HASSIDUITÉב״ה
Maamarim du Rabbi5749
MAAMARמאמר
מַצָּה זוֹ
« Cette matsa »
Nuit du 14 Nissan 5749 [1989], à l'issue du 13 Nissan
Hébreu
texte intégral, vocalisé
Français
traduction littérale en regard
Explications
encadrés adaptés de Simply Chassidus et synthèse
hassiduite.com

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Maamarim du Rabbiתשמ"ט · 1989
MAAMARמאמר

מַצָּה זוֹ

« Cette matsa »

Nuit du 14 Nissan 5749 [1989], à l'issue du 13 Nissan

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Texte hébreu intégral vocalisé, traduction française en vis-à-vis, encadrés explicatifs adaptés du travail de Simply Chassidus.

Hassiduité — traduction et vocalisation assistées par intelligence artificielle, relues par une seconde intelligence artificielle. Texte hébreu : éditions Kehot, via chabad.org. Le Rabbi a dit ce maamar en 5749. Traduction française littérale en regard ; les encadrés explicatifs sont adaptés du travail de Simply Chassidus.

Hassiduité — traduction et vocalisation assistées par intelligence artificielle, relues par une seconde intelligence artificielle. Texte hébreu : éditions Kehot, via chabad.org. Le Rabbi a dit ce maamar en 5749. Traduction française littérale en regard ; les encadrés explicatifs sont adaptés du travail de Simply Chassidus.

13 Nissan, veille au soir du 14 Nissan 5749 [1989].
י"ג נִיסָן, אוֹר לי"ד נִיסָן תשמ"ט.
Cette matsa que nous mangeons, pour quelle raison ? Parce que la pâte de nos pères n'eut pas le temps de lever avant que le Roi des rois des rois, HaKadoch Barou'h Hou, se révèle à eux et les délivre.
מַצָּה זוֹ שֶׁאָנוּ אוֹכְלִים עַל שׁוּם מַה עַל שׁוּם שֶׁלֹּא הִסְפִּיק בְּצֶקֶת שֶׁל אֲבוֹתֵינוּ לְהַחֲמִיץ עַד שֶׁנִּגְלָה עֲלֵיהֶם ממה"מ הקב"ה וּגְאָלָם,
Il est expliqué dans les discours des Rebbeïm précédents pourquoi la Haggada donne comme raison de la consommation de la matsa à Pessa'h le fait que la pâte n'eut pas le temps de lever, alors que l'injonction de manger la matsa avait été donnée avant cela. C'est que, dans l'injonction de manger la matsa, il est écrit : « le soir, vous mangerez des matsot [מצת] », où מצת s'écrit sans vav. Dans le passouk « Ils firent cuire la pâte qu'ils avaient emportée d'Égypte en galettes de matsot [מצות] », etc., מצות s'écrit en revanche en entier, avec le vav.
וּמְבֹאָר בִּדְרוּשֵׁי רַבּוֹתֵינוּ נְשִׂיאֵינוּ, דְּזֶה שֶׁאוֹמֵר שֶׁהַטַּעַם עַל אֲכִילַת מַצָּה בְּפֶסַח הוּא מִשּׁוּם שֶׁלֹּא הִסְפִּיק לְהַחֲמִיץ, אַף שֶׁהַצִּוּוּי עַל אֲכִילַת מַצָּה הי' לִפְנֵי זֶה, כִּי בְּהַצִּוּוּי עַל אֲכִילַת מַצָּה כְּתִיב בָּעֶרֶב תֹּאכְלוּ מַצֹּת, מַצֹּת חָסֵר וא"ו, וּבַפָּסוּק וַיֹּאפוּ אֶת הַבָּצֵק אֲשֶׁר הוֹצִיאוּ מִמִּצְרַיִם עֻגֹת מַצּוֹת גו' כְּתִיב מַצּוֹת מָלֵא וא"ו.
L'injonction de manger la matsa vaut en effet pour avant minuit ['hatsot]. Or, avant minuit, ils étaient encore en Égypte, et le Roi des rois des rois, HaKadoch Barou'h Hou, ne s'était pas encore révélé à eux. C'est pourquoi, pour cette matsa, il est écrit מצת, sans vav.
דְּהַצִּוּוּי עַל אֲכִילַת מַצָּה הוּא קֹדֶם חֲצוֹת, וּמִכֵּיוָן שֶׁקּוֹדֶם חֲצוֹת הָיוּ עֲדַיִין בְּמִצְרַיִם, לִפְנֵי שֶׁנִּגְלָה עֲלֵיהֶם ממה"מ הקב"ה, לָכֵן בְּמַצָּה זוֹ כְּתִיב מַצֹּת חָסֵר וא"ו,
En revanche, le passouk « Ils firent cuire la pâte qu'ils avaient emportée d'Égypte en galettes de matsot », etc., parle de la matsa qu'ils cuisirent (et mangèrent) après être sortis d'Égypte (« la pâte qu'ils avaient emportée d'Égypte »). Cela se passa après minuit, une fois que le Roi des rois des rois, HaKadoch Barou'h Hou, se fut révélé à eux et les eut délivrés. C'est pourquoi, pour cette matsa, il est écrit מצות en entier, avec le vav.
משא"כ בַּפָּסוּק וַיֹּאפוּ אֶת הַבָּצֵק אֲשֶׁר הוֹצִיאוּ מִמִּצְרַיִם עֻגֹת מַצּוֹת גו' מְדַבֵּר בְּהַמַּצָּה שֶׁאָפוּ (וְאָכְלוּ) לְאַחֲרֵי שֶׁיָּצְאוּ מִמִּצְרַיִם (אֶת הַבָּצֵק אֲשֶׁר הוֹצִיאוּ מִמִּצְרַיִם) שֶׁזֶּה הי' לְאַחֲרֵי חֲצוֹת, לְאַחֲרֵי שֶׁנִּגְלָה עֲלֵיהֶם ממה"מ הקב"ה וּגְאָלָם, לָכֵן בְּמַצָּה זוֹ כְּתִיב מַצּוֹת מָלֵא וא"ו.
Cela explique aussi une autre différence. Pour la matsa d'avant minuit, il est écrit : « Vous garderez les matsot » : elle exige une surveillance [chimour] pour ne pas en venir à fermenter. Pour la matsa d'après minuit, il est écrit : « Ils firent cuire la pâte, etc., en matsot, car elle n'avait pas levé » : d'elle-même, elle n'en vint pas à fermenter. La matsa d'après minuit relève en effet du degré de מצות écrit en entier, avec le vav, qui est la révélation de « se révéla à eux le Roi des rois des rois, HaKadoch Barou'h Hou ». C'est pourquoi elle n'a pas besoin d'être gardée de la fermentation.
וְזֶהוּ גַּם מַה שֶׁבְּהִמָּצֵה שֶׁקּוֹדֶם חֲצוֹת כְּתִיב וּשְׁמַרְתֶּם אֶת הַמַּצּוֹת, שֶׁצְּרִיכָה שִׁמּוּר שֶׁלֹּא תָּבוֹא לִידֵי חִמּוּץ, וּבְהַמַּצָּה שֶׁאַחֲרֵי חֲצוֹת כְּתִיב וַיֹּאפוּ אֶת הַבָּצֵק גו' מַצּוֹת כִּי לֹא חָמֵץ, שֶׁמֵּעַצְמָהּ לֹא בָּאָה לִידֵי חִמּוּץ, כִּי הַמַּצָּה שֶׁאַחֲרֵי חֲצוֹת הִיא בחי' מַצּוֹת מָלֵא וא"ו, הַגִּילּוּי דְּנִגְלָה עֲלֵיהֶם ממה"מ הקב"ה, וְלָכֵן אֵין צְרִיכָה שִׁמּוּר מֵחִמּוּץ.
Or cette distinction entre avant et après minuit n'a existé que lors du premier Pessa'h, avant Matan Torah [le don de la Torah]. Après Matan Torah, il en va autrement : bien que la matsa que l'on mange la nuit de Pessa'h le soit avant minuit, elle relève du degré de מצות écrit en entier, avec le vav. Elle porte (aussi) l'élévation [ilouï] de « se révéla à eux le Roi des rois des rois, HaKadoch Barou'h Hou ».
וְהִנֵּה חִילּוּק זֶה שֶׁבֵּין קֹדֶם חֲצוֹת וּלְאַחֲרֵי חֲצוֹת הי' רַק בְּפֶסַח הָרִאשׁוֹן, לִפְנֵי מַתַּן תּוֹרָה. משא"כ לְאַחֲרֵי מַתַּן תּוֹרָה, אַף שֶׁהַמַּצָּה שֶׁאוֹכְלִים בְּלֵיל הַפֶּסַח הִיא לִפְנֵי חֲצוֹת, הִיא בחי' מַצּוֹת מָלֵא וא"ו, שֶׁיֵּשׁ בָּהּ (גַּם) הָעִילּוּי דְּנִגְלָה עֲלֵיהֶם ממה"מ הקב"ה.
C'est ce que dit la Haggada : « Cette matsa que nous mangeons, pour quelle raison ? Parce que [la pâte] n'eut pas le temps, etc., de lever » (d'elle-même, elle n'en vint pas à fermenter) « avant que le Roi des rois des rois, HaKadoch Barou'h Hou, se révèle à eux et les délivre ».
וז"ש בַּהַגָּדָה מַצָּה זוֹ שֶׁאָנוּ אוֹכְלִים עַל שׁוּם מַה עַל שׁוּם שֶׁלֹּא הִסְפִּיק כו' לְהַחֲמִיץ (שֶׁמֵּעַצְמָהּ לֹא בָּאָה לִידֵי חִמּוּץ) עַד שֶׁנִּגְלָה עֲלֵיהֶם ממה"מ הקב"ה וּגְאָלָם.
On peut dire que la matsa que nous mangeons depuis Matan Torah est plus élevée encore que le degré de מצות écrit en entier, avec le vav, du premier Pessa'h, celui d'avant Matan Torah.
ב) וְיֵשׁ לוֹמַר שֶׁהַמַּצָּה שֶׁאָנוּ אוֹכְלִים לְאַחֲרֵי מַתַּן תּוֹרָה, הִיא לְמַעְלָה יוֹתֵר גַּם מבחי' מַצּוֹת מָלֵא וא"ו דְּפֶסַח הָרִאשׁוֹן שֶׁלִּפְנֵי מַתַּן תּוֹרָה.
En effet, dans la matsa que nous mangeons depuis Matan Torah, la révélation du Roi des rois des rois, HaKadoch Barou'h Hou, vient au terme d'un service préalable : l'accomplissement de la Torah et des mitsvot tout au long de l'année (avant Pessa'h). C'est pourquoi cette révélation est plus élevée.
כִּי מִכֵּיוָן שֶׁהַגִּילּוּי דממה"מ הקב"ה בְּהַמַּצָּה שֶׁאָנוּ אוֹכְלִים לְאַחֲרֵי מ"ת הוּא ע"י קְדִימַת הָעֲבוֹדָה בְּקִיּוּם התומ"צ בְּמֶשֶׁךְ כָּל הַשָּׁנָה (קֹדֶם הַפֶּסַח), הוּא גִּילּוּי נַעֲלֶה יוֹתֵר.
Il en va de même de la révélation de la célébration de Chavouot, le temps de Matan Torah, qui vient après le service du compte de l'Omer [sefirat haomer] : elle surpasse la révélation de la sortie d'Égypte. Car la révélation de la sortie d'Égypte, si élevée fût-elle (« Lui-même, dans Sa gloire »), venait d'en haut, et c'est pourquoi elle ne fut que passagère.
וע"ד מַעֲלַת הַגִּילּוּי דחגה"ש זְמַן מ"ת שֶׁלְּאַחֲרֵי הָעֲבוֹדָה דִּסְפִירַת הָעֹמֶר עַל הַגִּילּוּי דיצי"מ, שֶׁהַגִּילּוּי דיצי"מ, עִם הֱיוֹתוֹ גִּילּוּי נַעֲלֶה בְּיוֹתֵר (בִּכְבוֹדוֹ וּבְעַצְמוֹ), מ"מ, מִכֵּיוָן שֶׁהַגִּילּוּי הי' מִצַּד מִלְמַעְלָה, הי' רַק לְפִי שָׁעָה,
Par le service du compte de l'Omer, qui est le service de l'être d'en bas (venant après la révélation de la sortie d'Égypte), on attire, en plus des quarante-neuf portes et une fois ces quarante-neuf portes menées à leur plénitude, la cinquantième porte aussi [litt. : « la porte du noun »]. (Cette porte, elle aussi, est attirée par notre service, comme il est écrit : « vous compterez cinquante jours », etc.)
וע"י הָעֲבוֹדָה דספה"ע, עֲבוֹדַת הַתַּחְתּוֹן (שֶׁלְּאַחֲרֵי הַגִּילּוּי דיצי"מ), מַמְשִׁיכִים נוֹסָף עַל המ"ט שְׁעָרִים, לְאַחֲרֵי הַשְּׁלֵימוּת דמ"ט שְׁעָרִים, גַּם שַׁעַר הנו"ן (שֶׁגַּם שַׁעַר זֶה נִמְשָׁךְ ע"י עֲבוֹדָתֵנוּ כמ"ש תִּסְפְּרוּ חֲמִשִּׁים יוֹם גו'),
Et dans la cinquantième porte elle-même, on attire, en plus de son degré inférieur, qui se rattache aux quarante-neuf portes (à l'image d'Arikh), son degré supérieur aussi, qui échappe à tout rattachement aux quarante-neuf portes (à l'image d'Atik [le degré le plus intérieur du Kéter]). Ce degré est plus élevé encore que la révélation de la sortie d'Égypte.
וּבְשַׁעַר הנו"ן גּוּפָא – נוֹסָף עַל בְּחִינָה הַתַּחְתּוֹנָה שֶׁבּוֹ שֶׁהִיא שַׁיֶּכֶת להמ"ט שְׁעָרִים (דּוּגְמַת אֲרִיךְ) גַּם בְּחִינָה עֶלְיוֹנָה שֶׁבּוֹ שֶׁלְּמַעְלָה מִשַּׁיָּכוּת להמ"ט שְׁעָרִים (דּוּגְמַת עַתִּיק), שֶׁהוּא נַעֲלֶה יוֹתֵר גַּם מֵהַגִּלּוּי דיצי"מ.
Au-delà des quarante-neuf portes, après la perfection des quarante-neuf portes, il y a aussi la cinquantième porte (cette porte aussi est attirée par notre service, comme le dit le passouk : « Vous compterez cinquante jours », etc.). Et dans la cinquantième porte elle-même, outre son degré inférieur, qui appartient aux quarante-neuf portes (à l'image d'Arikh), il y a aussi son degré supérieur, qui est au-dessus de tout rapport avec les quarante-neuf portes (à l'image d'Atik), et qui est plus élevé même que la révélation de la sortie d'Égypte.
עַל המ"ט שְׁעָרִים, לְאַחֲרֵי הַשְּׁלֵימוּת דמ"ט שְׁעָרִים, גַּם שַׁעַר הנו"ן (שֶׁגַּם שַׁעַר זֶה נִמְשָׁךְ ע"י עֲבוֹדָתֵנוּ כמ"ש תִּסְפְּרוּ חֲמִשִּׁים יוֹם גו'), וּבְשַׁעַר הנו"ן גּוּפָא – נוֹסָף עַל בְּחִינָה הַתַּחְתּוֹנָה שֶׁבּוֹ שֶׁהִיא שַׁיֶּכֶת להמ"ט שְׁעָרִים (דּוּגְמַת אֲרִיךְ) גַּם בְּחִינָה עֶלְיוֹנָה שֶׁבּוֹ שֶׁלְּמַעְלָה מִשַּׁיָּכוּת להמ"ט שְׁעָרִים (דּוּגְמַת עַתִּיק), שֶׁהוּא נַעֲלֶה יוֹתֵר גַּם מֵהַגִּלּוּי דיצי"מ.
On peut ajouter que la supériorité de la matsa que nous mangeons après Matan Torah [le don de la Torah] sur la matsa d'après minuit d'alors réside non seulement dans le fait que la révélation contenue dans la matsa que nous mangeons vient du service accompli auparavant, par l'accomplissement de la Torah et des mitsvot avant Pessa'h, mais aussi dans le fait que manger la matsa est en soi une mitsva.
וְיֵשׁ לְהוֹסִיף דְּמַעֲלַת הַמַּצָּה שֶׁאָנוּ אוֹכְלִים לְאַחֲרֵי מ"ת עַל הַמַּצָּה שֶׁלְּאַחֲרֵי חֲצוֹת שהי' אָז, הִיא (נוֹסָף עַל שֶׁהַגִּילּוּי בְּהַמַּצָּה שֶׁאָנוּ אוֹכְלִים בָּא ע"י קְדִימַת הָעֲבוֹדָה בְּקִיּוּם התומ"צ קֹדֶם הַפֶּסַח, אֶלָּא) גַּם מִפְּנֵי שֶׁאֲכִילַת הַמַּצָּה עַצְמָהּ הִיא מִצְוָה.
En effet, la matsa d'après minuit, à l'époque, existait (principalement) parce que la pâte de nos pères n'avait pas eu le temps de lever (du fait de la révélation d'en haut) : il n'y avait là aucun service (ni accomplissement d'une mitsva). La matsa que nous mangeons après Matan Torah, elle, est liée au service de l'homme, à l'accomplissement de la mitsva de manger la matsa.
דְּהַמַּצָּה שֶׁלְּאַחֲרֵי חֲצוֹת אָז הָיְתָה (בְּעִיקָר) מִפְּנֵי שֶׁלֹּא הִסְפִּיק בְּצֶקֶת שֶׁל אֲבוֹתֵינוּ לְהַחֲמִיץ (מִצַּד הַגִּילּוּי דִּלְמַעְלָה), וְלֹא הי' בָּזֶה עֲבוֹדָה (וְקִיּוּם מִצְוָה). וְהַמַּצָּה שֶׁאָנוּ אוֹכְלִים לְאַחֲרֵי מ"ת הִיא קְשׁוּרָה עִם עֲבוֹדַת הָאָדָם, קִיּוּם מִצְוַת אֲכִילַת מַצָּה.
c) Il faut toutefois comprendre ce que l'on dit : « Cette matsa que nous mangeons, pour quelle raison ? Parce que la pâte de nos pères n'eut pas le temps de lever. » Or la matsa que nous mangeons (après Matan Torah) possède la qualité du service et celle de l'accomplissement de la mitsva [et, plus précisément, d'une mitsva postérieure à Matan Torah]. Comment peut-on dire alors que la matsa que nous mangeons est due au fait qu'elle n'eut pas le temps de lever (qu'elle soit matsa et non 'hamets vient d'elle-même, parce qu'elle n'eut pas le temps de lever) ?
ג) וְצָרִיךְ לְהָבִין מַה שֶׁאוֹמְרִים מַצָּה זוֹ שֶׁאָנוּ אוֹכְלִים עַל שׁוּם מַה עַל שׁוּם שֶׁלֹּא הִסְפִּיק בְּצֶקֶת שֶׁל אֲבוֹתֵינוּ לְהַחֲמִיץ, הֲרֵי הַמַּצָּה שֶׁאָנוּ אוֹכְלִים (לְאַחֲרֵי מ"ת) יֵשׁ בָּהּ מַעֲלַת הָעֲבוֹדָה וְהַמַּעֲלָה דְּקִיּוּם הַמִּצְוָה [וּבָזֶה גּוּפָא – מִצְוָה שֶׁלְּאַחֲרֵי מַתַּן תּוֹרָה], וְהֵיאַךְ אוֹמְרִים דְּהַמַּצָּה שֶׁאָנוּ אוֹכְלִים הוּא עַל שׁוּם שֶׁלֹּא הִסְפִּיק לְהַחֲמִיץ (דְּזֶה שֶׁהוּא מַצָּה וְלֹא חָמֵץ הוּא בָּא מִמֵּילָא, מִפְּנֵי שֶׁלֹּא הִסְפִּיק לְהַחֲמִיץ).
On peut proposer l'explication suivante : la mitsva du récit de la sortie d'Égypte consiste à raconter l'événement de la sortie d'Égypte tel qu'il s'est déroulé alors.
וְיֵשׁ לוֹמַר הַבֵּיאוּר בָּזֶה, כִּי מִצְוַת סִיפּוּר יצי"מ הִיא לְסַפֵּר הָעִנְיָן דִּיצִיאַת מִצְרַיִם כְּמוֹ שהי' אָז.
De plus (et c'est l'essentiel), puisque « si HaKadoch Barou'h Hou n'avait pas fait sortir nos pères d'Égypte, etc., nous serions asservis à Pharaon en Égypte », aujourd'hui encore (et en particulier la nuit de Pessa'h), bien que nous nous trouvions déjà après la sortie d'Égypte et après Matan Torah, la situation d'alors existe aussi.
וְעוֹד (וְעִיקָר) כֵּיוָן שֶׁאִלּוּ לֹא הוֹצִיא הקב"ה אֶת אֲבוֹתֵינוּ מִמִּצְרַיִם כו' מְשׁוּעְבָּדִים הָיִינוּ לְפַרְעֹה בְּמִצְרַיִם, לָכֵן גַּם עַכְשָׁיו (וּבִפְרָט בְּלֵיל הַפֶּסַח) אַף שֶׁנִּמְצָאִים כְּבָר לְאַחֲרֵי יצי"מ וּלְאַחֲרֵי מַתַּן תּוֹרָה, יֵשׁ גַּם הַמַּעֲמָד וּמַצָּב שהי' אָז.
C'est pourquoi l'on dit (dans le récit de la sortie d'Égypte que contient la Haggada) : « Cette matsa que nous mangeons, etc., parce que la pâte de nos pères n'eut pas le temps de lever avant que le Roi des rois des rois, HaKadoch Barou'h Hou, ne se révèle à eux et ne les délivre »,
וְלָכֵן אוֹמְרִים (בְּהַסִּפּוּר דיצי"מ שֶׁבְּהַגָּדָה) מַצָּה זוֹ שֶׁאָנוּ אוֹכְלִים כו' עַל שׁוּם שֶׁלֹּא הִסְפִּיק בְּצֶקֶת שֶׁל אֲבוֹתֵינוּ לְהַחֲמִיץ עַד שֶׁנִּגְלָה עֲלֵיהֶם ממה"מ הקב"ה וּגְאָלָם,
car la matsa que nous mangeons avant minuit possède, outre la qualité de la matsa d'avant minuit (la qualité du service de l'inférieur, qui accomplit l'ordre de HaKadoch Barou'h Hou, comme ce fut le cas avant Matan Torah), également la qualité de la matsa d'après minuit : celle de n'avoir pas eu le temps de lever (aucune fermentation n'y est possible), du fait de la révélation d'en haut.
דְּבְּהַמַּצָּה שֶׁאָנוּ אוֹכְלִים קֹדֶם חֲצוֹת יֵשׁ בָּהּ נוֹסָף עַל מַעֲלַת הַמַּצָּה דְּקֹדֶם חֲצוֹת – הַמַּעֲלָה דַּעֲבוֹדַת הַתַּחְתּוֹן בְּקִיּוּם צִיוּוּי הקב"ה (כְּמוֹ שהי' לִפְנֵי מ"ת), גַּם מַעֲלַת הַמַּצָּה שֶׁאַחֲרֵי חֲצוֹת – הַמַּעֲלָה דְּלֹא הִסְפִּיק לְהַחֲמִיץ (שא"א לִהְיוֹת בָּהּ חִמּוּץ) מִצַּד הַגִּילּוּי דְּמִלְּמַעְלָה.
En outre, la matsa que nous mangeons possède aussi l'élévation qui vient de Matan Torah : l'accomplissement d'une mitsva postérieure à Matan Torah.
וְנוֹסָף לָזֶה, בְּהַמַּצָּה שֶׁאָנוּ אוֹכְלִים יֵשׁ גַּם הָעִילּוּי דְּמִצַּד מַתַּן תּוֹרָה, קִיּוּם מִצְוָה שֶׁלְּאַחֲרֵי מַתַּן תּוֹרָה.
Bien plus, elle possède aussi quelque chose de la qualité de la consommation de la matsa le septième jour de Pessa'h, qui est facultative [rechout] (ce qui est au-dessus de l'obligation), et qui est elle-même à l'image de l'acte de manger à venir.
וִיתֵירָה מִזּוֹ, שֶׁיֵּשׁ בָּהּ גַּם מֵעֵין הַמַּעֲלָה דַּאֲכִילַת מַצָּה בִּשְׁבִיעִי שֶׁל פֶּסַח שֶׁהִיא רְשׁוּת (שֶׁלְּמַעְלָה מֵחוֹבָה), שֶׁהִיא מֵעֵין הָאֲכִילָה דלע"ל.
d) Puisse-t-il être Sa volonté, d'autant que l'on conclut (selon l'usage) par le don de la tsédaka, à l'image de la conclusion de tous les jours de Pessa'h, qui a lieu le septième jour de Pessa'h, et plus encore de la conclusion de tous les jours de Pessa'h (hors d'Israël), qui a lieu le dernier jour de Pessa'h, où brille la révélation de la lumière de Machia'h, raison pour laquelle la lecture prophétique [haftara] du dernier jour de Pessa'h traite elle aussi de la venue de Machia'h
ד) וִיהִי רָצוֹן, וּבִפְרָט שֶׁמְּסַיְּמִים (כַּנָּהוּג) בִּנְתִינַת צְדָקָה, ע"ד שֶׁהַסִּיּוּם דְּכָל יְמֵי הַפֶּסַח הוּא בִּשְׁבִיעִי שֶׁל פֶּסַח, וִיתֵירָה מִזּוֹ שֶׁהַסִּיּוּם דְּכָל יְמֵי הַפֶּסַח (בחו"ל) הוּא בְּאַחֲרוֹן שֶׁל פֶּסַח שֶׁבּוֹ מֵאִיר גִּילּוּי הֶאָרַת הַמָּשִׁיחַ, שֶׁלָּכֵן גַּם הַהַפְטָרָה דאחש"פ הִיא בְּבִיאַת הַמָּשִׁיחַ
[On peut relier cela aussi au huitième jour de Pessa'h, car dans la haftara le passouk dit : « En ce jour-là, D.ieu étendra une seconde fois Sa main pour acquérir le reste de Son peuple qui subsistera parmi les sept lieux de galout (Achour, l'Égypte, etc., et le huitième : les îles de la mer) », et Il les amènera à l'état de « huitième » : l'état de la guéoula véritable et complète],
[וְיֵשׁ לְקַשֵּׁר זֶה גַּם עִם שְׁמִינִי שֶׁל פֶּסַח, כִּי בְּהַהַפְטָרָה כְּתִיב בַּיּוֹם הַהוּא יוֹסִיף אד' שֵׁנִית יָדוֹ לִקְנוֹת אֶת שְׁאָר עַמּוֹ אֲשֶׁר יִשָּׁאֵר מז' מְקוֹמוֹת שֶׁל גָּלוּת (אַשּׁוּר, מִצְרַיִם וכו' וְהַשְּׁמִינִי אִיֵּי הַיָּם) וִיבִיאֵם לְמַצָּב שֶׁל שְׁמִינִי – הַמַּצָּב דִּגְאוּלָּה הָאֲמִיתִּית וְהַשְּׁלֵימָה],
que s'accomplisse la prophétie, concrètement, dans tous ses détails, et aussi dans sa dimension intérieure : « La terre sera remplie de la connaissance de Hachem, comme les eaux recouvrent la mer. »
וִיקֻיַּם הַיִּעוּד בְּפַשְׁטוּת וּבְכָל הַפְּרָטִים וְגַם בִּפְנִימִיּוּת מָלְאָה הָאָרֶץ דֵּעָה אֶת הוי' כַּמַּיִם לַיָּם מְכַסִּים.
Barou'h Hachem À la mémoire de l'éminent 'hassid, l'éminent tamim, homme craignant D.ieu, honnête en affaires, dévoué aux besoins de la communauté, Rabbi Daniel Yits'hak, de mémoire bénie, fils de Rabbi Efraïm (qu'il soit séparé [des morts] pour une vie bonne et longue), qu'il vive de longs jours, Moskovitz, chalia'h de Sa Sainteté l'Admour, que son mérite nous protège, pour l'État de l'Illinois, décédé le 2 Adar II 5774 [2014]. Que son âme soit liée au faisceau de la vie. « Et moi, Daniel, je fus épuisé... puis je me levai et accomplis l'ouvrage du roi. »
ב"ה לע"נ הרה"ח הרה"ת אי"א נו"נ עוֹסֵק בצ"צ ר' דָּנִיֵּאל יִצְחָק ע"ה בֵּן יבלחט''א ר' אֶפְרַיִם שליט''א מַאסְקָאוויץ שָׁלִיחַ כ"ק אדמו"ר זי"ע לִמְדִינַת אִילִינוֹי נלב"ע ב' אֲדָר שֵׁנִי ה'תשע"ד ת.נ.צ.ב.ה וַאֲנִי דָּנִיֵּאל נִהְיֵיתִי ...וָאָקוּם וָאֶעֱשֶׂה אֶת מְלֶאכֶת הַמֶּלֶךְ