Texte hébreu intégral vocalisé, traduction française en vis-à-vis, explications et récapitulatifs du traducteur.
Hassiduité — traduction et vocalisation assistées par intelligence artificielle, relues par une seconde intelligence artificielle. Texte hébreu : Séfer HaMaamarim Meloukat, éditions Kehot. Le Rabbi a dit ce maamar : מוצאי ש"פ ויצא, ט' כסלו, אור ליו"ד כסלו, ה'תשל"ט. Traduction française littérale en regard.
Hassiduité — traduction et vocalisation assistées par intelligence artificielle, relues par une seconde intelligence artificielle. Texte hébreu : Séfer HaMaamarim Meloukat, éditions Kehot. Le Rabbi a dit ce maamar : מוצאי ש"פ ויצא, ט' כסלו, אור ליו"ד כסלו, ה'תשל"ט. Traduction française littérale en regard.
« Il a délivré en paix mon âme de la bataille [kerav] menée contre moi, car ils étaient nombreux avec moi ». Dans son maamar qui commence par ces mots (imprimé dans son livre Chaarei Techouva), le Baal HaGuéoula explique le sens de « Il a délivré en paix » (précisément « en paix ») : la délivrance se fait de telle manière que l'adversaire s'annule entièrement, si bien qu'aucune guerre n'est nécessaire. Ce fut le cas aux jours de Chlomo : toutes les nations s'annulèrent devant Chlomo sans qu'il y ait de guerre, et c'est pourquoi il fut appelé Chlomo, car la paix [chalom] régna en ses jours. Le maamar relève une précision : lorsqu'on se trouve dans une situation où il n'existe aucun adversaire, pourquoi faut-il une délivrance ? On peut expliquer cette précision ainsi. « Il a délivré en paix » ne signifie pas que la paix vient après la délivrance (c'est-à-dire que la délivrance passe par la guerre et qu'ensuite la paix s'établit), mais que la délivrance (elle-même) se fait en paix. Voilà pourquoi il relève qu'en situation de paix, il ne devrait apparemment pas être besoin de délivrance. On peut ajouter une autre précision : ce passouk même dit « Il a délivré… de la bataille menée contre moi ». Il a donc délivré mon âme des guerres qui s'abattaient sur moi. Comment une délivrance des guerres peut-elle être une délivrance en paix ? Ce sont, semble-t-il, deux choses opposées.
Il faut ajouter que ces deux choses (« Il a délivré en paix » et « de la bataille menée contre moi ») ne sont pas seulement deux opposés (au sens ordinaire) : ce sont des opposés d'un extrême à l'autre. Pourquoi la guerre est-elle appelée kerav, d'un mot qui évoque le rapprochement [kirouv], alors que la guerre est le contraire du rapprochement ? C'est (comme on le comprend du maamar) parce que la guerre atteint son essence et toute son intensité lorsqu'elle se fait sur le mode du rapprochement. Il existe en effet deux manières de faire la guerre. Soit les deux combattants restent éloignés l'un de l'autre, mais se lancent (l'un sur l'autre) des pierres, des flèches, des projectiles de baliste et autres choses semblables. Soit les deux combattants se rapprochent l'un de l'autre (dans l'espace), jusqu'à lutter ensemble, comme dans « et un homme lutta avec lui » : ils se rapprochent l'un de l'autre (non seulement dans l'espace, mais) aussi par leur corps, au point que les deux combattants s'étreignent. Cette guerre-là (le rapprochement poussé à l'extrême) est la plus dure de toutes. Il en va de même à l'opposé : la paix dont parle ce passouk n'est pas (une paix ordinaire, mais) la paix dans sa perfection ultime. Comme l'explique le Baal HaGuéoula dans le maamar, le vrai sens de « Il a délivré en paix mon âme » est que ceux qui étaient auparavant des ennemis et des adversaires « deviennent des amis parfaits ». Cela dépasse même la paix qui régnait aux jours de Chlomo. Aux jours de Chlomo, la paix tenait à ce que tous s'annulaient du fait de la révélation de la lumière (mais ils ne se transformaient pas en sainteté). La paix véritable (où l'adversaire lui-même se transforme en sainteté) adviendra dans le futur à venir, comme il est écrit : « Alors Je transformerai [ehfokh] la langue des peuples en une langue claire… pour qu'ils Le servent d'un même accord [litt. : d'une seule épaule] ». De même pour les animaux : « Le loup habitera avec l'agneau… ». Et jusqu'au serpent (l'aspic et la vipère) qui se transformera en bien, comme il est écrit : « Même ses ennemis, Il les met en paix avec lui » : il s'agit du serpent. Il redeviendra ce qu'il était au commencement de la création (avant la faute de l'arbre de la connaissance), lorsqu'il était « un grand serviteur [chamach gadol] ». Plus encore, on peut dire ceci : puisque toute descente a pour but une élévation, il faut nécessairement dire que le birour [tri et rectification] et l'élévation du serpent dans le futur à venir dépasseront même le degré de « grand serviteur » qui était le sien avant la descente. Dès lors, il est encore plus difficile de comprendre le passouk « Il a délivré en paix… de la bataille menée contre moi ». La bataille et la paix dont parle ce passouk sont deux opposés d'un extrême à l'autre : comment peut-on dire « Il a délivré en paix… de la bataille menée contre moi » ?
On le comprendra en posant d'abord ce qu'explique le maamar du Baal HaGuéoula : la bataille et la paix existent toutes deux dans le service de la prière. Il faut noter qu'en de nombreux endroits, on explique que le birour [tri du bien et du mal] de la prière se fait par la voie de la guerre, selon la formule « le temps de la prière est un temps de bataille », tandis que le birour [tri et élévation] par la voie du repos (la paix) s'opère par l'étude de la Torah. Or ce discours du Baal HaGuéoula explique que, dans le service de la prière lui-même, les deux sont présents. L'amour de « de tout ton cœur [levavekha] », qui procède du niveau de Néfech, Roua'h et Nechama. Cet amour, lui aussi, fait que l'âme animale elle-même éprouve l'amour de D.ieu, selon « de tout ton cœur : avec tes deux penchants ». Néanmoins, cet amour procède de la compréhension et de la saisie (du fait que la Divinité est bonne), et l'intellect est de l'ordre de l'intérieur (il se revêt dans la chose sur laquelle il agit). On comprend donc que, pour amener l'âme animale à aimer Havayé, l'âme divine agit sur elle en se revêtant en elle : la méditation de l'âme divine doit porter sur des sujets que l'âme animale peut elle aussi saisir, et se faire d'une manière qui le lui permette. Or ce revêtement (de l'âme divine dans l'âme animale) relève de la guerre. De même, l'amour de « de toute ton âme [nafchekha] », qui procède du niveau de 'Haya. Certes, la 'Haya est de l'ordre du makif [ce qui englobe, transcendant], et le birour [affinement] de l'âme animale qu'opère cet amour se fait (non par voie de revêtement, mais) ainsi : par la force de la volonté de l'âme divine (une volonté qui dépasse la raison), les volontés de l'âme animale s'annulent d'elles-mêmes. Malgré tout, cette annulation des volontés de l'âme animale ne vient que de ce que la volonté de l'âme divine prend le dessus. Même alors, l'âme animale garde dans le voilement des volontés étrangères, qui ne passent simplement pas à l'acte parce que la volonté de l'âme divine l'emporte. C'est pourquoi cet amour aussi entre dans le service du birour [affinement de l'âme animale] par la voie de la guerre. « Il a délivré en paix mon âme », en revanche, correspond à l'amour de « de tout ton pouvoir [meodekha] », qui procède du niveau de niveau le plus essentiel de l'âme [Yé'hida]. En effet, le niveau de Yé'hida n'a pas de contrepartie dans le côté opposé [le'oumat zé] : « le reflet du reflet, ils ne l'ont pas ». C'est pourquoi, lorsque le niveau de Yé'hida se révèle, le côté opposé s'annule. Le niveau de 'Haya, lui, a une contrepartie dans le côté opposé. Sa révélation n'exclut donc ni n'annule les volontés étrangères de l'âme animale : elle n'agit que par domination, la volonté tournée vers la Divinité (qui provient du niveau de 'Haya) l'emportant sur les volontés de l'âme animale. Pour que les volontés de l'âme animale soient annulées, il faut la révélation de la Yé'hida.
Et l'on peut relier cela à ce que l'on sait de la force de mesirout néfech présente en chaque Juif (la force de mesirout néfech provient de le niveau le plus essentiel de l'âme) : s'il donne sa vie pour ne pas être séparé, à D.ieu ne plaise, de Son unité, béni soit-Il, ce n'est pas du fait de sa volonté (c'est-à-dire qu'il pourrait en être autrement, mais qu'il veut qu'il en soit ainsi), mais parce qu'il ne peut pas être séparé, à D.ieu ne plaise, de Son unité, béni soit-Il. Cela permet d'expliquer ce qui est exposé en plusieurs endroits : l'amour « de tout ton pouvoir » [bekhol meodekha] est la notion même de mesirout néfech. À première vue, c'est incompréhensible. L'amour « de tout ton cœur » et « de toute ton âme » n'implique-t-il pas lui aussi, semble-t-il, la mesirout néfech ? Celui qui aime Havayé de tout son cœur, et à plus forte raison celui dont l'amour pour Havayé est de toute son âme, donnera assurément sa vie pour Lui. Quelle est donc la supériorité, quelle est la nouveauté de l'amour « de tout ton pouvoir » ? Voici l'explication. La mesirout néfech qui découle de l'amour « de tout ton cœur » et « de toute ton âme » consiste à vouloir donner sa vie pour Havayé (dans l'amour « de tout ton cœur », Néfech, Roua'h et Nechama : une volonté conforme à la raison et à l'intellect ; dans l'amour « de toute ton âme », 'Haya : une volonté qui dépasse la raison). En revanche, la mesirout néfech qui découle de l'amour « de tout ton pouvoir », la Yé'hida, consiste en ceci qu'il ne peut pas être séparé, à D.ieu ne plaise. Voilà pourquoi la mesirout néfech relève de l'amour « de tout ton pouvoir » : la mesirout néfech est la notion de l'annulation de soi [bitoul], et le bitoul véritable, c'est une mesirout néfech qui ne procède pas de sa propre volonté (de son existence propre), mais de la Divinité. On peut dire que c'est aussi l'une des explications du fait que l'annulation des volontés étrangères de l'âme animale s'opère précisément par l'amour « de tout ton pouvoir ». Dans l'amour « de tout ton cœur » et « de toute ton âme », en effet, cet amour laisse la possibilité de ne pas donner sa vie (et s'il la donne, ce n'est que par volonté) : cela prouve que l'existence du côté opposé [le'oumat zé] subsiste encore. L'annulation du côté opposé (une annulation totale) s'opère par l'amour « de tout ton pouvoir », car du point de vue de cet amour, il est impossible qu'il en soit autrement, à D.ieu ne plaise. Or, dans le maamar précité du Baal HaGuéoula, au début du développement, il est exposé que la guerre (de l'âme divine contre l'âme animale) se livre dans Néfech, Roua'h et Nechama, revêtus dans le corps et l'âme animale, tandis que dans les makifim [niveaux enveloppants] de 'Haya et Yé'hida, la guerre n'a pas lieu d'être. Mais ensuite, dans la suite du maamar, il explique plus en détail qu'au niveau de 'Haya aussi il y a une guerre, et que la paix se trouve précisément dans la Yé'hida. On peut dire que c'est à l'image de ce que HaKadoch Barou'h Hou dit à David HaMélekh (quand il voulut bâtir le Beth HaMikdach) : « Tu as versé beaucoup de sang… (c'est pourquoi) tu ne bâtiras pas de maison à Mon Nom… Voici, un fils te naîtra, il sera un homme de repos… c'est lui qui bâtira une maison à Mon Nom… ». Néanmoins, le plan du Mikdach fut établi par David (« de la main de Hachem, sur moi, Il m'a fait comprendre »), et « David donna à Chlomo, son fils, le plan du portique… ». Il faut comprendre : puisque le Beth HaMikdach est lié précisément au repos et à la paix (c'est pourquoi il fut dit à David : « Tu ne bâtiras pas de maison à Mon Nom, car tu es un homme de guerres »), pourquoi les préparatifs du Beth HaMikdach furent-ils faits par David, qui était un homme de guerres ? On peut l'expliquer ainsi. À ce moment-là (quand David voulut bâtir le Beth HaMikdach, et à plus forte raison quand il en prépara le plan, etc.), David était dans un état de repos : « Hachem lui avait donné le repos de tous ses ennemis alentour ». Seulement, puisque le repos de David était venu par les guerres qu'il avait menées, la construction du Beth HaMikdach devait se faire par Chlomo, homme de repos, d'un repos essentiel. On peut dire que ce qu'expose le maamar (au début du développement), à savoir que même au niveau de 'Haya la guerre n'a pas lieu d'être, est à l'image du repos de David après qu'il eut remporté toutes les guerres. Au niveau de Néfech, Roua'h et Nechama, qui se revêtent dans le corps et l'âme animale, l'action de l'âme divine sur l'âme animale se fait par mode de revêtement et d'implication : l'âme animale saisit le bien des choses matérielles, et l'âme divine s'occupe d'elle pour lui expliquer le bien de la Divinité. C'est là une véritable guerre. Il n'en va pas de même du niveau de 'Haya. Son action sur l'âme animale consiste (non en un revêtement, mais) en ceci que, par la révélation de la force de la volonté de Divinité de l'âme divine, les volontés de l'âme animale s'annulent d'elles-mêmes : ce n'est pas une guerre. Globalement, c'est un état de repos. Mais ce repos (n'est pas un repos essentiel, et) ne vient que de la prépondérance de la volonté de l'âme divine, à l'image du repos de David après que Hachem lui eut donné le repos de tous ses ennemis : son repos venait de ce qu'il avait remporté toutes les guerres. L'annulation des volontés de l'âme animale par la révélation de la Yé'hida, en revanche, consiste (non en ce que la révélation de la Yé'hida produit l'annulation des volontés, mais) en ce que, du point de vue de la Yé'hida (à laquelle rien ne fait face du côté opposé), il n'y a d'emblée aucune place pour des volontés étrangères, à l'image du repos de Chlomo, qui était (non le fruit d'une victoire, mais) un repos essentiel.
Or, il en va de même dans le service par mode de guerre, qui comporte de nombreux degrés. La guerre de la prière (« le temps de la prière est le temps du combat ») n'est pas une véritable guerre (on l'appelle « épée de paix ») : pendant la prière, on est dégagé des affaires du monde, on s'emploie à méditer sur les réalités divines et à éveiller l'amour de Hachem et la crainte de Hachem. Simplement, la méditation (ainsi que l'amour et la crainte) doit être telle qu'elle soit saisie aussi par l'intellect de l'âme animale. Le service par mode de guerre se situe surtout au moment du manger et du boire (« il faut manger le pain à la pointe de l'épée »), et de même pour les autres besoins du corps. Et dans ce domaine même, la guerre principale se livre lorsqu'on s'occupe de transactions, de commerce. Car la guerre du manger (et de même des autres besoins du corps) consiste à manger au nom du Ciel [et sans intérêts personnels], et non pour assouvir le désir de son âme : on lutte contre le désir et le plaisir que procure la nourriture (sans y être revêtu). L'implication dans les transactions, en revanche, doit nécessairement se faire (selon la Torah) par mode de revêtement : « As-tu mené tes transactions avec probité ? ». [On peut dire que c'est aussi la raison pour laquelle l'ensemble des birourim [tri du bien et du mal] est appelé Kenaan : Kenaan signifie « marchand », car l'essentiel des birourim [élévation des étincelles] par mode de revêtement se fait dans les transactions.] Il en ressort que la guerre du manger est à l'image de la guerre à l'épée (« il faut manger le pain à la pointe de l'épée ») : la guerre à l'épée n'a lieu, certes, que lorsqu'on est proche de l'ennemi (c'est la différence entre l'épée et l'arc), mais cette proximité n'est que spatiale. La guerre des transactions, elle, est à l'image de la guerre appelée kerav [combat], de la racine de kirouv [rapprochement] : la proximité du kerav n'est pas (seulement spatiale, mais) telle que les deux combattants s'étreignent l'un l'autre, comme on l'a exposé longuement plus haut (§ 2).
Et c'est là le sens de « Il a délivré en paix mon âme du combat [kerav] qui était contre moi » : même le service des birourim [tri du bien et du mal] par mode de kerav (non seulement par mode de guerre, mais par mode de kerav) se fera de telle sorte qu'« Il a délivré en paix », d'une paix d'une perfection absolue, comme la paix qui régnait aux jours de Chlomo, et plus haut encore, comme la paix qui régnera dans le futur. La raison en est donnée par la suite du passouk : « car c'est en nombre [berabim] qu'ils étaient avec moi ». Par le service de « c'est en nombre qu'ils étaient avec moi », qui est l'éveil et la révélation de la Yé'hida, comme il est exposé longuement dans le discours précité du Baal HaGuéoula (chaque Juif a le pouvoir d'éveiller et de révéler la Yé'hida qui est en lui), s'accomplit « Il a délivré en paix mon âme », l'âme de l'homme qui sert D.ieu : bien qu'il s'occupe des affaires du monde pour en faire le birour [tri du bien et du mal] par mode de kerav, il n'y sera pas pris pour autant, et sa délivrance se fera dans la paix, jusqu'à une paix d'une perfection absolue. Plus encore, la délivrance des étincelles contenues dans les affaires du monde se fera, elle aussi, dans la paix. « C'est en nombre qu'ils étaient avec moi » : les étincelles elles aussi, qui se trouvaient d'abord au niveau de la multiplicité [rabim] (car elles étaient en exil dans le domaine public [rechout harabim], les « monts de la séparation »), sont intégrées dans l'âme de l'homme qui en fait le birour [élévation des étincelles], « ils étaient avec moi », au point d'être intégrées dans la Yé'hida qui est en lui.
Et l'on peut dire que c'est là aussi le lien et le rapport entre la guéoula de Youd Kislev et celle de Youd-Tèt Kislev d'une part, et le passouk « Il a délivré en paix mon âme » d'autre part. Certes, la délivrance s'est faite « mikerav » [de la bataille]. Cela inclut aussi le fait que l'arrestation est survenue par la délation de gens qui entretenaient avec lui une relation de proximité [kirouv], et c'est là (que l'arrestation soit venue par eux) une descente et une grande souffrance. Malgré cela, la délivrance s'est accomplie en paix [chalom] et en plénitude [chelimout], au point de devenir le prélude et la préparation à la perfection ultime qui adviendra dans le futur. En effet, par « Tes sources se répandront au-dehors », qui a commencé principalement à Youd-Tèt Kislev, et en particulier par l'avoda du Baal HaGuéoula de Youd Kislev, dont la diffusion des sources s'est faite à la manière des « vastes étendues du fleuve [re'hovot hanahar] » (c'est-à-dire qu'il a attiré la source à la manière des vastes étendues du fleuve), par là « viendra le maître, c'est le roi Machia'h ». Alors régneront une paix et une tranquillité véritables, dans la perfection ultime. Et « ceux qui la goûtent ont mérité la vie » : on commence à en goûter un avant-goût dès les derniers jours de la galout, car on peut se consacrer dans la sérénité, la joie et la bonté de cœur à l'avoda de « Tes sources se répandront au-dehors », d'une manière qui s'accroît sans cesse, « allant en s'illuminant ». Et très bientôt, nous mériterons que « la nuit brille comme le jour », avec la venue de Machia'h, notre juste.