HASSIDUITÉב״ה
Maamarim du Rabbi5725
MAAMARמאמר
וְנִקְדַּשְׁתִּי בְּתוֹךְ בְּנֵי יִשְׂרָאֵל
« Et Je serai sanctifié au milieu des enfants d'Israël »
Chabbat Parachat Emor, 13 Iyar 5725 [1965]
Hébreu
texte intégral, vocalisé
Français
traduction littérale en regard
Explications
encadrés explicatifs et synthèse
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Maamarim du Rabbiתשכ"ה · 1965
MAAMARמאמר

וְנִקְדַּשְׁתִּי

« Et Je serai sanctifié au milieu des enfants d'Israël »

Chabbat Parachat Emor, 13 Iyar 5725 [1965]

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Texte hébreu intégral vocalisé, traduction française en vis-à-vis, explications et récapitulatifs du traducteur.

Hassiduité — traduction et vocalisation assistées par intelligence artificielle, relues par une seconde intelligence artificielle. Texte hébreu : Séfer HaMaamarim Meloukat, éditions Kehot. Le Rabbi a dit ce maamar : ש"פ אמור, י"ג אייר ה'תשכ"ה. Traduction française littérale en regard.

Hassiduité — traduction et vocalisation assistées par intelligence artificielle, relues par une seconde intelligence artificielle. Texte hébreu : Séfer HaMaamarim Meloukat, éditions Kehot. Le Rabbi a dit ce maamar : ש"פ אמור, י"ג אייר ה'תשכ"ה. Traduction française littérale en regard.

Chapitre 1 · Une montée et deux descentesא

« Et Je serai sanctifié au milieu des enfants d'Israël, Je suis Hachem qui vous sanctifie ». Dans Likouteï Torah, au maamar qui commence par ces mots, l'Admour Hazakène explique que « Je serai sanctifié au milieu des enfants d'Israël » (la révélation de Sa sainteté, béni soit-Il, au sein du cœur d'Israël) se fait sur le mode « d'en bas vers en haut » : le cœur d'Israël brûle comme des flammes de feu, dans son désir de s'inclure dans Sa sainteté, béni soit-Il. Par là s'attire ensuite « Je suis Havayé qui vous sanctifie », l'épanchement de Sa sainteté, béni soit-Il, d'en haut vers en bas. Et cet épanchement d'en haut vers en bas comporte lui-même deux aspects : l'épanchement par la Torah et l'épanchement par les mitsvot. L'épanchement par la Torah touche l'intériorité des mondes (leur dimension spirituelle) ; pour que l'épanchement atteigne l'extériorité des mondes (leur dimension matérielle), il faut l'accomplissement concret des mitsvot. C'est le sens de la triple répétition du mot « saint » : le premier « saint » est une élévation d'en bas vers en haut, le deuxième et le troisième sont des épanchements d'en haut vers en bas, par la Torah et par les mitsvot.
וְנִקְדַּשְׁתִּי בְּתוֹךְ בְּנֵי יִשְׂרָאֵל אֲנִי ה' מְקַדִּשְׁכֶם, וּמְבָאֵר אדמו"ר הַזָּקֵן בְּלִקּוּטֵי תּוֹרָה דִּבּוּר הַמַּתְחִיל זֶה, דִּוּנְקַדַּשְׁתִּי בְּתוֹךְ בְּנֵי יִשְׂרָאֵל (גִּילּוּי קְדֻשָּׁתוֹ יִתְבָּרֵךְ בְּתוֹךְ הַלֵּב דְּיִשְׂרָאֵל) הוּא בְּאוֹפֶן דְּמִלְּמַטָּה לְמַעְלָה, שֶׁלִּבָּם שֶׁל יִשְׂרָאֵל בּוֹעֵר כְּרִשְׁפֵּי אֵשׁ לִכְלַל בִּקְדוּשָּׁתוֹ יִתְבָּרֵךְ, וְעַל יְדֵי זֶה נִמְשָׁךְ אַחַר כָּךְ אֲנִי הוי' מִקַּדִּישְׁכֶם, הַמְשָׁכַת קְדֻשָּׁתוֹ יִתְבָּרֵךְ מִלְמַעְלָה לְמַטָּה. וּבָזֶה עַצְמוֹ (בְּהַהַמְשָׁכָה מִלְמַעְלָה לְמַטָּה) שְׁנֵי עִנְיָנִים, הַהַמְשָׁכָה עַל יְדֵי תּוֹרָה וְהַהַמְשָׁכָה עַל יְדֵי מִצְווֹת. דְּהַהַמְשָׁכָה שֶׁעַל יְדֵי תּוֹרָה הִיא בִּפְנִימִיּוּת הָעוֹלָמוֹת (בְּרוּחָנִיּוּת), וּבִכְדֵי שֶׁתִּהְיֶה הַהַמְשָׁכָה בְּחִיצוֹנִיּוּת הָעוֹלָמוֹת (בְּגַשְׁמִיּוּת), הוּא עַל יְדֵי מַעֲשֵׂה הַמִּצְווֹת. וְזֶהוּ מַה שֶׁכָּתוּב ג' פְּעָמִים קָדוֹשׁ, דְּקִדּוּשׁ הא' הוּא הַעֲלָאָה מִלְּמַטָּה לְמַעְלָה, וְקָדוֹשׁ הב' והג' הֵם הַמְשָׁכוֹת מִלְמַעְלָה לְמַטָּה, עַל יְדֵי תּוֹרָה וְעַל יְדֵי מִצְווֹת.

Chapitre 2 · Le degré décide du sensב

Il poursuit dans (l'explication du) maamar : les trois « saint » sont trois degrés. Le premier « saint » est la couronne [Kéter] (qui est au-dessus de 'Hokhma) ; le deuxième est le Kéter de Zeïr Anpin ; le troisième, le Kéter de Malkhout. On peut l'expliquer à partir de ce qui est connu : le mot « saint » (en général) désigne la lumière englobante [Or HaSovev], qui est sainte et séparée de l'enchaînement des mondes [hichtalchelout]. C'est pourquoi la notion de « saint » se trouve avant tout (premier « saint ») dans le Kéter qui est au-dessus de 'Hokhma, car 'Hokhma est le commencement de l'hichtalchelout. Si le Kéter de Zeïr Anpin et le Kéter de Malkhout portent eux aussi le nom de « saint », c'est que l'enchaînement des Kétarim n'est pas comme l'enchaînement de la cause et de l'effet, où l'effet est d'une autre essence que la cause : tous les Kétarim sont une seule essence. Même après sa descente pour devenir Kéter de Zeïr Anpin ou de Malkhout, le Kéter reste dans son essence tel qu'il était auparavant (le Kéter qui est au-dessus de 'Hokhma). On peut ajouter ceci : quand le maamar explique que les trois « saint » diffèrent par leur degré (le premier est le Kéter qui est au-dessus de 'Hokhma, le deuxième et le troisième le Kéter de Zeïr Anpin et celui de Malkhout), il explique aussi leur différence de mode (le premier « saint » est sur le mode d'en bas vers en haut, le deuxième et le troisième sur le mode d'en haut vers en bas). En effet, le Sovev (le Kéter) lui-même, étant saint et totalement séparé, se révèle en l'homme de telle sorte que celui-ci reconnaît et ressent qu'il s'agit d'une réalité qui le dépasse et qui est séparée de lui. C'est pourquoi il aspire à sortir de sa propre existence et à s'inclure dans cette réalité qui le dépasse. Mais quand le Sovev descend pour devenir Kéter de Zeïr Anpin ou de Malkhout, sa révélation se fait alors sur le mode d'un épanchement vers le bas. Il en va de même pour le deuxième et le troisième « saint » : s'ils diffèrent par leur mode d'épanchement, c'est qu'ils diffèrent par leur degré. Le deuxième « saint », dont la descente consiste à devenir Kéter de Zeïr Anpin (Zeïr Anpin étant la fin d'Atsilout), a son épanchement (seulement) dans l'intériorité des mondes (par la Torah). Le troisième « saint », qui descend pour devenir Kéter de Malkhout (Malkhout étant la racine des créatures), a son épanchement (aussi) dans l'extériorité des mondes (par l'accomplissement concret des mitsvot).
ב) וּמַמְשִׁיךְ ב(הַבֵּיאוּר ל)הַמַּאֲמָר, שג' פְּעָמִים קָדוֹשׁ הֵם ג' מַדְרֵיגוֹת. קָדוֹשׁ הא' הוּא כֶּתֶר (שֶׁלְּמַעְלָה מֵחָכְמָה), קָדוֹשׁ הב' הוּא כֶּתֶר דז"א, וְקָדוֹשׁ הג' הוּא כֶּתֶר דְּמַלְכוּת. וְיֵשׁ לוֹמַר הַבֵּיאוּר בָּזֶה עַל פִּי הַיָּדוּעַ שֶׁקָּדוֹשׁ (בִּכְלָל) קָאֵי עַל אוֹר הַסּוֹבֵב שֶׁהוּא קָדוֹשׁ וּמוּבְדָּל מֵהִשְׁתַּלְשְׁלוּת. וְלָכֵן עִיקַּר הָעִנְיָן דְּקִדּוּשׁ (קָדוֹשׁ הא') הוּא בְּכֶתֶר שֶׁלְּמַעְלָה מֵהֶחָכְמָה (כִּי חָכְמָה הִיא רֵאשִׁית הַהִשְׁתַּלְשְׁלוּת). וְזֶה שֶׁגַּם הַכֶּתֶר דז"א וְכֶתֶר דְּמַלְכוּת נִקְרָא בְּשֵׁם קָדוֹשׁ, הוּא, כִּי הִשְׁתַּלְשְׁלוּת הַכְּתָרִים הִיא לֹא כַּהִשְׁתַּלְשְׁלוּת עִילָה וְעָלוּל שֶׁהֶעָלוּל הוּא מַהוּת אַחֵר מֵהָעִילָה, כִּי אִם, שֶׁכָּל הַכְּתָרִים הֵם מַהוּת אֶחָד, וְגַם לְאַחֲרֵי יְרִידַת הַכֶּתֶר לִהְיוֹת כֶּתֶר לִזְעֵיר אַנְפִּין אוֹ לְמַלְכוּת, הוּא בְּמַהוּתוֹ כְּמוֹ שֶׁהָיָה קֹדֶם(כֶּתֶר שֶׁלְּמַעְלָה מֵחָכְמָה). וְיֵשׁ לוֹמַר, דְּזֶה שֶׁמְּבָאֵר בְּהַמַּאֲמָר שג' פְּעָמִים קָדוֹשׁ הֵם חֲלוּקִים בְּמַדְרֵגָתָם (שֶׁקָּדוֹשׁ הא' הוּא הַכֶּתֶר שֶׁלְּמַעְלָה מֵחָכְמָה, וְקָדוֹשׁ הב' והג' הֵם הַכֶּתֶר דז"א וּדְמַלְכוּת), הוּא גַּם בֵּיאוּר עַל הַחִילּוּק בְּאָפְנָם (שֶׁקָּדוֹשׁ הא' הוּא בְּאוֹפֶן דְּמִלְּמַטָּה לְמַעְלָה וְקָדוֹשׁ הב' והג' הֵם בְּאוֹפֶן דְּמִלְּמַעְלָה לְמַטָּה). דְּהַסּוֹבֵב (כֶּתֶר) עַצְמוֹ, כֵּיוָן שֶׁהוּא קָדוֹשׁ וּמוּבְדָּל לְגַמְרֵי, הַגִּילּוּי שֶׁלּוֹ בָּאָדָם הוּא בְּאוֹפֶן שֶׁהוּא מַכִּיר וּמַרְגִּישׁ שֶׁזֶּהוּ עִנְיָן שֶׁמֻּפְלָא וּמוּבְדָּל מִמֶּנּוּ, וְלָכֵן הוּא מִשְׁתּוֹקֵק לָצֵאת מִמְּצִיאוּתוֹ וְלִכָּלֵל בְּהָעִנְיָן הַמֻּפְלָא, וְכַאֲשֶׁר הַסּוֹבֵב יוֹרֵד לִהְיוֹת כֶּתֶר לִזְעֵיר אַנְפִּין אוֹ לְמַלְכוּת, אָז הַגִּילּוּי שֶׁלּוֹ הוּא בְּאוֹפֶן שֶׁנִּמְשָׁךְ לְמַטָּה. וְעַל דֶּרֶךְ זֶה הוּא בְּנוֹגֵעַ לְקִדּוּשׁ הב' והג', שֶׁהַחִלּוּק בְּאוֹפֶן הַמְשָׁכָתָם הוּא מִפְּנֵי שֶׁהֵם חֲלוּקִים בְּמַדְרֵגָתָם. דְּקִדּוּשׁ הב', כֵּיוָן שֶׁהַיְרִידָה שֶׁלּוֹ הוּא שֶׁנַּעֲשָׂה כֶּתֶר לִזְעֵיר אַנְפִּין (דז"א הוּא סוֹף הָאֲצִילוּת), הַמְשָׁכָתוֹ הִיא (רַק) בִּפְנִימִיּוּת הָעוֹלָמוֹת (עַל יְדֵי תּוֹרָה), וְקָדוֹשׁ הג', שֶׁיּוֹרֵד לִהְיוֹת כֶּתֶר לְמַלְכוּת (דְּמַלְכוּת הִיא שֹׁרֶשׁ הַנִּבְרָאִים), הַמְשָׁכָתוֹ הִיא (גַּם) בְּחִיצוֹנִיּוּת הָעוֹלָמוֹת (עַל יְדֵי מַעֲשֵׂה הַמִּצְווֹת).

Chapitre 3 · Trois couronnes pour le Roiג

Il poursuit dans (l'explication du) maamar : c'est ce que rapporte le Midrach (au sujet des trois « saint ») : « Parabole des habitants d'un pays qui firent trois couronnes pour le roi. Que fit le roi ? Il en posa une sur sa tête, et deux sur la tête de ses fils. De même, chaque jour, les êtres d'en haut couronnent HaKadoch Barou'h Hou de trois sanctifications. Que fait HaKadoch Barou'h Hou ? Il en pose une sur Sa tête, et deux sur la tête d'Israël. C'est ce que dit le passouk : "car Je suis saint", "et vous vous sanctifierez, et vous serez saints". » Autrement dit, « car Je suis saint » est la couronne qu'Il pose sur Sa tête, et « vous vous sanctifierez, et vous serez saints » sont les deux couronnes qu'Il a posées sur la tête d'Israël. Remarquons que dans le texte du Midrach que nous avons, on lit : « C'est ce que dit le passouk : "Parle à toute l'assemblée des enfants d'Israël : soyez saints", "et vous vous sanctifierez, et vous serez saints". » Il semble en ressortir que les deux couronnes posées sur la tête d'Israël sont « soyez saints » (juxtaposé à « car Je suis saint ») et « vous vous sanctifierez, et vous serez saints » (les deux expressions comptant ensemble pour une seule couronne). Mais Likouteï Torah explique que les deux couronnes posées sur la tête d'Israël sont « vous vous sanctifierez » et « vous serez saints », et que « soyez saints » (juxtaposé à « car Je suis saint ») n'est pas compté parmi les couronnes.
ג) וּמַמְשִׁיךְ ב(הַבֵּיאוּר ל)הַמַּאֲמָר, דְּזֶהוּ מַה דאיתא בַּמִּדְרָשׁ (בְּעִנְיַן ג' פְּעָמִים קָדוֹשׁ), מָשָׁל לִבְנֵי מְדִינָה שֶׁעָשׂוּ שְׁלֹשׁ עֲטָרוֹת לְמֶלֶךְ, מֶה עָשָׂה הַמֶּלֶךְ, הִנִּיחַ בְּרֹאשׁוֹ אַחַת וּשְׁתַּיִם בְּרֹאשׁ בָּנָיו, כָּךְ בְּכָל יוֹם הָעֶלְיוֹנִים מַכְתִּירִים לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא שְׁלֹשׁ קְדוּשּׁוֹת, מָה הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא עוֹשֶׂה, נוֹתֵן בְּרֹאשׁוֹ אַחַת וּשְׁתַּיִם בְּרֹאשָׁן שֶׁל יִשְׂרָאֵל, הה"ד כִּי קָדוֹשׁ אֲנִי וְהִתְקַדִּשְׁתֶּם וִהְיִיתֶם קְדוֹשִׁים. הַיְנוּ דְּכִי קָדוֹשׁ אֲנִי הוּא הָעֲטָרָה שֶׁנּוֹתֵן בְּרֹאשׁוֹ, וְהִתְקַדִּשְׁתֶּם וִהְיִיתֶם קְדוֹשִׁים הֵם שְׁתֵּי הָעֲטָרוֹת שֶׁנָּתַן בְּרֹאשָׁן שֶׁל יִשְׂרָאֵל. וּלְהָעִיר, דְּבַמִּדְרָשׁ שֶׁלְּפָנֵינוּ איתא הה"ד דַּבֵּר אֶל כָּל עֲדַת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל קְדוֹשִׁים תִּהְיוּ וְהִתְקַדִּשְׁתֶּם וִהְיִיתֶם קְדוֹשִׁים, דְּלִכְאוֹרָה מִזֶּה מַשְׁמַע דִּשְׁתֵּי הָעֲטָרוֹת שֶׁנָּתַן בְּרֹאשָׁן שֶׁל יִשְׂרָאֵל הֵם קְדוֹשִׁים תִּהְיוּ (שֶׁבַּסְּמִיכוּת לְכִי קָדוֹשׁ אֲנִי) וְוַהֲתֶקְדִּישְׁתֶּם וִהְיִיתֶם קְדוֹשִׁים (שֶׁנֶּחְשָׁבִים שְׁנֵיהֶם לַעֲטָרָה אַחַת). אֲבָל בְּלִקּוּטֵי תּוֹרָה מְפָרֵשׁ, דִּשְׁתֵּי הָעֲטָרוֹת שֶׁנָּתַן בְּרֹאשָׁן שֶׁל יִשְׂרָאֵל הֵם וְהִתְקַדִּשְׁתֶּם וִהְיִיתֶם קְדוֹשִׁים, וּקְדוֹשִׁים תִּהְיוּ (שֶׁבַּסְּמִיכוּת לְכִי קָדוֹשׁ אֲנִי) אֵינָהּ נִמְנֵית בְּהָעֲטָרוֹת.

Chapitre 4 · La téchouva atteint plus hautד

On peut expliquer cela d’après ce qu’enseigne le midrach (au même endroit) : « “Soyez saints” : on pourrait penser [yakhol] : comme Moi ? C’est pourquoi le passouk enseigne : “car Je suis saint” : Ma sainteté est au-dessus de votre sainteté. » Le Tséma'h Tsédek écrit (dans Or HaTorah, au début de la paracha Kedochim) que cela est étonnant. Au sens simple, il veut dire : comment pourrait-on concevoir, ne serait-ce qu’en première hypothèse, qu’Israël soit comme Moi ? Or, dans Likouteï Torah, paracha Nitsavim, il est expliqué que « votre sainteté » est la sainteté attirée par l’éveil d’en bas que constitue l’accomplissement des mitsvot. « Ma sainteté, qui est au-dessus de votre sainteté », est en revanche une sainteté extrêmement élevée, que l’éveil d’en bas de l’accomplissement des mitsvot n’atteint pas ; elle est attirée par la téchouva. C’est pourquoi les baalei téchouva sont au-dessus des tsadikim parfaits : par la téchouva, ils attirent [un épanchement] du niveau de « Ma sainteté, qui est au-dessus de votre sainteté », comme il est expliqué dans Likouteï Torah, au même endroit.
ד) וְיֵשׁ לְבָאֵר זֶה עַל פִּי מַה דאיתא בַּמִּדְרָשׁ שָׁם, קְדוֹשִׁים תִּהְיוּ יָכוֹל כָּמוֹנִי תַּלְמוּד לוֹמַר כִּי קָדוֹשׁ אֲנִי, קְדֻשָּׁתִי לְמַעְלָה מִקְּדֻשַּׁתְכֶם. וְכָתַב הַצֶּמַח צֶדֶק (בְּאוֹר הַתּוֹרָה ר"פ קְדוֹשִׁים) שֶׁזֶּה תָּמוּהַּ. וְהַכַּוָּנָה בָּזֶה (בְּפַשְׁטוּת) הִיא, כִּי אֵיךְ שַׁיָּיךְ אֲפִלּוּ קס"ד שֶׁיִּשְׂרָאֵל יִהְיוּ כָּמוֹנִי. וּבְלִקּוּטֵי תּוֹרָה פ' נִצָּבִים מְבוֹאָר, דִּקְדֻשַּׁתְכֶם הִיא הַקְּדוּשָּׁה שֶׁנִּמְשֶׁכֶת עַל יְדֵי אִתְעָרוּתָא דִלְתַתָּא דְּמַעֲשֵׂה הַמִּצְווֹת, וּקְדֻשָּׁתִי שֶׁלְּמַעְלָה מִקְּדֻשַּׁתְכֶם הִיא קְדוּשָּׁה נַעֲלֵית בְּיוֹתֵר שֶׁאֵין אִתְעָרוּתָא דִלְתַתָּא דְּמַעֲשֵׂה הַמִּצְווֹת מַגַּעַת שָׁם, וְנִמְשֶׁכֶת עַל יְדֵי הַתְּשׁוּבָה.וְזֶהוּ מַה שֶׁבַּעֲלֵי תְּשׁוּבָה הֵם לְמַעְלָה מִצַּדִּיקִים גְּמוּרִים, כִּי עַל יְדֵי הַתְּשׁוּבָה הֵם מַמְשִׁיכִים מִבְּחִינַת קְדֻשָּׁתִי שֶׁלְּמַעְלָה מִקְּדֻשַּׁתְכֶם, כַּמְבוֹאָר בְּלִקּוּטֵי תּוֹרָה שָׁם.
À première vue, il faudrait dire ceci. La supériorité des baalei téchouva sur les tsadikim parfaits, bien que chez les tsadikim aussi existe le service des trois « saint » et que le premier « saint » soit « Je suis saint » (Ma sainteté, qui est au-dessus de votre sainteté), tiendrait à ceci : chez les tsadikim, la révélation du premier « saint » se fait sur le mode d’une élévation vers le haut, car ils aspirent ardemment à sortir de leur existence propre et à s’inclure dans Sa sainteté, béni soit-Il (ce qui leur est attiré tels qu’ils sont, en bas, n’est que le deuxième et le troisième « saint ») ; chez les baalei téchouva, au contraire, le premier « saint » lui aussi se fait sur le mode d’un épanchement vers le bas. Il faut cependant comprendre comment la sainteté de « Je suis saint » peut être attirée en bas. La difficulté est plus grande encore. Dans Or HaTorah, il est dit que même la simple hypothèse « qu’ils soient comme Moi » est étonnante. Dans Likouteï Torah, il est dit au contraire (même dans la conclusion) que la téchouva attire la sainteté de « Je suis saint ». À première vue, ces deux raisonnements s’opposent.
וְלִכְאוֹרָה צָרִיךְ לוֹמַר, דְּהַמַּעֲלָה שֶׁבְּבַעֲלֵי תְּשׁוּבָה עַל צַדִּיקִים גְּמוּרִים, אַף שֶׁגַּם בַּצַּדִּיקִים יֶשְׁנָהּ הָעֲבוֹדָה דג' פְּעָמִים קָדוֹשׁ וְקָדוֹשׁ הא' הוּא קָדוֹשׁ אֲנִי (קְדֻשָּׁתִי שֶׁלְּמַעְלָה מִקְּדֻשַּׁתְכֶם), הוּא, שֶׁהַגִּילּוּי דְּקָדוֹשׁ הא' בַּצַּדִּיקִים הוּא בְּאוֹפֶן דְּהַעֲלָאָה לְמַעְלָה, שֶׁמִּשְׁתּוֹקְקִים לָצֵאת מִמְּצִיאוּתָם וְלִכָּלֵל בִּקְדוּשָּׁתוֹ יִתְבָּרֵךְ (וְזֶה שֶׁנִּמְשַׁךְ לָהֶם כְּמוֹ שֶׁהֵם לְמַטָּה הוּא רַק קָדוֹשׁ הב' והג'), וּבְבַעֲלֵי תְּשׁוּבָה, גַּם קָדוֹשׁ הא' הוּא בְּאוֹפֶן דְּהַמְשָׁכָה לְמַטָּה. וְצָרִיךְ לְהָבִין, אֵיךְ אֶפְשָׁר שֶׁתֻּמְשַׁךְ הַקְּדוּשָּׁה דְּקָדוֹשׁ אֲנִי לְמַטָּה. וּבְיוֹתֵר אֵינוֹ מוּבָן, דבאוה"ת איתא, שֶׁאֲפִילוּ קס"ד שֶׁיִּהְיוּ כָּמוֹנִי הוּא תָּמוּהַּ, וּבְלִקּוּטֵי תּוֹרָה איתא (גַּם לְהַמַּסְקָנָא), שֶׁעַל יְדֵי הַתְּשׁוּבָה מַמְשִׁיכִים הַקְּדוּשָּׁה דְּקָדוֹשׁ אֲנִי, דְּלִכְאוֹרָה הֵם סְבָרוֹת הֲפוּכוֹת.
On peut proposer l’explication suivante. Quand le Tséma'h Tsédek écrit que cela est étonnant, il veut dire que cela n’a pas de place dans l’intellect, pas même dans la Sagesse d’en haut. Selon l’ordre naturel de la création [fixé tel que Sa sagesse, béni soit-Il, l’a décrété], la créature est sans commune mesure avec le Créateur ; on ne peut donc même pas envisager, en première hypothèse, « qu’ils soient comme Moi ». Mais au regard de l’Essence [Atsmout] de l’Or Ein Sof [lumière infinie], aucune définition ne s’applique, car « qui Lui dira : que fais-Tu ? ». Or la téchouva atteint l’Essence de l’Or Ein Sof, qui est au-dessus de la sagesse [comme on le sait à propos de l’enseignement : « On demanda à la Torah… On demanda à HaKadoch Barou'h Hou… Il répondit : qu’il fasse téchouva, et il obtiendra le pardon » ; la réponse « qu’il fasse téchouva… » vient précisément de HaKadoch Barou'h Hou, qui est au-dessus de la sagesse de la Torah]. C’est pourquoi, par la téchouva, « comme Moi » devient possible [yakhol kamoni]. Cela permet de mieux comprendre ce qui ressort du sens simple des mots du passouk « Soyez saints, car Je suis saint » (où « car Je suis saint » donne la raison et l’explication de « Soyez saints ») : l’injonction « Soyez saints » signifie que la sainteté d’Israël doit être semblable à Sa sainteté, béni soit-Il, car le service de la téchouva fait parvenir à cette sainteté. À noter l’explication de « yakhol kamoni » : « yakhol kamoni » avec aisance [béniḥouta].
וְיֵשׁ לוֹמַר הַבֵּיאוּר בָּזֶה, דְּמַה שֶׁכָּתוּב הַצֶּמַח צֶדֶק שֶׁזֶּה תָּמוּהַּ, הַכַּוָּונָה בָּזֶה הִיא, שֶׁאֵין לָזֶה מָקוֹם בְּשֵׂכֶל, גַּם לֹא בְּחָכְמָה שֶׁלְּמַעְלָה. דְּכֵיוָן שֶׁעַל פִּי סֵדֶר הַהִשְׁתַּלְשְׁלוּת [שֶׁנִּקְבַּע כְּפִי שֶׁגָּזְרָה חָכְמָתוֹ יִתְבָּרֵךְ] נִבְרָא הוּא בְּאֵין עֲרוֹךְ לַבּוֹרֵא, אֵין שַׁיָּיךְ אֲפִלּוּ קס"ד שֶׁיִּהְיוּ כָּמוֹנִי. אֲבָל לְגַבֵּי עַצְמוּת אוֹר אֵין סוֹף אֵין שַׁיָּיךְ שׁוּם גְּדֵרִים, דְּמִי יֹאמַר לוֹ מַה תַּעֲשֶׂה. וְכֵיוָן שֶׁעַל יְדֵי הַתְּשׁוּבָה מַגִּיעִים בְּעַצְמוּת אוֹר אֵין סוֹף שֶׁלְּמַעְלָה מֵחָכְמָה [כַּיָּדוּעַ בְּעִנְיַן שָׁאֲלוּ לַתּוֹרָה וְכוּלֵּי שָׁאֲלוּ לְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא וְכוּלֵּי אָמַר יַעֲשֶׂה תְּשׁוּבָה וְיִתְכַּפֵּר לוֹ, דְּהַמַּעֲנֶה יַעֲשֶׂה תְּשׁוּבָה וְכוּלֵּי בָּא דַּוְקָא מֵהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא שֶׁלְּמַעְלָה מֵחָכְמָה דְּתוֹרָה], לָכֵן, עַל יְדֵי הַתְּשׁוּבָה, יָכוֹל כָּמוֹנִי. וְעַל פִּי זֶה יוּמְתַּק מַה שֶׁמִּפַּשְׁטוּת לְשׁוֹן הַכָּתוּב קְדוֹשִׁים תִּהְיוּ כִּי קָדוֹשׁ אֲנִי (שֶׁקָּדוֹשׁ אֲנִי הוּא הַטַּעַם וְהַהַסְבָּרָה עַל קְדוֹשִׁים תִּהְיוּ) מַשְׁמַע שֶׁהַצִּוּוּי קְדוֹשִׁים תִּהְיוּ הוּא שֶׁקְּדֻשָּׁתָם שֶׁל יִשְׂרָאֵל צְרִיכָה לִהְיוֹת בְּדוֹמֶה לִקְדֻשָּׁתוֹ יִתְבָּרֵךְ, כִּי עַל יְדֵי עֲבוֹדַת הַתְּשׁוּבָה מַגִּיעִים לִקְדוּשָּׁה זוֹ. וּלְהָעִיר מֵהַפֵּרוּשׁ בְּיָכוֹל כָּמוֹנִי – יָכוֹל כָּמוֹנִי בניחותא.

Chapitre 5 · La couronne reste au Roiה

On peut dire que les deux explications relatives aux pessoukim où sont indiquées par allusion les deux couronnes qu'Il a placées sur la tête de Ses fils (selon que le passouk « Vous serez saints » y est inclus ou non), et les deux interprétations de « Pourrait-ce être comme Moi ? » [yakhol kamoni], dépendent les unes des autres. Selon l'interprétation qui lit « Pourrait-ce être comme Moi ? » comme une question qui s'étonne, la sainteté de « Vous serez saints » est incluse dans « votre sainteté », qui est inférieure à « Ma sainteté ». C'est pourquoi « Vous serez saints » fait partie des couronnes qu'Il a placées sur la tête de Ses fils. Selon l'interprétation qui lit « Cela peut être comme Moi » sur le mode affirmatif, la sainteté de « Vous serez saints » est la sainteté de « car Je suis saint » (c'est la couronne qu'Il a prise pour Lui-même), et les deux couronnes qu'Il a placées sur la tête de Ses fils sont : « Vous vous sanctifierez et vous serez saints ». Quant à ce que dit le Midrach, que la sainteté de « car Je suis saint » est la couronne qu'Il a prise pour Lui-même, alors que cette sainteté-là aussi est attirée vers Israël, on peut dire ceci : l'épanchement de la sainteté de « car Je suis saint » sur les baalei téchouva ne se fait pas en vertu de leur propre existence. Il se fait parce que la téchouva révèle la racine de l'âme, qui ne fait qu'un avec l'essence. Il en ressort que, même après que la couronne s'est posée sur Israël, elle reste sur la tête du Roi (et elle n'a été donnée à aucun autre, pas même à Ses fils).
ה) וְיֵשׁ לוֹמַר, דִּשְׁנֵי הַבֵּאוּרִים בְּנוֹגֵעַ לְהַפְּסוּקִים שֶׁבָּהֶם נִרְמָזִים שְׁתֵּי הָעֲטָרוֹת שֶׁנָּתַן בְּרֹאשׁ בָּנָיו (אִם נִכְלָל בָּזֶה גַּם הַפָּסוּק קְדוֹשִׁים תִּהְיוּ) וּשְׁנֵי הַפֵּירוּשִׁים בְּיָכוֹל כָּמוֹנִי, תְּלוּיִים זֶה בָּזֶה. דִּלְהֶפֵּרוּשׁ שֶׁיָּכוֹל כָּמוֹנִי הוּא בִּלְשׁוֹן תמי' – הַקְּדוּשָּׁה דִּקְדֹשִׁים תִּהְיוּ נִכְלֶלֶת בִּקְדֻשַּׁתְכֶם שֶׁלְּמַטָּה מִקְּדֻשָּׁתִי, וְלָכֵן, קְדוֹשִׁים תִּהְיוּ הוּא בִּכְלַל הָעֲטָרוֹת שֶׁנָּתַן בְּרֹאשׁ בָּנָיו, וּלְהַפֵּרוּשׁ יָכוֹל כָּמוֹנִי בניחותא – הַקְּדוּשָּׁה דִּקְדוֹשִׁים תִּהְיוּ הִיא הַקְּדוּשָּׁה דְּקָדוֹשׁ אֲנִי (שֶׁהִיא הָעֲטָרָה שֶׁנָּטַל לְעַצְמוֹ), וּשְׁתֵּי הָעֲטָרוֹת שֶׁנָּתַן בְּרֹאשׁ בָּנָיו הֵם וְהִתְקַדִּשְׁתֶּם וִהְיִיתֶם קְדוֹשִׁים. וּמַה שֶׁכָּתוּב בַּמִּדְרָשׁ שֶׁהַקְּדֻשָּׁה דְּקָדוֹשׁ אֲנִיהַיָּא הָעֲטָרָה שֶׁנָּטַל לְעַצְמוֹ, אַף שֶׁגַּם קְדוּשָּׁה זוֹ נִמְשֶׁכֶת לְיִשְׂרָאֵל, יֵשׁ לוֹמַר, כִּי הַמְשָׁכַת הַקְּדוּשָּׁה דְּקָדוֹשׁ אֲנִי בְּבַעֲלֵי תְּשׁוּבָה הִיא (לֹא מִצַּד הַמְּצִיאוּת שֶׁלָּהֶם אֶלָּא) לְפִי שֶׁעַל יְדֵי הַתְּשׁוּבָה מִתְגַּלֶּה שֹׁרֶשׁ הַנְּשָׁמָה שֶׁהוּא חַד עִם הָעַצְמוּת, וְנִמְצָא, דְּגַם לְאַחֲרֵי שֶׁהָעֲטָרָה יֶשְׁנָהּ בְּיִשְׂרָאֵל, הִיא בְּרֹאשׁוֹ שֶׁל הַמֶּלֶךְ (וְלֹא נִיתְּנָה לְאַחֵר, גַּם לֹא לְבָנָיו).

Chapitre 6 · Nitsavim le dit, Emor le suggèreו

On peut dire pourquoi l'épanchement de « Ma sainteté », supérieure à « votre sainteté », est expliqué explicitement dans les discours de la paracha Nitsavim, alors que, dans les discours de notre paracha, cette notion n'apparaît que par allusion. (Ce que ces discours disent explicitement, c'est que le premier « saint » se révèle chez l'homme sur le mode d'une élévation de bas en haut : l'homme veut sortir de son existence propre et s'inclure dans « saint ».) La raison en est que le temps de la paracha « Vous vous tenez aujourd'hui », que l'on lit avant Roch Hachana, est le temps de la téchouva. Et c'est d'autant plus vrai selon ce qu'explique Likouteï Torah : la téchouva de « Vous vous tenez aujourd'hui, vous tous, devant Hachem… » consiste en ce que toutes les âmes s'élèvent en haut, dans la source d'où elles ont été taillées. Voilà pourquoi les discours de la paracha Nitsavim expliquent explicitement l'épanchement de « Ma sainteté », supérieure à « votre sainteté » : lorsque les âmes d'Israël s'élèvent vers la source d'où elles ont été taillées, la couronne qu'Il a prise pour Lui-même est attirée elle aussi vers elles (comme dit plus haut, section 5). En revanche, les parachiot que l'on lit pendant les jours du compte de l'Omer ont une autre avoda : celle du compte de l'Omer ne procède pas par saut (la téchouva), mais au contraire dans l'ordre et par degrés (un jour, deux jours, etc.). Dans les discours de ces parachiot, la notion de l'épanchement de « Ma sainteté », supérieure à « votre sainteté », n'apparaît donc que par allusion. Et si ces discours l'évoquent du moins par allusion, on peut dire que c'est parce que le compte de l'Omer est le birour [tri et élévation] de l'âme animale, et que le birour de l'âme animale s'apparente à la téchouva. On peut ajouter que la paracha Emor se lit, la plupart des années, le Chabbat proche de Pessa'h Chéni, et que Pessa'h Chéni relève de la téchouva. Il est en effet expliqué longuement ailleurs que le premier Pessa'h relève de la avoda des tsadikim, et Pessa'h Chéni de la avoda de la téchouva. C'est pourquoi les discours de la paracha Emor, eux aussi, font allusion à l'épanchement de « Ma sainteté », supérieure à « votre sainteté » : « Cela peut être comme Moi », sur le mode affirmatif.
ו) וְיֵשׁ לוֹמַר, דְּזֶה שֶׁעִנְיַן הַהַמְשָׁכָה דִּקְדֻשָּׁתִי שֶׁלְּמַעְלָה מִקְּדֻשַּׁתְכֶם מְבוֹאָר לְהֶדְיָא בְּהַדְּרוּשִׁים דְּפָרָשַׁת נִצָּבִים מַה שֶׁאֵין כֵּן בְּהַדְּרוּשִׁים דְּפָרָשָׁתֵנוּ בָּא עִנְיָן זֶה רַק בְּרֶמֶז (וּמַה שֶׁכָּתוּב לְהֶדְיָא בַּדְּרוּשִׁים אֵלֶּה הוּא שֶׁהַגִּילּוּי דְּקָדוֹשׁ הא' בָּאָדָם הוּא בְּאוֹפֶן דְּהַעֲלָאָה מִלְּמַטָּה לְמַעְלָה, שֶׁרוֹצֶה לָצֵאת מִמְּצִיאוּתוֹ וְלִכָּלֵל בְּקָדוֹשׁ), הוּא, כִּי בְּפָרָשַׁת אַתֶּם נִצָּבִים הַיּוֹם, שֶׁקּוֹרִין קֹדֶם רֹאשׁ הַשָּׁנָה, הוּא זְמַן הַתְּשׁוּבָה. וּבִפְרָט לְהַמְבֹאָר בְּלִקּוּטֵי תּוֹרָה שֶׁהַתְּשׁוּבָה דְּאַתֶּם נִצָּבִים הַיּוֹם כֻּלְּכֶם לִפְנֵי הוי' וְגוֹמֵר הוּא שֶׁכָּל הַנְּשָׁמוֹת מִתְעַלּוֹת לְמַעְלָה בִּמְקוֹר חוֹצְבָם. וְלָכֵן בְּהַדְּרוּשִׁים דפ' נִצָּבִים מְבוֹאָר לְהֶדְיָא הַהַמְשָׁכָה דִּקְדֻשָּׁתִי שֶׁלְּמַעְלָה מִקְּדֻשַּׁתְכֶם, כִּי עַל יְדֵי שֶׁנְּשָׁמוֹת יִשְׂרָאֵל מִתְעַלּוֹת לִמְקוֹר חוֹצְבָם נִמְשָׁךְ לָהֶם גַּם הָעֲטָרָה שֶׁנָּטַל לְעַצְמוֹ (כַּנִּזְכָּר לְעֵיל סְעִיף ה). וּבְהַדְּרוּשִׁים דְּהַפָּרָשִׁיּוֹת שֶׁקּוֹרִין בִּימֵי סְפִירַת הָעֹמֶר, שֶׁהָעֲבוֹדָה דִּסְפִירַת הָעֹמֶר הִיא (לֹא בְּאוֹפֶן דְּדִלּוּג (תְּשׁוּבָה) אֶלָּא אַדְּרַבָּא) בְּסֵדֶר וְהַדְרָגָה (יוֹם אֶחָד, שְׁנֵי יָמִים, וְכוּלֵּי), בָּא עִנְיָן זֶה דְּהַמְשָׁכַת קְדֻשָּׁתִי שֶׁלְּמַעְלָה מִקְּדֻשַּׁתְכֶם רַק בְּרֶמֶז. וְיֵשׁ לוֹמַר, דְּזֶה שֶׁמּוּבָא בַּדְּרוּשִׁים אֵלֶּה עִנְיָן זֶה בְּרֶמֶז עַל כָּל פָּנִים, הוּא, כִּי סְפִירַת הָעֹמֶר הוּא עִנְיַן בֵּירוּר נֶפֶשׁ הַבַּהֲמִית, וּבֵירוּר נֶפֶשׁ הַבַּהֲמִית הוּא כְּעִנְיַן הַתְּשׁוּבָה. וְיֵשׁ לְהוֹסִיף, דְּפָרָשַׁת אֱמוֹר קוֹרִין בְּרוֹב הַשָּׁנִים בְּהַשַּׁבָּת שֶׁבַּסְּמִיכוּת לְפֶסַח שֵׁנִי, דְּפֶסַח שֵׁנִי הוּא עִנְיַן הַתְּשׁוּבָה. וְכַמְבֹאָר בַּאֲרֻכָּה בְּמָקוֹם אַחֵר דְּפֶסַח רִאשׁוֹן הוּא עִנְיַן עֲבוֹדַת הַצַּדִּיקִים וּפֶסַח שֵׁנִי הוּא עִנְיַן עֲבוֹדַת הַתְּשׁוּבָה. וְלָכֵן גַּם בְּהַדְּרוּשִׁים דְּפָרָשַׁת אֱמוֹר מְרוּמָּז הָעִנְיָן דְּהַמְשָׁכַת קְדֻשָּׁתִי שֶׁלְּמַעְלָה מִקְּדֻשַּׁתְכֶם, יָכוֹל כָּמוֹנִי בניחותא.