HASSIDUITÉב״ה
Maamarim du Rabbi5727
MAAMARמאמר
רָנִּי וְשִׂמְחִי
« Chante et réjouis-toi »
Chabbat Beha'alotekha 5727 [1967]
Hébreu
texte intégral, vocalisé
Français
traduction littérale en regard
Explications
encadrés adaptés de Simply Chassidus et synthèse
hassiduite.com

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Maamarim du Rabbiתשכ"ז · 1967
MAAMARמאמר

רני ושמחי

« Chante et réjouis-toi »

Chabbat Beha'alotekha 5727 [1967]

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Texte hébreu intégral vocalisé, traduction française en vis-à-vis, encadrés explicatifs adaptés du travail de Simply Chassidus.

Hassiduité — traduction et vocalisation assistées par intelligence artificielle, relues par une seconde intelligence artificielle. Texte hébreu : éditions Kehot, via chabad.org. Le Rabbi a dit ce maamar en 5727. Traduction française littérale en regard ; les encadrés explicatifs sont adaptés du travail de Simply Chassidus.

Hassiduité — traduction et vocalisation assistées par intelligence artificielle, relues par une seconde intelligence artificielle. Texte hébreu : éditions Kehot, via chabad.org. Le Rabbi a dit ce maamar en 5727. Traduction française littérale en regard ; les encadrés explicatifs sont adaptés du travail de Simply Chassidus.

Avec l'aide du Ciel. Chabbat de la paracha Behaalotékha, 9 Sivan 5727 [1967].
בס"ד. ש"פ בְּהַעֲלוֹתְךָ, ט' סִיוָן ה'תשכ"ז
« Chante et réjouis-toi, fille de Sion », etc. Dans le Torah Or (discours de 'Hanoucca), dans le maamar qui commence par ces mots, l'Admour Hazakène relève une précision. Il aurait apparemment fallu commencer la lecture prophétique [haftara] du Chabbat de 'Hanoucca par le verset [passouk] « Il me dit, etc. : J'ai vu, et voici une ménora d'or », etc. Pourquoi commence-t-on alors par « Chante et réjouis-toi, fille de Sion » ?
רָנִּי וְשִׂמְחִי בַּת צִיּוֹן גו', וּמְדַיֵּק אדמו"ר הַזָּקֵן בתו"א (דְּרוּשֵׁי חֲנוּכָּה) ד"ה זֶה, דְּלִכְאוֹרָה הי' צָרִיךְ לְהַתְחִיל הַהַפְטוֹרָה דְּשַׁבָּת חֲנוּכָּה בַּפָּסוּק וַיֹּאמֶר אֵלַי גו' רָאִיתִי וְהִנֵּה מְנוֹרַת זָהָב גו', וְלָמָּה מַתְחִילִין בְּרָנִּי וְשִׂמְחִי בַּת צִיּוֹן.
Il y explique que le lien entre « Chante et réjouis-toi, fille de Sion » et 'Hanoucca est le suivant : « fille de Sion » désigne la Knesset Israël [la communauté d'Israël] au temps de la galout. En effet, à l'époque du Beth HaMikdach, la Knesset Israël porte le nom de « Sion », et au temps de la galout, elle est appelée « fille de Sion », ainsi qu'il y est longuement expliqué.
וּמְבֹאָר שָׁם, שֶׁהַשַּׁיָּכוּת דְּרָנִּי וְשִׂמְחִי בַּת צִיּוֹן לַחֲנֻכָּה הִיא, כִּי בַּת צִיּוֹן קאי עַל כְּנֶסֶת יִשְׂרָאֵל בִּזְמַן הַגָּלוּת, דְּבִזְמַן הַבַּיִת נִקְרֵאת כְּנֶסֶת יִשְׂרָאֵל בְּשֵׁם צִיּוֹן וּבִזְמַן הַגָּלוּת נִקְרֵאת בַּת צִיּוֹן, כַּמְבוֹאָר שָׁם בַּאֲרוּכָה.
Il faut cependant comprendre ceci. La précision mentionnée plus haut [la haftara commence par « Chante et réjouis-toi, fille de Sion » et non par « J'ai vu, et voici une ménora d'or »] vaut aussi pour la haftara du Chabbat de la paracha Behaalotékha, qui tombe peu après le temps du don de notre Torah. Or Matan Torah [le don de la Torah] relève de la liberté. Et malgré cela, la haftara du Chabbat de la paracha Behaalotékha commence elle aussi par « Chante et réjouis-toi, fille de Sion ».
וְצָרִיךְ לְהָבִין, דְּדִיּוּק הנ"ל [שֶׁהַתְחָלַת הַהַפְטוֹרָה הִיא רָנִּי וְשִׂמְחִי בַּת צִיּוֹן וְלֹא רָאִיתִי וְהִנֵּה מְנוֹרַת זָהָב] הוּא גַּם בְּהַהַפְטוֹרָה דְּשַׁבָּת פָּרָשַׁת בְּהַעֲלוֹתְךָ, שֶׁבַּסְּמִיכוּת לִזְמַן מַתַּן תּוֹרָתֵנוּ, דְּמַתַּן תּוֹרָה הו"ע חֵירוּת, ואעפ"כ גַּם הַתְחָלַת הַהַפְטוֹרָה דש"פ בְּהַעֲלוֹתְךָ הִיא רָנִּי וְשִׂמְחִי בַּת צִיּוֹן.
b) Or, dans le Torah Or, au même endroit, dans le premier maamar « Chante et réjouis-toi », [l'Admour Hazakène] rattache le passouk « Chante et réjouis-toi, fille de Sion » à l'enseignement du Midrach (sur le passouk « Sortez et contemplez, filles de Sion, le roi Chlomo, avec la couronne dont sa mère l'a couronné ») : « Parabole : un roi, etc. Il ne cessa de la chérir jusqu'à l'appeler "ma fille", etc. Il ne cessa de la chérir jusqu'à l'appeler "ma sœur", etc. Il ne cessa de la chérir jusqu'à l'appeler "ma mère". »
ב) וְהִנֵּה בתו"א שָׁם בד"ה רָנִּי וְשִׂמְחִי הָרִאשׁוֹן מְקַשֵּׁר הַפָּסוּק רָנִּי וְשִׂמְחִי בַּת צִיּוֹן עִם מַאֲמַר הַמִּדְרָשׁ (עה"פ צְאֶינָה וּרְאֶינָה בְּנוֹת צִיּוֹן בַּמֶּלֶךְ שְׁלֹמֹה בָּעֲטָרָה שֶׁעִטְּרָה לּוֹ אִמּוֹ), מָשָׁל לְמֶלֶךְ כו' לֹא זָז מְחַבְּבָה עַד שֶׁקְּרָאָהּ בִּתִּי כו' לֹא זָז מְחַבְּבָה עַד שֶׁקְּרָאָהּ אֲחוֹתִי כו' לֹא זָז מְחַבְּבָה עַד שֶׁקְּרָאָהּ אִמִּי.
Il y explique que ces trois notions (ma fille, ma sœur, ma mère) correspondent, dans le service de l'homme, à l'accomplissement des mitsvot, à l'étude de la Torah et au service de don total de soi [mesirout nefech]. Dans l'accomplissement des mitsvot, l'homme qui accomplit la mitsva se trouve au niveau de celui qui reçoit (« fille ») : il reçoit l'épanchement attiré par l'accomplissement de la mitsva. Par l'étude de la Torah, les enfants d'Israël deviennent les frères et les compagnons de HaKadoch Barou'h Hou (« ma sœur »). Et par le service de mesirout nefech, ils sont appelés « ma mère » : ce sont eux qui exercent, pour ainsi dire, une influence sur HaKadoch Barou'h Hou.
וּמְבֹאָר שָׁם, דג' עִנְיָנִים אֵלֶּה (בִּתִּי אֲחוֹתִי אִמִּי) בַּעֲבוֹדַת הָאָדָם הֵם קִיּוּם הַמִּצְווֹת עֵסֶק הַתּוֹרָה וְהָעֲבוֹדָה דְּמְסִירַת נֶפֶשׁ. דְּבְקִיּוּם הַמִּצְווֹת הָאָדָם הַמְקַיֵּם אֶת הַמִּצְוָה הוּא בחי' מְקַבֵּל (בַּת), שֶׁהוּא מְקַבֵּל אֶת הַהַמְשָׁכָה שֶׁנִּמְשֶׁכֶת ע"י קִיּוּם הַמִּצְוָה. וע"י עֵסֶק הַתּוֹרָה נַעֲשִׂים יִשְׂרָאֵל אַחִים וְרֵעִים להקב"ה (אֲחוֹתִי). וע"י הָעֲבוֹדָה דמס"נ נק' בְּשֵׁם אִמִּי, שֶׁהֵם מַשְׁפִּיעִים כִּבְיָכוֹל בהקב"ה.
On peut relier cela à ce qui est expliqué en plusieurs endroits sur le passouk « avec la couronne dont sa mère l'a couronné ». La couronne dont la Knesset Israël (« sa mère ») a couronné HaKadoch Barou'h Hou, c'est d'avoir placé « nous ferons » avant « nous entendrons ». En effet, l'annulation de soi [bitoul] qu'implique le fait de placer « nous ferons » avant « nous entendrons » est semblable au bitoul de la mesirout nefech.
וְיֵשׁ לְקַשֵּׁר זֶה עִם הַמְבוֹאָר בכ"מ עה"פ בָּעֲטָרָה שֶׁעִטְּרָה לּוֹ אִמּוֹ, דְּהָעֲטָרָה שֶׁעִטְּרָה כנס"י (אִמּוֹ) להקב"ה הוּא ע"י שֶׁהִקְדִּימוּ נַעֲשֶׂה לְנִשְׁמָע, כִּי הַבִּיטּוּל דְּהַקְדָּמַת נַעֲשֶׂה לְנִשְׁמָע הוּא כְּהַבִּטּוּל דמס"נ.
On peut proposer l'explication suivante. L'une des raisons pour lesquelles on lit la paracha « Quand tu élèveras les lampes » [Behaalotékha et hanerot] après la fête de Chavouot est que les lampes désignent les Nechamot d'Israël, comme le dit le passouk : « La Nechama de l'homme est la lampe de Havayé. » « Lampe de Havayé » signifie que la Nechama éclaire (influence), pour ainsi dire, Havayé. C'est ce qu'enseigne le Midrach sur le passouk « Quand tu allumeras les lampes » : Israël éclaire Celui qui éclaire le monde entier. Cette notion se rattache à la fête de Chavouot : « la couronne dont sa mère l'a couronné ».
וְיֵשׁ לוֹמַר, דְּמֵהַטְּעָמִים שֶׁקּוֹרְאִין פָּרָשַׁת בְּהַעֲלוֹתְךָ אֶת הַנֵּרוֹת לְאַחֲרֵי חַג הַשָּׁבוּעוֹת הוּא, כִּי נֵרוֹת קאי עַל נְשָׁמוֹת יִשְׂרָאֵל כמ"ש נֵר הוי' נִשְׁמַת אָדָם, דְּפֵרוּשׁ נֵר הוי' הוּא שֶׁהַנְּשָׁמָה מְאִירָה (מֻשְׁפַּעַת) כִּבְיָכוֹל להוי', וְכִדְאִיתָא בַּמִּדְרָשׁ עה"פ בְּהַעֲלוֹתְךָ אֶת הַנֵּרוֹת שֶׁיִּשְׂרָאֵל מְאִירִין לְמִי שֶׁמֵּאִיר לְכָל הָעוֹלָם, וְעִנְיָן זֶה שַׁיָּךְ לְחַג הַשָּׁבוּעוֹת, עֲטָרָה שֶׁעִטְּרָה לוֹ אִמּוֹ.
Dès lors, il faut comprendre plus encore pourquoi la haftara du Chabbat de la paracha « Quand tu allumeras les lampes » (notion de « ma mère ») est « Chante et réjouis-toi, fille de Sion ».
ועפ"ז צָרִיךְ לְהָבִין עוֹד יוֹתֵר מַה שֶּׁהָהַפְטוֹרָה דש"פ בְּהַעֲלוֹתְךָ אֶת הַנֵּרוֹת (עִנְיַן אִמִּי) הוּא רָנִּי וְשִׂמְחִי בַּת צִיּוֹן.
Voici de quoi il s'agit : l'épanchement qui est attiré par l'accomplissement des mitsvot, « Ma fille » [biti], est plus élevé que l'épanchement attiré par le service de « Ma sœur » [a'hoti] et de « Ma mère » [imi].
ג) וְהָעִנְיָן הוּא, שֶׁהַהַמְשָׁכָה שע"י קִיּוּם הַמִּצְווֹת, בִּתִּי, הִיא הַמְשָׁכָה נַעֲלֵית יוֹתֵר מֵהַהַמְשָׁכָה שע"י הָעֲבוֹדָה דְּאֲחוֹתִי וְאִמִּי.
En effet, le service de don total de soi [mesirout nefech] (« Ma mère »), et de même l'étude de la Torah (« Ma sœur »), est un service spirituel. Il a donc un lien avec l'épanchement qu'il attire. Or l'épanchement qu'attire le service de « Ma sœur » et de « Ma mère » est comme un éveil d'en haut [itarouta dile'ela], qui s'éveille et est attiré sous l'effet d'un éveil d'en bas [itarouta diletata]. Cet épanchement ne provient donc que du niveau que l'éveil d'en bas peut atteindre.
כִּי הָעֲבוֹדָה דְּמְסִירַת נֶפֶשׁ (אִמִּי), ועד"ז עֵסֶק הַתּוֹרָה (אֲחוֹתִי), מִכֵּיוָן שֶׁהִיא עֲבוֹדָה רוּחָנִית, יֵשׁ לָהּ שַׁיָּכוּת לְהַהַמְשָׁכָה שֶׁנִּמְשֶׁכֶת עַל יָדָהּ, וְכֵיוָן שֶׁהַהַמְשָׁכָה שע"י הָעֲבוֹדָה דְּאֲחוֹתִי וְאִמִּי הִיא כְּמוֹ אתערותא דלעילא שֶׁמִּתְעוֹרֶרֶת וְנִמְשֶׁכֶת עַל יְדֵי אתערותא דִלְתַתָּא, הַהַמְשָׁכָה הִיא רַק מִמָּקוֹם שאתעדל"ת מַגַּעַת לְשָׁם.
Quant à l'épanchement attiré par l'acte des mitsvot, l'accomplissement d'une mitsva étant une action matérielle sans aucune commune mesure, il est comme un éveil d'en haut qui vient de lui-même. C'est pourquoi cet épanchement provient de l'Essence de l'Or Ein Sof [lumière infinie].
וְהַהַמְשָׁכָה שע"י מַעֲשֵׂה הַמִּצְווֹת, שֶׁעֲשִׂיַּת הַמִּצְוָה הִיא עשי' גַּשְׁמִית שֶׁאֵינָהּ בְּעֵרֶךְ כְּלָל, הִיא כְּמוֹ אתעדל"ע שֶׁמִּצַּד עַצְמָהּ, וְלָכֵן הַהַמְשָׁכָה הִיא מֵעַצְמוּת אוא"ס.
C'est le sens de : « Chante et réjouis-toi, fille de Sion, car voici que Je viens et Je résiderai en ton sein. » « Voici que Je viens » [hineni ba] comporte deux points. « Voici » [hineni] : Je suis prêt de Moi-même, sans éveil d'en bas. « Je viens » [ba] : Moi-même, pour ainsi dire, l'Or Ein Sof, béni soit-Il, véritablement.
וְזֶהוּ רָנִּי וְשִׂמְחִי בַּת צִיּוֹן כִּי הִנְנִי בָא וְשָׁכַנְתִּי בְתוֹכֵךְ, שֶׁהִנְנִי בָּא כּוֹלֵל שְׁנֵי עִנְיָנִים. הִנְנִי מוּכָן מֵעַצְמִי שֶׁלֹּא ע"י אתעדל"ת, בָּא, אֲנִי בְּעַצְמִי כִּבְיָכוֹל אוא"ס ב"ה מַמָּשׁ.
On peut ajouter que la supériorité du service de « Ma fille » sur le service de « Ma sœur » et de « Ma mère » concerne aussi l'homme qui accomplit ce service.
וְיֵשׁ לְהוֹסִיף, שֶׁהַמַּעֲלָה דְּהָעֲבוֹדָה דְּבִתִּי עַל הָעֲבוֹדָה דְּאֲחוֹתִי וְאִמִּי הִיא גַּם בְּנוֹגֵעַ לְהָאָדָם הָעוֹבֵד.
Car dans le service de « Ma sœur » et de « Ma mère », on ressent de manière subtile l'existence propre de l'homme qui sert : le haut degré atteint par son service [l'élévation du service lui-même (le service de l'étude de la Torah, et à plus forte raison le service de mesirout nefech), et l'élévation que produit son service : il devient un frère de HaKadoch Barou'h Hou et, plus encore, exerce pour ainsi dire une influence sur HaKadoch Barou'h Hou],
שֶׁבְּהָעֲבוֹדָה דְּאֲחוֹתִי וְאִמִּי נִרְגָּשׁ בְּדַקּוּת מְצִיאוּתוֹ שֶׁל הָאָדָם הָעוֹבֵד, גּוֹדֶל הָעִילּוּי דְּהָעֲבוֹדָה שֶׁלּוֹ [הָעִילּוּי דְּהָעֲבוֹדָה עַצְמָהּ (הָעֲבוֹדָה דְּעֵסֶק הַתּוֹרָה, ומכש"כ הָעֲבוֹדָה דמס"נ), וְהָעִלּוּי שֶׁנַּעֲשָׂה ע"י עֲבוֹדָתוֹ, שֶׁנַּעֲשֶׂה אָח להקב"ה ויתירה מִזּוֹ שֶׁמַּשְׁפִּיעַ כִּבְיָכוֹל בהקב"ה],
tandis que dans le service de « Ma fille » (l'accomplissement des mitsvot), c'est son annulation de soi [bitoul] que l'on ressent. Cela vaut pour le service lui-même : tout son service consiste seulement à accomplir l'injonction de HaKadoch Barou'h Hou. Et cela vaut pour l'épanchement qu'attire son service : si l'accomplissement des mitsvot attire l'Essence de l'Or Ein Sof, ce n'est pas en raison de ce qu'est l'homme qui accomplit les mitsvot, mais parce que les mitsvot sont la volonté et l'injonction de l'Essence.
וּבְהָעֲבוֹדָה דְּבִתִּי (קִיּוּם הַמִּצְווֹת) נִרְגָּשׁ הַבִּיטּוּל שֶׁלּוֹ, הֵן בְּנוֹגֵעַ לְהָעֲבוֹדָה עַצְמָהּ, שֶׁכָּל עֲבוֹדָתוֹ הִיא רַק לְקַיֵּים צִיוּוּי הקב"ה, וְהֵן בְּנוֹגֵעַ לְהַהַמְשָׁכָה שע"י עֲבוֹדָתוֹ, דְּזֶה שע"י קִיּוּם הַמִּצְווֹת נִמְשָׁךְ עַצְמוּת אוא"ס הוּא לֹא מִצַּד עִנְיָנוֹ שֶׁל הָאָדָם הַמְקַיֵּם אֶת הַמִּצְווֹת אֶלָּא מִפְּנֵי שֶׁהַמִּצְווֹת הֵם רָצוֹן וְצִוּוּי הָעַצְמוּת.
On peut dire que, par ce bitoul, il devient un récipient [keli] pour la lumière attirée par les mitsvot.
וְיֵשׁ לוֹמַר, דע"י הַבִּיטּוּל הוּא נַעֲשֶׂה כְּלִי לְהָאוֹר שֶׁנִּמְשַׁךְ ע"י הַמִּצְווֹת.
C'est le sens de « car voici que Je viens et Je résiderai en ton sein » : l'épanchement de « voici que Je viens », Moi-même pour ainsi dire, se fait « en ton sein » [betokhekh], dans l'intériorité.
וְזֶהוּ כִּי הִנְנִי בָא וְשָׁכַנְתִּי בְתוֹכֵךְ, שֶׁהַהַמְשָׁכָה דְּהִנְנִי בָּא, אֲנִי בְּעַצְמִי כִּבְיָכוֹל, הִיא בְּתוֹכֵךְ, בִּפְנִימִיּוּת.
Il reste cependant à comprendre : « Ma mère » est le service de mesirout nefech, et la mesirout nefech relève du bitoul. De plus, comme on l'a rapporté plus haut (section 2), la couronne dont l'assemblée d'Israël [Knesset Israël] (« sa mère ») a couronné HaKadoch Barou'h Hou vient de ce qu'ils ont fait passer « nous ferons » avant « nous entendrons » [naassé venichma]. Or le bitoul qui consiste à faire passer « nous ferons » avant « nous entendrons » est le bitoul envers le Maître de la volonté. Quelle est donc la supériorité du bitoul de « Ma fille » sur le bitoul de « Ma mère » ?
ד) וְצָרִיךְ לְהָבִין, דְּכֵיוָן שֶׁאִמִּי הִיא הָעֲבוֹדָה דמס"נ, דמס"נ הו"ע הַבִּיטּוּל, וּבִפְרָט לְפִי הַמּוּבָא לְעֵיל (סְעִיף ב) דְּהָעֲטָרָה שֶׁעִטְּרָה כנס"י (אִמּוֹ) להקב"ה הוּא ע"י שֶׁהִקְדִּימוּ נַעֲשֶׂה לְנִשְׁמָע, שֶׁהַבִּטּוּל דְּהַקְדָּמַת נַעֲשֶׂה לְנִשְׁמָע הוּא הַבִּיטּוּל לְבַעַל הָרָצוֹן, מַהִי הַמַּעֲלָה בְּהַבִּטּוּל דְּבִתִּי עַל הַבִּיטּוּל דְּאִמִּי.
On peut l'expliquer ainsi : le bitoul qui consiste à faire passer « nous ferons » avant « nous entendrons » signifie qu'Israël a pris sur lui le joug de la royauté céleste [ol malkhout chamayim].
וְיֵשׁ לוֹמַר בָּזֶה, שֶׁהַבִּטּוּל דְּהַקְדָּמַת נַעֲשֶׂה לְנִשְׁמָע, הוּא שֶׁיִּשְׂרָאֵל קִבְּלוּ עֲלֵיהֶם עוֹל מַלְכוּת שָׁמַיִם.
C'est pourquoi, bien que le bitoul de la kabalat ol [acceptation du joug] de la royauté céleste porte (non seulement sur sa faculté d'agir, en ce qu'il fera tout ce qui lui sera ordonné, mais aussi) sur l'essence même de son existence, toute son existence consistant à être le serviteur du Roi, le Roi des rois des rois, HaKadoch Barou'h Hou,
וְלָכֵן, אַף שֶׁהַבִּטּוּל דְּקַבָּלַת עוֹל מַלְכוּת שָׁמַיִם הוּא (לֹא רַק בְּנוֹגֵעַ לְכֹחַ הַמַּעֲשֶׂה שֶׁלּוֹ, שֶׁיַּעֲשֶׂה כָּל מַה שֶׁיִּצְטַוֶּה, אֶלָּא גַּם) בְּעֶצֶם מְצִיאוּתוֹ, שֶׁכָּל מְצִיאוּתוֹ הוּא זֶה שֶׁהוּא עַבְדּוֹ שֶׁל הַמֶּלֶךְ, מֶלֶךְ מַלְכֵי הַמְּלָכִים הקב"ה,
néanmoins, puisque la kabalat ol de la royauté céleste vient de l'homme, qui a accepté d'être le serviteur du Roi, l'existence propre de l'homme se mêle aussi à ce bitoul [il en va de même de la mesirout nefech du niveau de « Ma mère » : la mesirout nefech découle de la nature de la Nechama]. Le bitoul véritable, lui, est celui qui vient du maître.
מ"מ, כֵּיוָן שֶׁהַקְבָּלַת עוֹל מַלְכוּת שָׁמַיִם בָּאָה מִצַּד הָאָדָם, שֶׁהוּא קִבֵּל עָלָיו לִהְיוֹת עַבְדּוֹ שֶׁל הַמֶּלֶךְ, הֲרֵי בְּבִיטּוּל זֶה מְעֹרֶבֶת גַּם מְצִיאוּתוֹ שֶׁל הָאָדָם [ועד"ז הוּא בְּנוֹגֵעַ להמס"נ דבחי' אִמִּי, שהמס"נ הִיא מִצַּד טֶבַע הַנְּשָׁמָה]. וַאֲמִתִּית הַבִּיטּוּל הוּא כְּשֶׁהַבִּטּוּל הוּא מִצַּד הָאָדוֹן.
On peut proposer que tel est le sens de ce qui est écrit : « Car c'est à Moi que les enfants d'Israël sont serviteurs ; ce sont Mes serviteurs, que J'ai fait sortir du pays d'Égypte. » Si Israël est serviteur de HaKadoch Barou'h Hou, c'est (non seulement parce qu'ils ont accepté le joug de Sa royauté, béni soit-Il, mais aussi) parce que HaKadoch Barou'h Hou les a fait sortir du pays d'Égypte, ce qui les oblige à être serviteurs. Et cela a été attiré principalement au moment de Matan Torah [le don de la Torah].
וְיֵשׁ לוֹמַר, דְּזֶהוּ מ"ש כִּי לִי בְנֵי יִשְׂרָאֵל עֲבָדִים עֲבָדַי הֵם אֲשֶׁר הוֹצֵאתִי אוֹתָם מֵאֶרֶץ מִצְרַיִם, דְּזֶה שֶׁיִּשְׂרָאֵל הֵם עֲבָדִים שֶׁל הקב"ה הוּא (לֹא רַק מִפְּנֵי שֶׁהֵם קִבְּלוּ עוֹל מַלְכוּתוֹ ית', אֶלָּא גַּם) מִפְּנֵי שהקב"ה הוֹצִיא אוֹתָם מֵאֶרֶץ מִצְרַיִם, שעי"ז הֵם מֻכְרָחִים לִהְיוֹת עֲבָדִים. וְעִנְיָן זֶה נִמְשָׁךְ בְּעִיקָר בִּשְׁעַת מַתַּן תּוֹרָה.
Sur cette base, on peut expliquer la supériorité de l'annulation de soi [bitoul] de « ma fille » [biti] sur le bitoul de « ma mère » [imi] [bien que le bitoul de « ma fille » (le joug des mitsvot) porte sur la faculté d'agir, faire ce qui a été ordonné, tandis que le bitoul de « ma mère » (avoir fait passer « nous ferons » avant « nous entendrons », le joug de la royauté céleste [malkhout chamayim]) touche l'essence même de son existence (comme on l'a vu plus haut, paragraphe 4)]. En effet, si Israël a le joug d'accomplir les mitsvot données lors du Matan Torah [le don de la Torah], c'est que, lors du Matan Torah, HaKadoch Barou'h Hou a fait d'eux des serviteurs : c'est là le bitoul véritable.
ה) ועפ"ז יֵשׁ לְבָאֵר מַעֲלַת הַבִּיטּוּל דְּבִתִּי עַל הַבִּיטּוּל דְּאִמִּי [אַף שֶׁהַבִּטּוּל דְּבִתִּי (עוֹל מִצְווֹת) הוּא בְּנוֹגֵעַ לְכֹחַ הַמַּעֲשֶׂה, לַעֲשׂוֹת מַה שֶׁנִּצְטַוָּה, וְהַבִּטּוּל דְּאִמִּי (הַקְדָּמַת נַעֲשֶׂה לְנִשְׁמָע, עוֹל מַלְכוּת שָׁמַיִם) הוּא בְּעֶצֶם מְצִיאוּתוֹ (כנ"ל סְעִיף ד)], כִּי הָעוֹל דְּיִשְׂרָאֵל לְקַיֵּים אֶת הַמִּצְווֹת שֶׁנִּיתְּנוּ בְּמַתַּן תּוֹרָה הוּא מִפְּנֵי שֶׁבְּמַתַּן תּוֹרָה עָשָׂה הקב"ה אוֹתָם לַעֲבָדִים, אֲמִיתִּית הַבִּיטּוּל.
On peut dire que ce qui est expliqué en plusieurs endroits, à savoir que la fille [bat] est l'aspect du récepteur, « qui n'a rien d'elle-même » et ne fait que recevoir ce qu'on lui donne d'en haut, signifie ceci : même le bitoul de la kabalat ol [acceptation du joug] ne vient pas de soi-même ; c'est lors du Matan Torah que HaKadoch Barou'h Hou a choisi Israël pour qu'ils soient Ses serviteurs.
וְיֵשׁ לוֹמַר, דְּזֶה שֶׁמְּבֹאָר בכ"מ דְּבַת הוּא בְּחִינַת מְקַבֵּל, דלית לי' מגרמי' כְּלוּם וְהוּא רַק מְקַבֵּל מַה שֶׁנּוֹתְנִים לוֹ מִלְמַעְלָה, הַכַּוָּונָה בָּזֶה הִיא, שֶׁגַּם הַבִּיטּוּל דְּקַבָּלַת עוֹל הוּא לֹא מִשֶּׁל עַצְמוֹ אֶלָּא שֶׁבְּמַתַּן תּוֹרָה בָּחַר הקב"ה בְּיִשְׂרָאֵל לִהְיוֹת לוֹ עֲבָדִים.
[On peut relier cela à ce qui a été cité plus haut (au début du maamar) de Torah Or : « fille de Sion » [bat Tsion] se rapporte à la Knesset Israël [l'assemblée d'Israël] au temps de la galout. Car le bitoul de la « fille » se révèle surtout dans le service du temps de la galout.
[ וְיֵשׁ לְקַשֵּׁר זֶה עִם הַמּוּבָא לְעֵיל (בִּתְחִלַּת הַמַּאֲמָר) מתו"א דְּבַת צִיּוֹן קאי עַל כנס"י בִּזְמַן הַגָּלוּת, כִּי הַבִּיטּוּל דְּבַת מִתְגַּלֶּה בְּעִיקָר בְּהָעֲבוֹדָה שֶׁבִּזְמַן הַגָּלוּת.
Comme il est expliqué ailleurs, au temps de la galout, et particulièrement dans la génération qui précède immédiatement la venue du Machia'h, les voilements et les occultations sont extrêmement grands. Il existe des voilements et des occultations que l'homme, par lui-même (même par la kabalat ol qu'il assume de son plein gré), n'a pas la capacité de surmonter, puisqu'il est limité,
וְכַמְבוֹאָר במק"א, דְּבִזְמַן הַגָּלוּת, וּבִפְרָט בדרא דעקבתא דמשיחא, הַהַעֲלָמוֹת וְהַהֶסְתֵּרִים הֵם גְּדוֹלִים בִּמְאֹד, וְיֶשְׁנָם הַעֲלָמוֹת וְהֶסְתֵּרִים שֶׁהָאָדָם מִצַּד עַצְמוֹ (גַּם ע"י הַקַּבָּלַת עוֹל שֶׁלּוֹ שֶׁמְּקַבֵּל בִּרְצוֹנוֹ), כֵּיוָן שֶׁהוּא מוּגְבָּל, אֵין בִּיכָלְתּוֹ לְהִתְגַּבֵּר עֲלֵיהֶם,
Le fait qu'Israël surmonte même ces voilements et ces occultations s'explique par le fait que le bitoul de leur kabalat ol procède (non de leur propre existence, mais) de la Divinité, puisque HaKadoch Barou'h Hou les a choisis pour qu'ils soient Ses serviteurs ; or, pour la Divinité, il n'y a pas de limites].
וְזֶה שֶׁיִּשְׂרָאֵל מִתְגַּבְּרִים גַּם עַל הַעֲלָמוֹת וְהֶסְתֵּרִים אֵלֶּה הוּא לְפִי שֶׁהַבִּטּוּל דְּקַבָּלַת עוֹל שֶׁלָּהֶם הוּא (לֹא מִצַּד הַמְּצִיאוּת שֶׁלָּהֶם אֶלָּא) מִצַּד הָאֱלֹקוּת, מִפְּנֵי שהקב"ה בָּחַר בָּהֶם לִהְיוֹת לוֹ לַעֲבָדִים, וּלְגַבֵּי הָאֱלֹקוּת אֵין הַגְבָּלוֹת].
Voilà pourquoi la lecture prophétique [haftara] du Chabbat de la paracha Behaalot'kha, qui suit « le temps du don de notre Torah », est « Exulte et réjouis-toi, fille de Sion » [Roni vesim'hi bat Tsion], bien que le sens et la qualité du « jour de ses noces, c'est le Matan Torah » soit sa mère (« la couronne dont elle l'a couronné »). Car le but ultime du bitoul de « ma mère », à la fête de Chavouot, est de parvenir ensuite, par lui, à un bitoul plus élevé encore : le bitoul de « ma fille », « fille de Sion ».
וְזֶהוּ שֶׁהָהַפְטֻרָּה דש"פ בְּהַעֲלוֹתְךָ שֶׁלְּאַחֲרֵי זְמַן מַתַּן תּוֹרָתֵנוּ הִיא רָנִּי וְשִׂמְחִי בַּת צִיּוֹן, אַף שֶׁהָעִנְיָן וְהַמַּעֲלָה דְּיוֹם חֲתוּנָּתוֹ זֶה מַתַּן תּוֹרָה הוּא (עֲטָרָה שֶׁעִטְּרָה לוֹ) אִמּוֹ, כִּי תַּכְלִית הַכַּוָּונָה בְּהַבִּטּוּל דְּאִמִּי שֶׁבְּחַג הַשָּׁבוּעוֹת הוּא שעי"ז יַגִּיעוּ אח"כ לְבִטּוּל נַעֲלֶה יוֹתֵר, בִּיטּוּל דְּבִתִּי, בַּת צִיּוֹן.
Le passouk [verset] est précis : « Exulte et réjouis-toi, fille de Sion ». L'accomplissement de la Torah et des mitsvot (Sion) doit se faire non seulement dans le bitoul, « fille », mais aussi dans la joie, « Exulte et réjouis-toi ».
ו) וּמְדַיֵּק הַכָּתוּב רָנִּי וְשִׂמְחִי בַּת צִיּוֹן, שֶׁקִּיּוּם התומ"צ (צִיּוֹן) צ"ל לֹא רַק בְּבִיטּוּל, בַּת, אֶלָּא גַּם בְּשִׂמְחָה, רָנִּי וְשִׂמְחִי.
Il faut cependant comprendre : lorsque l'homme est dans un état où il n'éprouve ni délice [taanoug] ni vitalité dans la Torah et les mitsvot, et qu'il ne les accomplit que par kabalat ol [plus encore : même sa kabalat ol ne consiste pas à vouloir prendre sur lui le joug de la royauté céleste, mais seulement à ne pas pouvoir se défaire du joug de la royauté céleste, parce que le choix qu'a fait HaKadoch Barou'h Hou d'Israël pour être Ses serviteurs l'y contraint], comment peut-il obtenir de lui-même que son accomplissement de la Torah et des mitsvot se fasse dans la joie ?
וְצָרִיךְ לְהָבִין, דְּכַאֲשֶׁר הָאָדָם הוּא בְּמַצָּב שֶׁאֵין לוֹ תַּעֲנוּג וְחַיּוּת בתומ"צ, וְקִיּוּם התומ"צ שֶׁלּוֹ הוּא רַק בְּדֶרֶךְ קַבָּלַת עוֹל [וִיתֵירָה מִזּוֹ, שֶׁגַּם הקב"ע שֶׁלּוֹ הִיא לֹא בְּאֹפֶן שֶׁרוֹצֶה לְקַבֵּל עָלָיו עומ"ש וְרַק שֶׁאֵינוֹ יָכוֹל לִפְרֹק מִמֶּנּוּ עוֹל מַלְכוּת שָׁמַיִם מִפְּנֵי שֶׁבְּחִירַת הקב"ה בְּיִשְׂרָאֵל לִהְיוֹת לוֹ לַעֲבָדִים מַכְרִיחָה אוֹתוֹ], אֵיךְ יָכוֹל לִפְעוֹל בְּעַצְמוֹ שֶׁקִּיּוּם התומ"צ שֶׁלּוֹ יהי' בְּשִׂמְחָה.
L'explication est la suivante : « fille de Sion » a encore un autre sens. Sion, ce sont les tsadikim, et « fille de Sion », c'est l'attachement aux tsadikim. Par l'attachement aux tsadikim, et particulièrement aux Nessiïm [chefs] d'Israël, dont la mission est d'attirer la révélation de la Divinité sur tout Israël, et particulièrement sur ceux qui leur sont attachés et liés, il reçoit la force d’accomplir la Torah et les mitsvot dans la joie : « Exulte et réjouis-toi ».
וְהָעִנְיָן הוּא, דְּיֵשׁ עוֹד פֵּירוּשׁ בְּבַת צִיּוֹן, דְּצִיּוֹן הֵם הַצַּדִּיקִים, וּבַת צִיּוֹן הוּא הִתְקַשְּׁרוּת עִם הַצַּדִּיקִים. וע"י הַהִתְקַשְּׁרוּת לְהַצַּדִּיקִים, וּבִפְרָט לִנְשִׂיאֵי יִשְׂרָאֵל שֶׁעִנְיָנָם הוּא לְהַמְשִׁיךְ גִּילּוּי אֱלֹקוּת לְכָל יִשְׂרָאֵל וּבִפְרָט לְהַמְקֻשָּׁרִים וְשַׁיָּכִים אֲלֵיהֶם, עי"ז נִמְשָׁךְ לוֹ נְתִינַת כֹּחַ שֶׁקִּיּוּם התומ"צ שֶׁלּוֹ יהי' בְּשִׂמְחָה, רָנִּי וְשִׂמְחִי.
Cela inclut aussi qu'il ne soit pas troublé par les choses matérielles : « Exulte et réjouis-toi » également pour ce qui touche aux « enfants, à la vie et à une subsistance abondante » [bnei, 'hayei oumezonei révi'hei].
וּבִכְלָל זֶה הוּא גַּם שֶׁלֹּא יִהְיוּ לוֹ בִּלְבּוּלִים מֵעִנְיָנִים גַּשְׁמִיִּים, רָנִּי וְשִׂמְחִי גַּם בְּנוֹגֵעַ לִבְנֵי חַיֵּי וּמְזוֹנֵי רויחי.
Par l'attachement aux tsadikim et aux Nessiïm de chaque génération (et ce qui nous concerne tout particulièrement, c'est l'attachement à Sa Sainteté mon beau-père l'Admour, le Nassi de notre génération), tous les voilements et toutes les occultations seront abolis, y compris l'abolition (du voilement de) la galout. Et Sa Sainteté mon beau-père l'Admour nous conduira la tête haute vers notre terre, dans la guéoula véritable et complète, très bientôt, réellement.
וע"י הַהִתְקַשְּׁרוּת לְהַצַּדִּיקִים וּלְהַנְּשִׂיאִים שֶׁבְּכָל דּוֹר, וּמַה שֶׁנּוֹגֵעַ לָנוּ בִּמְיוּחָד הוּא הַהִתְקַשְּׁרוּת לכ"ק מו"ח אדמו"ר נָשִׂיא דּוֹרֵנוּ, יִבָּטְלוּ כָּל הַהַעֲלָמוֹת וְהַהֶסְתֵּרִים, כּוֹלֵל גַּם בִּיטּוּל (הַהֶעְלֵם ד)הַגָּלוּת, וכ"ק מו"ח אדמו"ר יוֹלִיכֵנוּ קוֹמְמִיּוּת לְאַרְצֵנוּ, בַּגְּאוּלָּה הָאֲמִיתִּית וְהַשְּׁלֵימָה, בְּקָרוֹב מַמָּשׁ.
pour les enfants, la vie et une subsistance abondante. Par l'attachement aux tsadikim et aux Nessiim de chaque génération (et ce qui nous concerne tout particulièrement, c'est l'attachement à Sa Sainteté mon beau-père l'Admour, le Nassi de notre génération), tous les voilements et toutes les occultations seront annulés, y compris l'annulation (du voilement de) la galout. Et Sa Sainteté mon beau-père l'Admour nous conduira la tête haute vers notre terre, dans la guéoula véritable et complète, très bientôt.
לִבְנֵי חַיֵּי וּמְזוֹנֵי רויחי. וע"י הַהִתְקַשְּׁרוּת לְהַצַּדִּיקִים וּלְהַנְּשִׂיאִים שֶׁבְּכָל דּוֹר, וּמַה שֶׁנּוֹגֵעַ לָנוּ בִּמְיוּחָד הוּא הַהִתְקַשְּׁרוּת לכ"ק מו"ח אדמו"ר נָשִׂיא דּוֹרֵנוּ, יִבָּטְלוּ כָּל הַהַעֲלָמוֹת וְהַהֶסְתֵּרִים, כּוֹלֵל גַּם בִּיטּוּל (הַהֶעְלֵם ד)הַגָּלוּת, וכ"ק מו"ח אדמו"ר יוֹלִיכֵנוּ קוֹמְמִיּוּת לְאַרְצֵנוּ, בַּגְּאוּלָּה הָאֲמִיתִּית וְהַשְּׁלֵימָה, בְּקָרוֹב מַמָּשׁ.
Barou'h Hachem À l'élévation de l'âme du Rav, 'hassid et tamim, homme craignant D.ieu, noble et élevé, qui s'occupait des besoins de la communauté, Reb Daniel Yits'hak, que la paix soit sur lui, fils de (qu'il vive de longs et bons jours) Reb Ephraïm chlita (qu'il vive de longs et bons jours), Moscowitz, chalia'h de Sa Sainteté l'Admour, que son mérite nous protège, dans l'État de l'Illinois, qui a quitté ce monde le 2 Adar II 5774 [2014]. Que son âme soit liée au faisceau de la vie.
ב"ה לע"נ הרה"ח הרה"ת אי"א נו"נ עוֹסֵק בצ"צ ר' דָּנִיֵּאל יִצְחָק ע"ה בֶּן יבלחט"א ר' אֶפְרַיִם שליט"א מַאסְקָאוויץ שָׁלִיחַ כ"ק אדמו"ר זי"ע לִמְדִינַת אִילִינוֹי נלב"ע ב' אֲדָר שֵׁנִי ה'תשע"ד ת.נ.צ.ב.ה
Et moi, Daniel, je fus accablé… puis je me levai et accomplis l'ouvrage du roi.
וַאֲנִי דָּנִיֵּאל נִהְיֵיתִי ... וָאָקוּם וָאֶעֱשֶׂה אֶת מְלֶאכֶת הַמֶּלֶךְ