HASSIDUITÉב״ה
Maamarim du Rabbi5738
MAAMARמאמר
לְהָבִין עִנְיָן שִׂמְחַת תּוֹרָה
« Pour comprendre la notion de Sim'hat Torah »
À l'issue de Sim'hat Torah 5738 [1977]
Hébreu
texte intégral, vocalisé
Français
traduction littérale en regard
Explications
encadrés adaptés de Simply Chassidus et synthèse
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Maamarim du Rabbiתשל"ח · 1977
MAAMARמאמר

לְהָבִין עִנְיָן

« Pour comprendre la notion de Sim'hat Torah »

À l'issue de Sim'hat Torah 5738 [1977]

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Texte hébreu intégral vocalisé, traduction française en vis-à-vis, encadrés explicatifs adaptés du travail de Simply Chassidus.

Hassiduité — traduction et vocalisation assistées par intelligence artificielle, relues par une seconde intelligence artificielle. Texte hébreu : éditions Kehot, via chabad.org. Le Rabbi a dit ce maamar en 5738. Traduction française littérale en regard ; les encadrés explicatifs sont adaptés du travail de Simply Chassidus.

Hassiduité — traduction et vocalisation assistées par intelligence artificielle, relues par une seconde intelligence artificielle. Texte hébreu : éditions Kehot, via chabad.org. Le Rabbi a dit ce maamar en 5738. Traduction française littérale en regard ; les encadrés explicatifs sont adaptés du travail de Simply Chassidus.

Pour comprendre la notion de Sim'hat Torah - 5738 [1977] -
לְהָבִין עִנְיָן שִׂמְחַת תּוֹרָה - תשל"ח -
Avec l’aide du Ciel. À l’issue de Sim'hat Torah, dans sa pièce, 5738 [1977]. Pour comprendre la notion de Sim'hat Torah. On connaît la remarque faite à ce sujet sur la manière dont on se réjouit (à Sim'hat Torah) : on prend un Séfer Torah tel qu’il est, roulé et recouvert de son étoffe [mappa], et l’on danse avec lui. Il est pourtant écrit de la Torah : « Car elle est votre sagesse et votre intelligence », etc. Et cependant, cette joie ne passe pas par l’étude et l’approfondissement. Elle passe précisément par la danse.
בס"ד. מוֹצָאֵי שִׂמְחַת תּוֹרָה – בְּחַדְרוֹ – ה'תשל"ח. לְהָבִין עִנְיָן שִׂמְחַת תּוֹרָה, וְיָדוּעַ הַדִּיּוּק בָּזֶה מַה שֶׁאֹפֶן הַשִּׂמְחָה (דְּשִׂמְחַת תּוֹרָה) הוּא שֶׁלּוֹקְחִים סֵפֶר תּוֹרָה כְּפִי שֶׁהִיא כְּרוּכָה וּמְכֻסָּה בְּמַפָּה וּמְרַקְּדִין עִמָּהּ. דֶעם הֱיוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה כְּתִיב כִּי הִיא חָכְמַתְכֶם וּבִינַתְכֶם גו' מ"מ אוֹפֶן שִׂמְחָה זוֹ הוּא לֹא ע"י לִימּוּד וְעִיּוּן כ"א ע"י רִקּוּד דַּוְקָא.
C’est pourquoi la joie de Sim'hat Torah appartient à tout Israël, y compris aux plus simples, qui ne sont pas en mesure de saisir et de comprendre [bien plus : pendant la joie et les danses des hakafot [rondes autour de la bima avec les rouleaux de la Torah], on voit attirés (entraînés) même ceux chez qui, le reste de l’année, on ne discerne pas de lien ni d’union avec [les choses de] la Torah, comme on le constate de ses propres yeux].
שֶׁלָּכֵן הַשִּׂמְחָה דְּשִׂמְחַת תּוֹרָה הִיא אֵצֶל כָּל יִשְׂרָאֵל, גַּם אֵצֶל פְּשׁוּטִים בְּיוֹתֵר שֶׁאֵין שַׁיָּכִים לְהַשָּׂגָה וַהֲבָנָה [וִיתֵירָה מִזּוֹ, שִׁבְעַת הַשִּׂמְחָה וְרִקּוּדִים דְּהַקָּפוֹת נִמְשָׁכִים (ווֶערְן צוּגֶעצוֹיגְן) גַּם כְּאִלּוּ שֶׁבִּשְׁאָר יְמֵי הַשָּׁנָה אֵין נִיכָּר הַקֶּשֶׁר וְהַהִתְאַחֲדוּת שֶׁלָּהֶם עִם [עִנְיְנֵי] הַתּוֹרָה, כְּמוֹ שֶׁרוֹאִים בְּמוּחָשׁ].
Cela (le fait que la joie de Sim'hat Torah soit en chacun d’Israël) s’exprime aussi en ceci : on danse avec un Séfer Torah, c’est-à-dire précisément avec la Torah écrite. Or même celui qui « ne sait pas ce qu’il dit » récite la bénédiction de la Torah quand il lit dans la Torah écrite. Et puisque cette bénédiction de la Torah repose sur l’injonction de la Torah de vérité, il va de soi que telle est la réalité : même celui qui ne sait pas ce qu’il dit attire l’Or Ein Sof [lumière infinie], et jusqu’à l’Essence et l’Être [atsmout oumahout] (Celui qui donne la Torah), dans la Torah qu’il étudie.
וְעִנְיָן זֶה (שֶׁהַשִּׂמְחָה דְּשִׂמְחַת תּוֹרָה הִיא בְּכָל אֶחָד מִיִּשְׂרָאֵל) מִתְבַּטֵּא גַּם בָּזֶה שֶׁמְּרַקְּדִין עִם סֵפֶר תּוֹרָה – תּוֹרָה שֶׁבִּכְתָב דַּוְקָא, שֶׁאֲפִילוּ זֶה שֶׁלֹּא יָדַע מאי קָאָמַר מְבָרֵךְ בִּרְכַּת הַתּוֹרָה כְּשֶׁקּוֹרֵא בתושב"כ. וּמִכֵּיוָן שֶׁזֶּה מַה שֶׁמְּבָרֵךְ בִּרְכַּת הַתּוֹרָה הוּא ע"פ צִיוּוּי תּוֹרַת אֱמֶת, הֲרֵי פָּשׁוּט שֶׁכֵּן הִיא הַמְּצִיאוּת, שֶׁגַּם זֶה שֶׁלֹּא יָדַע מאי קָאָמַר מַמְשִׁיךְ אוא"ס וְעַד עַצְמוּת וּמַהוּת (נוֹתֵן הַתּוֹרָה) בְּהַתּוֹרָה שֶׁלּוֹמֵד.
On connaît aussi la question : pourquoi célèbre-t-on Sim'hat Torah à Chemini Atséret (et hors d’Erets Israël, le second jour de fête de Chemini Atséret) ? Il aurait fallu, semble-t-il, la célébrer à la fête de Chavouot, « le temps du don de notre Torah ».
גַּם יָדוּעַ הַדִּיּוּק לָמָּה עוֹשִׂין שִׂמְחַת תּוֹרָה בִּשְׁמִינִי עֲצֶרֶת (ובחו"ל ביו"ט שֵׁנִי דִּשְׁמִינִי עֲצֶרֶת), דְּלִכְאוֹרָה הי' צ"ל בְּחַג הַשָּׁבוּעוֹת זְמַן מַתַּן תּוֹרָתֵנוּ.
L’explication qu’on en donne s’appuie sur ce que dit le Midrach : « Il eût convenu que l’Atséret [la clôture] de la fête [de Souccot] fût éloignée de cinquante jours, comme l’Atséret de Pessa'h. Mais pour l’Atséret de la fête, comme ils passent de l’été à l’hiver, leurs jours ne leur laissent pas le temps d’aller et de revenir.
ב) וּמוּבָא הַבֵּיאוּר בָּזֶה ע"פ מַה דאיתא בַּמִּדְרָשׁ ראוי' הָיְתָה הָעֲצֶרֶת שֶׁל חַג שֶׁתְּהֵא רְחוֹקָה חֲמִשִּׁים יוֹם כְּנֶגֶד הָעֲצֶרֶת שֶׁל פֶּסַח אֶלָּא עֲצֶרֶת שֶׁל חַג ע"י שֶׁהֵן יוֹצְאִין מִן הַקַּיִץ לַחֹרֶף לית ביומייהו דיזלון וייתון,
Une parabole : à quoi cela ressemble-t-il ? À un roi qui avait beaucoup de filles. Certaines étaient mariées dans un lieu proche, d’autres dans un lieu lointain. Un jour, toutes vinrent s’enquérir du bien-être du roi leur père. Le roi dit : “Celles qui sont mariées dans un lieu proche ont le temps d’aller et de revenir. Mais celles qui sont mariées dans un lieu lointain n’ont pas le temps d’aller et de revenir. Puisqu’elles sont toutes ici, auprès de moi, faisons pour elles toutes un seul jour de fête et réjouissons-nous avec elles.”
מָשָׁל למה"ד לְמֶלֶךְ שֶׁהָיוּ לוֹ בָּנוֹת הַרְבֵּה, מֵהֶן נְשׂוּאוֹת לְמָקוֹם קָרוֹב וּמֵהֶן נְשׂוּאוֹת לְמָקוֹם רָחוֹק, יוֹם אֶחָד בָּאוּ כּוּלָּן לִשְׁאוֹל שָׁלוֹם הַמֶּלֶךְ אֲבִיהֶם, אָמַר הַמֶּלֶךְ אֵלּוּ שֶׁנְּשׂוּאוֹת בְּמָקוֹם קָרוֹב אית בְּעוֹנָתָן למיזל ולמיתי, ואילין שֶׁנְּשׂוּאוֹת בְּמָקוֹם רָחוֹק לית בְּעוֹנָתָן למיזל ולמיתי, עַד דאינון כּוּלָּן אֶצְלִי הָכָא נעביד כּוּלָּן חד יו"ט ונחדי עמן,
De même, pour l’Atséret de Pessa'h, comme ils passent de l’hiver à l’été, HaKadoch Barou'h Hou a dit : “Le jour laisse le temps d’aller et de revenir.” Mais pour l’Atséret de la fête, comme ils passent de l’été à l’hiver, etc., HaKadoch Barou'h Hou a dit : “Le jour ne laisse pas le temps d’aller et de revenir. Puisqu’ils sont ici, faisons-leur à tous un seul jour de fête et réjouissons-nous.” »
כָּךְ עֲצֶרֶת שֶׁל פֶּסַח עַד דאינון נפקין מִחוֹרֶף לְקַיִץ אָמַר הקב"ה אית ביומא למיזל ולמיתי, אֲבָל עֲצֶרֶת שֶׁל חַג ע"י שֶׁהֵן יוֹצְאִין מֵהַקַּיִץ לְחֹרֶף כו' אָמַר הקב"ה לית ביומא למיזל ולמיתי אֶלָּא עַד דאינון הָכָא נעביד כּוּלָּן חד יו"ט ונחדי.
Voilà pourquoi on célèbre Sim'hat Torah à Chemini Atséret. Le « jour un » [yom e'had] où toutes les filles [les filles de Tsion et de Jérusalem, c’est-à-dire les âmes d’Israël] viennent s’enquérir du bien-être du roi leur père, c’est Yom Kippour. Et ce qu’il dit ensuite, « faisons pour elles toutes un seul jour de fête et réjouissons-nous », c’est Sim'hat Torah (fixée à Chemini Atséret) : elle est « un seul jour de fête » ['had yom tov], à l’image du « jour un » de Yom Kippour.
וְזֶהוּ מַה שֶׁעוֹשִׂין שִׂמְחַת תּוֹרָה בִּשְׁמִינִי עֲצֶרֶת, כִּי ה"יום אֶחָד" שֶׁבּוֹ בָּאִים כָּל הַבָּנוֹת [בָּנוֹת צִיּוֹן וִירוּשָׁלַיִם, הַיְנוּ נְשָׁמוֹת יִשְׂרָאֵל] לִשְׁאוֹל שָׁלוֹם הַמֶּלֶךְ אֲבִיהֶם קאי עַל יוֹם הַכִּפּוּרִים, ולאח"ז אוֹמֵר נעביד כּוּלָּן חד יו"ט ונחדי, הוּא שִׂמְחַת תּוֹרָה (שֶׁנִּקְבַּע בִּשְׁמִינִי עֲצֶרֶת), שֶׁהוּא "חד יו"ט" בְּדֻגְמַת ה"יום אֶחָד" דְּיוֹם הַכִּפּוּרִים.
On le comprendra à la lumière de ce qui a été expliqué plus haut (dans le maamar qui commence par « Bassouccot téchvou » [« Vous résiderez dans des souccot »]) : toutes les fêtes du mois de Tichri relèvent de la dimension de l’« un » [a'hat]. En effet, à propos de Roch Hachana, nos Sages, de mémoire bénie, ont dit : « La mitsva du jour s’accomplit par le shofar. » Autrement dit, ce qui distingue le jour de Roch Hachana des autres fêtes tient à une seule mitsva (une seule et unique mitsva) : la mitsva du shofar.
ג) וְיוּבַן זֶה ע"פ מַה שנת"ל (ד"ה בְּסוּכּוֹת תֵּשְׁבוּ) שֶׁכָּל הַמּוֹעֲדִים דְּחֹדֶשׁ תִּשְׁרֵי הֵם בבחי' שֶׁל אַחַת. דְּהִנֵּה עַל רֹאשׁ הַשָּׁנָה ארז"ל מִצְוַת הַיּוֹם בְּשׁוֹפָר. הַיְנוּ, דְּזֶה מַה שֶׁהַיּוֹם דְּרֹאשׁ הַשָּׁנָה הוּא חִלּוּק מִשְּׁאָר הַמּוֹעֲדִים הוּא בְּמִצְוָה אַחַת (אֵיין אוּן אֵיינְצִיקֶע מִצְוָה), מִצְוַת שׁוֹפָר.
Et de cette mitsva elle-même, le Rambam écrit qu’elle est un décret du guezérat hakatouv [passouk], qui dépasse la raison. La mitsva du shofar fait certes allusion aussi aux notions les plus élevées de la téchouva (comme le Rambam le dit ensuite : « il y a là une allusion », etc.). Son essence n’en reste pas moins un décret du passouk, qui dépasse la raison.
וּבְמִצְוָה זוֹ גּוּפָא כּוֹתֵב הרמב"ם שֶׁהִיא גְּזֵרַת הַכָּתוּב לְמַעְלָה מִטַּעַם. דַּהֲגַם שֶׁהַמִּצְוָה דְּשׁוֹפָר גַּם מְרַמֶּזֶת עַל עִנְיָנִים הכי נַעֲלִים בְּעִנְיַן הַתְּשׁוּבָה (כְּמוֹ שֶׁמַּמְשִׁיךְ הרמב"ם רֶמֶז יֵשׁ בַּדָּבָר כו') מ"מ עִנְיָנָהּ הוּא גְּזֵרַת הַכָּתוּב לְמַעְלָה מִטַּעַם.
Il en va de même pour Yom Kippour [qui conclut les dix jours entre Roch Hachana et Yom Kippour] : il est l’« un » des trois dimensions, monde, année, âme [olam, chana, Néfech]. Le service propre à Yom Kippour se déroule en effet dans le Saint des saints [Kodech HaKodachim], l’« un » du monde (le lieu). Il a lieu le jour de Yom Kippour, appelé « une fois dans l’année », l’« un » de l’année (le temps). Et il est accompli par le kohen gadol [à ceci près que le kohen gadol le fait en tant qu’émissaire de tout Israël], dont il est écrit : « Aharon fut mis à part pour être sanctifié saint des saints [kodech kodachim] », l’« un » de l’âme.
ועד"ז הוּא גַּם בְּנוֹגֵעַ לְיוֹם הַכִּפּוּרִים [סִיּוּם הָעֲשֶׂרֶת יָמִים שֶׁבֵּין רֹאשׁ הַשָּׁנָה לְיוֹם הַכִּפּוּרִים], שֶׁהִיא בחי' אַחַת דְּכָל הג' בחי' דְּעוֹלָם שָׁנָה נֶפֶשׁ. שֶׁהָעֲבוֹדָה הַמְיוּחֶדֶת דְּיוֹם הַכִּפּוּרִים הִיא בְּקוֹדֶשׁ הַקֳּדָשִׁים בחי' אַחַת דְּעוֹלָם (מָקוֹם), בְּיוֹם דְּיוֹם הַכִּפּוּרִים שֶׁנִּקְרָא בְּשֵׁם אַחַת בַּשָּׁנָה, בחי' אַחַת דְּשָׁנָה (זְמַן), וְנַעֲשֵׂית ע"י כה"ג [אֶלָּא שהכה"ג עוֹשֶׂה זֶה בְּתוֹר שְׁלוּחָם שֶׁל כָּל יִשְׂרָאֵל] דִּכְתִיב בי' וַיִּבָּדֵל אַהֲרֹן לְהַקְדִּישׁוֹ קוֹדֶשׁ קָדָשִׁים, בחי' אַחַת דְּנֶפֶשׁ.
Il en va de même aussi pour Souccot. La soucca [dont la mitsva de résidence s’étend sur les sept jours de Souccot, dès le tout premier instant] met en relief l’unité (la dimension de l’« un ») de tout Israël, selon la parole de nos Sages, de mémoire bénie : « Tout Israël serait digne de résider dans une seule soucca. »
ועד"ז הוּא גַּם בְּנוֹגֵעַ לְסוּכּוֹת, שֶׁבְּעִנְיַן הַסֻּכָּה [שֶׁמִּצְוַת יְשִׁיבָה בַּסֻּכָּה הִיא בְּמֶשֶׁךְ כָּל שִׁבְעַת יְמֵי הַסּוּכּוֹת, מֵרֶגַע הָרִאשׁוֹן שֶׁבְּהַתְחָלָתָם] מוּדְגָּשׁ עִנְיַן הָאַחְדּוּת (בחי' אַחַת) דְּכָל יִשְׂרָאֵל כמרז"ל רְאוּיִם כָּל יִשְׂרָאֵל לֵישֵׁב בְּסֻכָּה אַחַת.
Il en est de même pour la mitsva de prendre les quatre espèces [dont le sens est d’attirer ce qui englobe, le makif (de la soucca unique), dans l’intériorité] : dans chacune de ces quatre espèces, l’unité est perceptible et mise en relief.
וכמו"כ הוּא גַּם בְּמִצְוַת נְטִילַת ד' מִינִים [שֶׁעִנְיָנָהּ הוּא לְהַמְשִׁיךְ הַמַּקִּיף (דְּסוּכָּה אַחַת) בִּפְנִימִיּוּת], שֶׁבְּכָל אֶחָד מד' מִינִים אֵלּוּ נִיכָּר וּמוּדְגָּשׁ עִנְיַן הָאַחְדּוּת,
Et surtout dans l’étrog, où l’unité est plus marquée encore [c’est pourquoi l’ordre des quatre espèces dans le passouk (et l’ordre aussi, dans la Torah, est Torah) commence par l’étrog, « fruit de l’arbre hadar »]. Si le passouk appelle l’étrog « fruit de l’arbre hadar », c’est qu’il « demeure [dar] sur son arbre d’une année à l’autre » : il supporte les changements des quatre climats [avirim] de l’année, au point que (non seulement il supporte tous les climats, mais) il grandit grâce à eux. Et de l’unité de l’étrog, cela s’étend aussi aux trois autres espèces : c’est pourquoi l’exigence de hadar [beauté] des trois espèces s’apprend de l’étrog.
וּבִפְרָט בְּאֶתְרוֹג, שֶׁבּוֹ מוּדְגָּשׁ עִנְיַן הָאַחְדּוּת עוֹד יוֹתֵר [שֶׁלָּכֵן בְּסֵדֶר הד' מִינִים שֶׁבַּכָּתוּב (שֶׁגַּם סֵדֶר בַּתּוֹרָה הוּא תּוֹרָה) הַהַתְחָלָה הִיא מֵאֶתְרוֹג פְּרִי עֵץ הָדָר], דְּזֶה מַה שֶׁאֶתְרוֹג נִקְרָא בַּכָּתוּב בְּשֵׁם פְּרִי עֵץ הָדָר הוּא לְפִי שֶׁדָּר בְּאִילָנוֹ מִשָּׁנָה לְשָׁנָה, הַיְנוּ שֶׁהוּא סוֹבֵל אֶת שִׁינּוּיֵי ד' הָאֲוִירִים שֶׁבְּמֶשֶׁךְ הַשָּׁנָה, וְעַד אֲשֶׁר (לֹא רַק שֶׁהוּא סוֹבֵל אֶת כָּל הָאֲוִירִים אֶלָּא) הוּא גָּדֵל מֵהֶם. וּמֵעִנְיַן הָאַחְדּוּת שֶׁבְּאֶתְרוֹג נִמְשָׁךְ גַּם זֶה בִּשְׁאָר הג' מִינִים, שֶׁלָּכֵן הָעִנְיָן דְּהָדָר שבג' הַמִּינִים לְמֵדִים מֵאֶתְרוֹג.
Outre le fait que chacune des quatre espèces exprime l’unité, la mitsva de prendre les quatre espèces consiste à réunir les quatre espèces ensemble. Elles représentent les quatre catégories des enfants d’Israël, afin qu’ils soient et deviennent tous « une seule gerbe [agouda a'hat] pour accomplir Ta volonté d’un cœur entier ».
וְנוֹסָף לָזֶה שֶׁכָּל אֶחָד מהד' מִינִים מוֹרֶה עַל עִנְיַן הָאַחְדּוּת, הִנֵּה הַמִּצְוָה בִּנְטִילַת ד' מִינִים הִיא לְאַחֵד אֶת כָּל ד' הַמִּינִים, שֶׁמּוֹרִים עַל ד' הַסּוּגִים שבבנ"י, שיהי' וְיֵעָשׂוּ כֻּלָּם אֲגֻדָּה אַחַת לַעֲשׂוֹת רְצוֹנְךָ בְּלֵבָב שָׁלֵם.
Or, pour que puisse se réaliser l'union véritable (et durable) des quatre catégories d'Israël, il faut passer par la téchouva. En effet, la téchouva se situe au-delà de la division. C'est pourquoi elle s'accomplit « en une heure unique et en un instant unique ».
ד) וְהִנֵּה בִּכְדֵי שֶׁיּוּכַל לִהְיוֹת הַהִתְאַחֲדוּת הָאֲמִיתִּית (ובת קימא) שֶׁל כָּל הד' סוּגִים דְּיִשְׂרָאֵל, הוּא ע"י הַתְּשׁוּבָה. דְּהִנֵּה עִנְיַן הַתְּשׁוּבָה הוּא לְמַעְלָה מֵהִתְחַלְּקוּת, שֶׁלָּכֵן הִיא בשעתא חדא וּבְרֶגַע חדא.
C'est là la différence entre les premières Lou'hot (la Torah en elle-même) et les secondes Lou'hot (la Torah par la téchouva). Pour recevoir les premières Lou'hot, Moché resta quarante jours sur la montagne, en plus de la préparation qui avait précédé : les sept semaines de « Tu compteras pour toi sept semaines ».
דְּזֶהוּ הַהֶפְרֵשׁ שֶׁבֵּין לוּחוֹת הָרִאשׁוֹנוֹת (עִנְיַן הַתּוֹרָה מצ"ע) לְלוּחוֹת הַשְּׁנִיּוֹת (עִנְיַן תּוֹרָה ע"י תְּשׁוּבָה), שֶׁבִּכְדֵי לְקַבֵּל לוה"ר הי' מֹשֶׁה בָּהָר אַרְבָּעִים יוֹם, נוֹסָף עַל הַהֲכָנָה דְּשִׁבְעָה שָׁבוּעוֹת תִּסְפָּר לָךְ שהי' לפנ"ז.
Il n'en va pas de même des secondes Lou'hot : les quarante jours que Moché passa sur la montagne servirent (principalement) à obtenir que HaKadoch Barou'h Hou se réconcilie avec Israël « dans la joie et d'un cœur entier » ; après quoi les Lou'hot furent données « en une heure unique ».
משא"כ בַּלּוּחוֹת הַשְּׁנִיּוֹת, הֲרֵי הָאַרְבָּעִים יוֹם שהי' מֹשֶׁה בָּהָר הוּא (בְּעִיקָר) בִּכְדֵי לִפְעוֹל שֶׁיִּתְרַצֶּה הקב"ה לְיִשְׂרָאֵל בְּשִׂמְחָה וּבְלֵב שָׁלֵם, ולאח"ז נִיתְּנוּ הַלּוּחוֹת בשעתא חדא.
Or, ce point [que la téchouva s'accomplit « en une heure unique et en un instant unique »] souligne que la téchouva dépasse toute mesure et toute limite. Car une téchouva véritable atteint (saisit) l'intériorité et l'essence de l'âme ; or ce niveau est au-delà de la division : c'est le niveau « un » (« en une heure unique et en un instant unique ») de l'âme.
וְהִנֵּה עִנְיָן זֶה [מַה שֶׁהַתְּשׁוּבָה הִיא בשעתא חדא וּבְרֶגַע חדא] מַדְגִּישׁ שֶׁעִנְיַן הַתְּשׁוּבָה הוּא לְמַעְלָה מִכָּל מְדִידָה וְהַגְבָּלָה, מִפְּנֵי שֶׁתְּשׁוּבָה אֲמִיתִּית מַגַּעַת (דֶערְנֶעמְט) בִּפְנִימִיּוּת וַעֲצָמוֹת הַנֶּפֶשׁ, שֶׁבְּחִינָה זוֹ הִיא לְמַעְלָה מֵהִתְחַלְּקוּת, בחי' אַחַת (בשעתא חדא וּבְרֶגַע חדא) דְּנֶפֶשׁ.
C'est pourquoi la téchouva réalise l'union de toutes les catégories d'Israël, « de vos chefs, vos tribus » jusqu'à « celui qui coupe ton bois et celui qui puise ton eau », et cela sur le mode de « Vous vous tenez debout [nitsavim], vous tous, etc. ». Nitsavim est de la même racine que « un intendant [nitsav] était roi » : Israël devient roi et maître de toute la réalité du monde. Cela commence par le fait d'être inscrits et scellés d'une bonne inscription et d'un bon sceau pour une année bonne et douce, d'un bien visible et manifeste, à moins de dix tefa'him [ici-bas], y compris dans les choses matérielles,
וְזֶהוּ מַה שע"י הַתְּשׁוּבָה נַעֲשָׂה הַהִתְאַחֲדוּת שֶׁל כָּל הַסּוּגִים דְּיִשְׂרָאֵל, מֵרָאשֵׁיכֶם שִׁבְטֵיכֶם עַד חוֹטֵב עֵצֶיךָ וְשׁוֹאֵב מֵימֶיךָ, וּבְאוֹפֶן דְּאַתֶּם נִצָּבִים כֻּלְּכֶם גו', נִצָּבִים מִלְּשׁוֹן נִצָּב מֶלֶךְ, שֶׁיִּשְׂרָאֵל נַעֲשִׂים מְלָכִים אוּן בַּעֲלֵי בָּתִּים עַל כָּל הַמְּצִיאוּת דְּעוֹלָם, מַתְחִיל מִזֶּה שֶׁהֵם נִכְתָּבִים וְנֶחְתָּמִים בִּכְתִיבָה וַחֲתִימָה טוֹבָה לְשָׁנָה טוֹבָה וּמְתוּקָה בַּטּוֹב הַנִּרְאֶה וְהַנִּגְלֶה לְמַטָּה מֵעֲשָׂרָה טְפָחִים גַּם בְּעִנְיָנִים הַגַּשְׁמִיִּים,
car de ce niveau, il n'y a pas lieu de distinguer entre spirituel et matériel, ni entre en haut et en bas. Et cela pénètre tout l'ordre naturel de la création [héb. hichtalchelout], et aussi ce qui est au-delà de cet ordre.
מִכֵּיוָן שֶׁמִּצַּד בחי' זוֹ אֵין שַׁיָּךְ לְחַלֵּק בֵּין רוּחָנִיּוּת לַגַּשְׁמִיּוּת וּבֵין מַעְלָה לְמַטָּה, אוּן דָאס נֶעמְט דוּרְךְ אֶת כָּל סֵדֶר הַהִשְׁתַּלְשְׁלוּת וְגַם מַה שֶׁלְּמַעְלָה מִסֵּדֶר הַהִשְׁתַּלְשְׁלוּת.
Tel est le sens de « Un jour, ils vinrent tous saluer le Roi leur père, etc. Faisons tous ensemble un seul Yom Tov et réjouissons-nous avec eux ». Le « jour un » (où tous vinrent saluer le Roi leur père), c'est Yom Kippour, l'« unique » de l'année (et aussi l'« unique » du monde et de l'âme). De là découle ensuite « Faisons tous ensemble une seule fête, etc. », qui se rapporte à Sim'hat Torah : lui aussi est un « jour un » (« une seule fête »), le niveau « un ».
וְזֶהוּ עִנְיַן יוֹם אֶחָד בָּאוּ כולן לִשְׁאוֹל שָׁלוֹם הַמֶּלֶךְ אֲבִיהֶם כו' נעביד כולן חד יו"ט ונחדי עמן, יוֹם אֶחָד (שֶׁבּוֹ בָּאוּ כולן לִשְׁאוֹל שָׁלוֹם הַמֶּלֶךְ אֲבִיהֶם) הוּא יוֹם הַכִּפּוּרִים, אַחַת דְּשָׁנָה (וְגַם אַחַת דְּעוֹלָם וּדְנֶפֶשׁ), וּמִזֶּה נִמְשָׁךְ אח"כ נעביד כולן חד יו"ט כו' שֶׁקָּאֵי עַל שִׂמְחַת תּוֹרָה, שֶׁהוּא ג"כ יוֹם אֶחָד (חד יו"ט), בחי' אַחַת.
Or, l'éveil du niveau « un » de l'âme, qui est au-delà de la division, doit être attiré dans les degrés de l'âme qui relèvent de la division [à l'image de cet éveil qui doit être lié à une action matérielle, comme l'action de s'asseoir dans la souccah, de prendre les quatre espèces, de danser avec les pieds].
ה) וְהִנֵּה הַהִתְעוֹרְרוּת דבחי' אַחַת שֶׁבַּנֶּפֶשׁ שֶׁלְּמַעְלָה מֵהִתְחַלְּקוּת צָרִיךְ לְהַמְּשִׁיכָה בְּהַדְרָגוֹת דְּנֶפֶשׁ שֶׁבִּבְחִינַת הִתְחַלְּקוּת [וּבְדוּגְמַת מַה שֶׁהִתְעוֹרְרוּת זוֹ צְרִיכָה לִהְיוֹת קְשׁוּרָה בעשי' גַשְׁמִית, וּכְמוֹ בהעשי' דִּישִׁיבָה בַּסֻּכָּה, נְטִילַת ד' מִינִים, רִקּוּד בָּרְגָלִים].
C'est pourquoi, après avoir dit « Vous vous tenez debout, etc., vous tous, etc. », c'est-à-dire que tout Israël est sur le mode de « vous tous » du fait du niveau « un » qui est en eux, le passouk énumère ensuite en détail les dix catégories, « de vos chefs, vos tribus » jusqu'à « celui qui coupe ton bois et celui qui puise ton eau ». Autrement dit, le « vous tous » d'Israël (le niveau « un ») doit être perceptible en eux également tels qu'ils sont dans l'état de division.
דְּזֶהוּ מַה שֶׁלְּאַחֲרֵי שֶׁנֶּאֱמַר אַתֶּם נִצָּבִים גו' כֻּלְּכֶם גו' שֶׁכָּל יִשְׂרָאֵל הֵם בְּאֹפֶן ד"כולכם" מִצַּד בְּחִינַת אַחַת שֶׁבָּהֶם, מוֹנֶה אח"כ כָּל הָעֶשֶׂר סוּגִים בִּפְרָטִיּוּת, מֵרָאשֵׁיכֶם שִׁבְטֵיכֶם עַד חוֹטֵב עֵצֶיךָ וְשׁוֹאֵב מֵימֶיךָ, הַיְנוּ שֶׁהָעִנְיָן דְּכֻלְּכֶם (בְּחִינַת אַחַת) דְּיִשְׂרָאֵל צָרִיךְ לִהְיוֹת נִיכָּר בָּהֶם גַּם כְּמוֹ שֶׁהֵם בִּבְחִינַת הִתְחַלְּקוּת.
Et comme il en est dans l'âme, ainsi en est-il aussi dans l'année : le niveau du « jour un » de Yom Kippour et de Sim'hat Torah agit sur tous les jours de l'année et les conduit (à commencer par Issrou 'Hag). Dans chaque détail de ce que l'on fait (« dans toutes tes actions et dans toutes tes voies »), on reconnaît que l'on vient tout juste d'arriver du « jour un » de Yom Kippour et de Sim'hat Torah.
וּכְמוֹ שֶׁהוּא בְּנֶפֶשׁ עד"ז הוּא גַּם בַּשָּׁנָה, שֶׁבְּחִינַת יוֹם אֶחָד דְּיוֹם הַכִּפּוּרִים וּדְשִׂמְחַת תּוֹרָה פּוֹעֶלֶת אוּן פִירְט אָן מִיט אַלֶע יְמֵי הַשָּׁנָה (מַתְחִיל מַאֲסָרוֹ חַג), שֶׁבְּכָל פְּרָטֵי עֲשִׂיּוֹתָיו (בְּכָל מַעֲשֶׂיךָ וּבְכָל דְּרָכֶיךָ), נִיכָּר אָז עֶר אִיז אָט עֶרְשְׁט גֶעקוּמֶען מִיּוֹם אֶחָד דְּיוֹם הַכִּפּוּרִים וּדְשִׂמְחַת תּוֹרָה.
Et cela vaut pour toute l'année. Bien que de nombreux jours, semaines et mois se soient déjà écoulés depuis Yom Kippour et Sim'hat Torah, l'éveil du « jour un » ne s'affaiblit en rien et demeure dans toute sa force. Car il provient d'un niveau qui est au-delà de la division et des changements, le niveau de « Moi, Havayé, Je n'ai pas changé ».
וְעִנְיָן זֶה הוּא בְּמֶשֶׁךְ כָּל הַשָּׁנָה כּוּלָּהּ, דְּאַף שֶׁכְּבָר עָבְרוּ כַּמָּה וְכַמָּה יָמִים שָׁבוּעוֹת וָחֳדָשִׁים מִיּוֹם הַכִּפּוּרִים וְשִׂמְחַת תּוֹרָה, אעפ"כ הַהִתְעוֹרְרוּת דְּיוֹם אֶחָד אֵינָהּ נֶחְלֶשֶׁת כְּלָל וּבְתָקְפָּהּ עוֹמֶדֶת, מִכֵּיוָן שֶׁבָּאָה מִבְּחִינָה שֶׁלְּמַעְלָה מֵעִנְיַן הַהִתְחַלְּקוּת וְהַשִּׁנּוּיִים, בְּחִינַת אֲנִי הוי' לֹא שָׁנִיתִי.
Et du fait que le niveau du « jour un », qui est au-delà de la division, est attiré dans tous les jours de l'année, qui relèvent de la division et des changements, une élévation s'opère aussi dans le niveau du « jour un » lui-même. Il en va comme de ce qui a été expliqué plus haut au sujet du « fruit de l'arbre hadar » : non seulement il supporte tous les changements de climat, mais encore il en grandit.
וְעַל יְדֵי שֶׁהַבְּחִינָה דְּיוֹם אֶחָד שֶׁלְּמַעְלָה מֵהִתְחַלְּקוּת נִמְשֶׁכֶת בְּכָל יְמֵי הַשָּׁנָה שֶׁבִּבְחִינַת הִתְחַלְּקוּת וְשִׁינּוּיִים, עי"ז נַעֲשֶׂה עִילּוּי גַּם בְּהַבְּחִינָה דְּיוֹם אֶחָד, ע"ד מַה שנת"ל בְּעִנְיַן פְּרִי עֵץ הָדָר אֲשֶׁר לֹא רַק שֶׁהוּא סוֹבֵל כָּל שִׁינּוּיֵי הָאֲוִירִים אֶלָּא שֶׁהוּא גָּדֵל מֵהֶם.
Que ce soit Sa volonté que tout ce qui précède s'accomplisse en chacun et chacune au sein de tout Israël : que ce soit une année bonne et bénie, d'un bien visible et manifeste, à moins de dix tefa'him, en enfants, vie et nourriture, tous en abondance, aussi bien en enfants, vie et nourriture au sens simple qu'en enfants, vie et nourriture dans le domaine spirituel (dont procèdent les choses au sens simple),
ו) וִיהִי רָצוֹן, שֶׁכָּל הנ"ל יִתְקַיֵּם בְּכָל אֶחָד וְאַחַת בְּתוֹכְכֵי כְּלָל יִשְׂרָאֵל, שתהי' שָׁנָה טוֹבָה וּמְבֹרֶכֶת בַּטּוֹב הַנִּרְאֶה וְהַנִּגְלֶה לְמַטָּה מֵעֲשָׂרָה טְפָחִים, בִּבְנֵי חַיֵּי וּמְזוֹנֵי וּבְכֻלָּם רויחי, הֵן בִּבְנֵי חַיֵּי וּמְזוֹנֵי כִּפְשׁוּטָם וְהֵן בִּבְנֵי חַיֵּי וּמְזוֹנֵי בְּרוּחָנִיּוּת (שֶׁמֵּהֶם מִשְׁתַּלְשְׁלִים הָעִנְיָנִים כִּפְשׁוּטָם),
et que, dans la joie et le contentement du cœur, aussitôt après Sim'hat Torah, s'accomplisse le service de « Et Yaakov alla son chemin » également dans les affaires permises [inyeneï harechout] [car le « Et Yaakov alla son chemin » d'après Yom Kippour concerne « son chemin » dans le domaine des mitsvot : durant les quatre jours qui séparent Yom Kippour de Souccot, tout Israël est occupé aux mitsvot. Tandis que le « Et Yaakov alla son chemin » d'après Sim'hat Torah concerne « son chemin » également dans les affaires permises],
אֲשֶׁר מִתּוֹךְ שִׂמְחָה וְטוֹב לֵבָב תהי' מִיָּד לְאַחֲרֵי שִׂמְחַת תּוֹרָה הָעֲבוֹדָה דְּוִיעָקֶב הָלַךְ לְדַרְכּוֹ גַּם בְּהַנּוֹגֵעַ לְעִנְיְנֵי הָרְשׁוּת [שֶׁעִנְיַן וְיַעֲקֹב הָלַךְ לְדַרְכּוֹ שֶׁאַחֲרֵי יוֹם הַכִּפּוּרִים הוּא ב"דרכו" בְּעִנְיַן הַמִּצְווֹת, שֶׁהֲרֵי בד' הַיָּמִים שֶׁבֵּין יוֹם הַכִּפּוּרִים לְסוּכּוֹת כָּל יִשְׂרָאֵל עֲסוּקִים בַּמִּצְווֹת. משא"כ עִנְיַן וְיַעֲקֹב הָלַךְ לְדַרְכּוֹ שֶׁלְּאַחֲרֵי שִׂמְחַת תּוֹרָה הוּא ב"דרכו" גַּם בְּעִנְיְנֵי הָרְשׁוּת],
en sorte que chaque jour, les jours de semaine et à plus forte raison le chabbat et Yom Tov (y compris Roch Hachana et Yom Kippour), toutes ses affaires, générales comme particulières, soient imprégnées du point principal et intérieur de l'intériorité et de l'essence de la Nechama, qui est liée à l'intériorité et à l'essence de l'Ein Sof, béni soit-Il.
שֶׁבְּכָל יוֹם וְיוֹם, הֵן בִּימֵי הַחוֹל ועאכו"כ בְּשַׁבָּת ויו"ט (כּוֹלֵל גַּם רֹאשׁ הַשָּׁנָה וְיוֹם הַכִּפּוּרִים), זַיְינֶען דוּרְכְגֶענוּמֶען כָּל עִנְיָנָיו, הֵן עִנְיָנִים הַכְּלָלִים הֵן עִנְיָנִים הַפְּרָטִים, בִּנְקֻדָּה הָעִקָּרִית וְהַפְּנִימִית דִּפְנִימִיּוּת וַעֲצָמוֹת הַנְּשָׁמָה, שֶׁהִיא קְשׁוּרָה בִּפְנִימִיּוּת וַעֲצָמוֹת א"ס ב"ה.
Et puisque cela vient de Sim'hat Torah, et que la joie brise toutes les barrières, au-delà de la mesure et de la limite, cela brise et annule toutes les barrières et limites de la galout intérieure, ainsi que les barrières et limites de la galout au sens simple. Et l'on mérite que très bientôt s'accomplisse « Que nos yeux voient Ton retour à Tsion avec ra'hamim [compassion] », dans la guéoula véritable et complète, par Machia'h, notre juste. Qu'il vienne et nous conduise la tête haute vers notre terre, vite et de nos jours, réellement ; qu'il bâtisse le Beth HaMikdach à sa place et rassemble les dispersés d'Israël, etc. (jusqu'à ce que) « Alors Je donnerai aux peuples une langue claire, etc. », « pour Le servir d'une seule épaule », « et la royauté appartiendra à Hachem ».
ז) וּמִכֵּיוָן שֶׁזֶּה בָּא מִשִּׂמְחַת תּוֹרָה, שֶׁשִּׂמְחָה פּוֹרֶצֶת כָּל הַגְּדָרִים, לְמַעְלָה מִמְּדִידָה וְהַגְבָּלָה, הֲרֵי זֶה פּוֹרֵץ וּמְבַטֵּל כָּל הַגְּדָרִים וְהַהַגְבָּלוֹת דְּגָלוּת הַפְּנִימִי, וְכֵן הַגְּדָרִים וְהַהַגְבָּלוֹת דְּגָלוּת כִּפְשׁוּטוֹ, וְזוֹכִים שֶׁבַּקָּרוֹב מַמָּשׁ יהי' וְתֶחֱזֶינָה עֵינֵינוּ בְּשׁוּבְךָ לְצִיּוֹן בְּרַחֲמִים, בַּגְּאוּלָּה הָאֲמִיתִּית וְהַשְּׁלֵימָה ע"י מָשִׁיחַ צִדְקֵנוּ, יָבוֹא וְיוֹלִיכֵנוּ קוֹמְמִיּוּת לְאַרְצֵנוּ בִּמְהֵרָה בְּיָמֵינוּ מַמָּשׁ, וְיִבְנֶה בֵּית הַמִּקְדָּשׁ בִּמְקוֹמוֹ וְיִקַבֵּץ נִדְחֵי יִשְׂרָאֵל וכו' (וְעַד אֲשֶׁר) אָז אֶהְפּוֹךְ אֶל עַמִּים שָׂפָה בְרוּרָה וגו' וּלְעָבְדוֹ שְׁכֶם אֶחָד, וְהָיְתָה לה' הַמְּלוּכָה.
[וטו] … et nous mériterons que très bientôt, vraiment, s’accomplisse « Et que nos yeux voient Ton retour à Sion avec ra'hamim », dans la guéoula véritable et complète, par Machia'h notre juste. Il viendra et nous conduira la tête haute vers notre terre, rapidement et de nos jours, vraiment. Il bâtira le Beth HaMikdach à son emplacement et rassemblera les dispersés d’Israël, etc. (Et jusqu’à ce que) « Alors Je transformerai pour les peuples une langue claire, etc. » « pour Le servir d’une seule épaule », « et la royauté appartiendra à Hachem ».
וטו, וְזוֹכִים שֶׁבַּקָּרוֹב מַמָּשׁ יהי' וְתֶחֱזֶינָה עֵינֵינוּ בְּשׁוּבְךָ לְצִיּוֹן בְּרַחֲמִים, בַּגְּאוּלָּה הָאֲמִיתִּית וְהַשְּׁלֵימָה ע"י מָשִׁיחַ צִדְקֵנוּ, יָבוֹא וְיוֹלִיכֵנוּ קוֹמְמִיּוּת לְאַרְצֵנוּ בִּמְהֵרָה בְּיָמֵינוּ מַמָּשׁ, וְיִבְנֶה בֵּית הַמִּקְדָּשׁ בִּמְקוֹמוֹ וְיִקַבֵּץ נִדְחֵי יִשְׂרָאֵל וכו' (וְעַד אֲשֶׁר) אָז אֶהְפּוֹךְ אֶל עַמִּים שָׂפָה בְרוּרָה וגו' וּלְעָבְדוֹ שְׁכֶם אֶחָד, וְהָיְתָה לה' הַמְּלוּכָה.
Publié dans le kountrass de l’issue de Sim'hat Torah 5738 [1977], daté « veille du saint Chabbat Berechit 5738 ».
יצא לאור בקונטרס מוצאי שמחת תורה – ה'תשל"ח, "עש"ק בראשית ה'תשל"ח".
Maamar commençant par « Bayom Hachemini Atséret », 5689. Maamar commençant par « Ets 'Haïm », 5699. Maamar commençant par « Lehavin inyan Sim'hat Torah », 5705 et 5706.
ד"ה ביום השמע"צ תרפ"ט. ד"ה עץ חיים תרצ"ט. ד"ה להבין ענין שמח"ת תש"ה ותש"ו.
Car il n’y a alors pas lieu de l’étudier. Et particulièrement selon l’enseignement de nos Sages, de mémoire bénie (Guitin 60b) : « Les paroles écrites, tu n’as pas le droit de les dire oralement. »
שאז אין שייך ללמוד אותה. ובפרט ע"פ מרז"ל (גיטין ס, ב) דדברים שבכתב אי אתה רשאי לאומרן בע"פ.
Hilkhot Talmud Torah de l’Admour Hazakène, chap. 2, § 12-13. Et voir les références qui y sont indiquées.
הל' ת"ת לאדה"ז פ"ב סי"ב-יג. וש"נ.
Or HaTorah, Chemini Atséret, p. 1779 et suivantes. Maamar commençant par « Bayom Hachemini Atséret », 5689 et 5706.
אוה"ת שמע"צ ע' א'תשעט ואילך. ד"ה ביוהשמע"צ תרפ"ט ותש"ו.
Likouteï Torah, Chir HaChirim 6c ; 22b. Or HaTorah, Chir HaChirim, p. 89 et suivantes.
לקו"ת שה"ש ו, ג. כב, ב. אוה"ת שה"ש ע' פט ואילך.
Fin du maamar commençant par « Bayom Hachemini Atséret », 5689 ; fin du maamar commençant par « Lehavin inyan Sim'hat Torah », 5706.
סד"ה ביוהשמע"צ תרפ"ט, סד"ה להבין ענין שמח"ת תש"ו.
5738 (plus haut, p. 134 et suivantes).
תשל"ח (לעיל ע' קלד ואילך).
Siddour, 265, fin de la col. a et suivantes. Hemchekh 5666, fin de la p. 32. Et en de nombreux autres endroits.
סדור רסה, סע"א ואילך. המשך תרס"ו ס"ע לב. ובכ"מ.
Souka 31a. Choul'han Aroukh de l’Admour Hazakène, chap. 645, § 2. Et bien qu’il s’agisse là du hadar au sens simple, l’explication selon laquelle il pousse à partir d’eux permet de comprendre que le hadar au sens simple, lui aussi, pousse à partir d’eux.
סוכה לא, א. שו"ע אדה"ז סתרמ"ה ס"ב. ואף ששם הוא בנוגע להדר כפשוטו – הרי ע"פ הביאור שגדל מהם מובן שגם הדר כפשוטו גדל מהם.
Voir le Ran à la fin du traité Pessa'him : les sept semaines qui séparent la sortie d’Égypte de Matan Torah [le don de la Torah] sont la source de « Tu compteras pour toi sept semaines ». Voir aussi le Zohar, vol. III (97b) : lors de la sortie d’Égypte, il fallait la préparation et le service de sept semaines avant de recevoir la Torah.
ראה ר"ן סוף מס' פסחים שענין ז' השבועות שמיציאת מצרים עד מתן תורה הוא מקור ענין שבעה שבועות תספר לך. וראה זח"ג (צז, ב) שביציאת מצרים הייתה צ"ל ההכנה והעבודה דז' שבועות קודם לקבלת התורה.
Selon les termes du verset [passouk] : Melakhim I 22:48.
לשון הכתוב – מלכים-א כב, מח.
À rapprocher de 'Hinoukh LaNaar, à la fin. Or HaTorah du Tséma'h Tsédek, maamar commençant par « VaHavayé pakad » (Berechit, vol. 4, p. 1510 et suivantes).
להעיר מחנוך לנער בסופו. אוה"ת להצ"צ ד"ה והוי' פקד (בראשית כרך ד ע' 1510 ואילך).
Selon les termes du passouk, Vayetsé 32:2. Et voir la si'ha du dernier jour de Pessa'h 5695 (imprimée dans le Sefer HaMaamarim 5711, p. 240).
לשון הכתוב ויצא לב, ב. וראה שיחת אחרון של פסח תרצ"ה (נדפסה בסה"מ תשי"א ע' 240).
Voir le maamar commençant par « Samea'h tesama'h », 5657, p. 49 et suivantes.
ראה ד"ה שמח תשמח תרנ"ז ע' 49 ואילך.
Dans Tsefania, au même endroit : « leovdo » [pour Le servir] (sans vav). Mais dans le Rambam, au même endroit (et ailleurs) : « oul'ovdo » [et pour Le servir] (avec vav). Et voir la remarque dans la lettre du 13 Tichri 5736 (Likouteï Si'hot, vol. 14, p. 414).
בצפני' שם: לעבדו (בלא וא"ו). אבל ברמב"ם שם (ועוד): ולעבדו (בוא"ו). וראה הערה במכתב י"ג תשרי תשל"ו (לקו"ש חי"ד ע' 414).
Avec l’aide de D.ieu À l’élévation de l’âme du rav et 'hassid, du rav et tamim, homme craignant D.ieu, éminent et honoré, dévoué aux besoins de la communauté, Rabbi Daniel Yits'hak, que la paix soit sur lui, fils de Rabbi Ephraïm, qu’il vive de longs et bons jours, qu’il vive de longs jours heureux, amen, Moskowitz, chalia'h de Sa Sainteté l’Admour, que son mérite nous protège, dans l’État de l’Illinois, décédé le 2 Adar II 5774 [2014]. Que son âme soit liée au faisceau de la vie. « Et moi, Daniel, je défaillis… puis je me levai et accomplis l’ouvrage du roi. »
ב"ה לע"נ הרה"ח הרה"ת אי"א נו"נ עוסק בצ"צ ר' דניאל יצחק ע"ה בן יבלחט"א ר' אפרים שליט"א מאסקאוויץ שליח כ"ק אדמו"ר זי"ע למדינת אילינוי נלב"ע ב' אדר שני ה'תשע"ד ת.נ.צ.ב.ה וַאֲנִי דָנִיֵּאל נִהְיֵיתִי ... וָאָקוּם וָאֶעֱשֶׂה אֶת מְלֶאכֶת הַמֶּלֶךְ