquelle se révèle la volonté intérieure de l'homme.
On peut dire que la révélation des treize attributs de miséricorde éveille et révèle la volonté intérieure d'Israël. Or la volonté qu'Israël porte vers la Divinité vient de ce qu'ils sont enracinés dans l'Essence [atsmout]. C'est pourquoi cette révélation produit une élévation dans les treize attributs de miséricorde eux-mêmes.
Voici l'explication. La création existe pour Israël. Cela ne vaut pas seulement pour la création du monde, mais pour toutes les révélations, y compris les plus élevées. Les treize attributs de miséricorde descendent de leur lieu (le palais de Sa royauté, au-delà de l'ordre naturel de la création [héb. hichtalchelout]) jusqu'au champ, afin d'éveiller et de révéler la volonté intérieure d'Israël. Par cette descente, il se révèle en eux que l'intention qui les porte est pour Israël, dont la racine est dans l'Essence.
On peut relier cela à ce qui est écrit : « le roi est asservi au champ ». Même le roi, au-dessus duquel il n'y a personne, est asservi au champ, car c'est du champ qu'il tire de quoi vivre. Or le Zohar dit : « Qui est le roi ? C'est le Roi supérieur, qui s'unit au champ. » On peut donc dire que le Roi supérieur lui aussi, pour ainsi dire, tire sa vie de ce qu'Il descend et s'épanche dans le champ. Par là, en effet, il se révèle que l'intention qui Le porte est pour Israël, dont la racine est dans l'Essence.
Le Zohar dit encore : « Il y a champ et champ », le champ de sainteté et le champ du côté opposé [le'oumat zé]. On peut donc comprendre que « le roi est asservi au champ » s'accomplit principalement ainsi. Ce passouk signifie que la descente et l'épanchement dans le champ produisent une élévation dans le Roi supérieur. Cela a lieu essentiellement quand la révélation des treize attributs de miséricorde, qui sont au-delà de l'ordre naturel de la création (et qui, d'une manière générale, sont le Roi supérieur), atteint aussi Israël qui se trouve dans le désert (le champ du côté opposé). Leur volonté intérieure se révèle alors, et ils sortent du désert (le champ du côté opposé) vers le champ de sainteté pour aller au-devant du Roi.
En effet, quand des Juifs qui étaient d'abord à l'extrême de l'éloignement font téchouva, l'intériorité d'Israël se révèle plus encore. Il apparaît que leur volonté véritable (même au moment de la faute) va vers la Divinité, et que c'est seulement leur yétser qui les a dominés.
[C'est l'explication du Tséma'h Tsédek sur le passouk « Car c'est dans le champ qu'il l'a trouvée ; la jeune fille a crié, et il n'y avait personne pour la sauver [ein mochia la] ». Il arrive que la jeune fille (l'âme, la Nechama) se trouve dans le champ du côté opposé. Il arrive même, ce qui est plus grave, que cela ait permis à Essav, « homme des champs », de s'emparer d'elle et de coucher avec elle. Même alors, la volonté de l'âme reste attachée à la sainteté. Elle crie dans l'amertume de son âme parce qu'Essav, l'homme des champs, s'empare d'elle : « la jeune fille a crié ». Par là, « ein mochia la » [lu : « Ayin la sauve »] : une délivrance [yechoua] s'épanche vers elle depuis le niveau de Ayin [litt. : « néant »], qui est au-delà de l'ordre naturel de la création.]
Ainsi, la volonté intérieure d'Israël (qui vient de leur racine dans l'Essence) se révèle par la téchouva de Juifs qui se trouvaient d'abord dans le champ du côté opposé (le désert). Les treize attributs descendent et s'épanchent vers le bas pour éveiller l'homme, et cela produit en eux une élévation. Celle-ci vient donc surtout de ce qu'ils éveillent ceux qui étaient d'abord à l'extrême de l'éloignement.
C'est le sens des initiales de « Ani ledodi vedodi li » [« Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi »], qui forment le mot Eloul. On peut dire que « et mon bien-aimé est à moi », qui appartient à ces initiales d'Eloul, désigne (essentiellement) la révélation des treize attributs de miséricorde en Eloul.
Pourquoi alors « et mon bien-aimé est à moi » vient-il après « je suis à mon bien-aimé » ? [La révélation des treize attributs de miséricorde en Eloul donne pourtant la force d'accomplir le service de « je suis à mon bien-aimé ».] C'est que, dans la dimension intérieure des choses, « je suis à mon bien-aimé » (le service de l'homme) est supérieur à « et mon bien-aimé est à moi » (la révélation d'en haut). Comme nous l'avons vu (sections 6 et 7), la révélation des treize attributs de miséricorde a pour but d'éveiller le service de l'homme, et ce service produit à son tour une élévation dans les treize attributs de miséricorde.
Il y a là deux choses. La première est l'élévation que reçoit la révélation d'en haut quand elle descend vers le bas pour éveiller l'homme (comme nous l'avons vu à la section 7). La seconde est l'élévation produite quand l'homme s'éveille effectivement à la téchouva.
Et en cela même, il y a deux aspects. Le premier est l'élévation qui provient du délice d'En-haut [taanoug] que procure le service de l'homme, et en particulier le service de la téchouva : « il accueille », etc., « avec un visage avenant [panim yafot] ». Le second : par là se révèle ensuite le délice essentiel [taanoug ha'atsmi] qui réside en Israël eux-mêmes (car la racine des âmes est au-dessus de la racine de la Torah et des mitsvot, et même de la mitsva de la téchouva). C'est le « visage souriant [panim so'hakot] » (comme on l'a vu plus haut, section 5).
On peut dire que l'éveil de l'homme à la téchouva (qui produit la révélation du visage avenant et du visage souriant) vient de la révélation de « et mon bien-aimé est à moi » (la révélation des treize attributs de miséricorde en Eloul). C'est pourquoi « Je suis à mon bien-aimé » agit sur « et mon bien-aimé est à moi » de la manière suivante : la révélation de « et mon bien-aimé est à moi » s'élève elle aussi jusqu'au délice du visage avenant et du visage souriant.
Que ce soit Sa volonté que, par nos actes et notre service, et en particulier par le service du mois d'Eloul, nous méritions, très bientôt, la guéoula à venir. Alors se réalisera dans toute sa vérité le fait de « montrer un visage souriant ». Comme il est expliqué en plusieurs endroits au sujet du combat [kinyaguia] que HaKadoch Barou'h Hou organisera pour les tsadikim dans les temps futurs, ils verront de façon manifeste que toute la guerre entre le bien et le mal (dans ce monde-ci) n'avait d'autre but que de produire le rire et le délice. Alors « notre bouche se remplira de rire ». Et tout cela, très bientôt.
Avec l'aide de D.ieu
Pour l'élévation de l'âme de
Rav 'hassid et tamim, homme craignant D.ieu, noble et éminent, dévoué aux besoins de la communauté,
Reb Daniel Yits'hak, que la paix soit sur lui,
fils de Reb Ephraïm, chlita, qu'il vive de longues et bonnes années,
Moskowitz,
émissaire [chalia'h] de Sa Sainteté l'Admour, que son mérite nous protège,
dans l'État de l'Illinois,
rappelé à son éternelle demeure le 2 Adar II 5774 [2014].
Que son âme soit liée au faisceau de la vie.
« Et moi, Daniel, je fus défaillant... puis je me levai et accomplis l'ouvrage du roi » (Daniel 8, 27).