HASSIDUITÉב״ה
Maamarim du Rabbi5742
MAAMARמאמר
אַתָּה אֶחָד וְשִׁמְךָ אֶחָד
« Tu es Un et Ton Nom est Un »
Chabbat Vayetsé, 9 Kislev, veille du 10 Kislev 5742 [1981]
Hébreu
texte intégral, vocalisé
Français
traduction littérale en regard
Explications
encadrés explicatifs et synthèse
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Maamarim du Rabbiתשמ"ב · 1981
MAAMARמאמר

אַתָּה אֶחָד

« Tu es Un et Ton Nom est Un »

Chabbat Vayetsé, 9 Kislev, veille du 10 Kislev 5742 [1981]

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Texte hébreu intégral vocalisé, traduction française en vis-à-vis, explications et récapitulatifs du traducteur.

Hassiduité — traduction et vocalisation assistées par intelligence artificielle, relues par une seconde intelligence artificielle. Texte hébreu : Séfer HaMaamarim Meloukat, éditions Kehot. Le Rabbi a dit ce maamar : ש"פ ויצא, ט' כסלו, ערב יו"ד כסלו, ה'תשמ"ב. Traduction française littérale en regard.

Hassiduité — traduction et vocalisation assistées par intelligence artificielle, relues par une seconde intelligence artificielle. Texte hébreu : Séfer HaMaamarim Meloukat, éditions Kehot. Le Rabbi a dit ce maamar : ש"פ ויצא, ט' כסלו, ערב יו"ד כסלו, ה'תשמ"ב. Traduction française littérale en regard.

« Tu es Un et Ton Nom est Un, et qui est comme Ton peuple Israël, nation unique sur la terre », etc. Sa Sainteté l'Admour HaEmtsaï, dont la hilloula a lieu le 9 Kislev (et dont la guéoula est le 10 Kislev), explique dans son maamar qui commence par ces mots [vraisemblablement le discours « Tu es Un » qu'il prononça le dernier Chabbat kodech de sa détention (le Chabbat de la paracha Vayetsé, 9 Kislev 5587 [1826]), avant la prière de Min'ha] que cette formule, prise dans son ensemble, explique quatre fois les trois lignes 'Hessed-Guevoura-Tiferet. Elle le fait aux quatre degrés qui englobent tout l'ordre naturel de la création [héb. hichtalchelout], en commençant par ce qui précède la contraction, occultation [tsimtsoum]. « Tu es Un et Ton Nom est Un, et qui est comme Ton peuple Israël, nation unique sur la terre » : ce sont les trois lignes 'Hessed-Guevoura-Tiferet telles qu'elles sont avant le tsimtsoum. En effet, la division en trois lignes existe déjà avant le tsimtsoum, de sorte que la notion de division s'y applique. « Une grande splendeur et une couronne de délivrance [yechoua], un jour de repos et de sainteté, Tu as donné à Ton peuple » : ce sont les trois lignes telles qu'elles sont après le tsimtsoum, mais dans les mondes de l'Infini [Ein Sof]. Ces mondes se situent au-dessus d'Atsilout [Émanation] et ne sont pas véritablement soumis à la limitation (comme l'est Atsilout, où se trouvent des récipients [kelim] qui limitent). C'est pourquoi il est dit à leur propos « Tu as donné à Ton peuple » : un don [netina] passe de main en main sans subir de changement (ici, entre l'avant et l'après du tsimtsoum). Ensuite, avec « Avraham se réjouira, etc. » et « un repos d'amour et de générosité, etc. », il est question des trois lignes telles qu'elles sont en Atsilout. En Atsilout, elles sont en effet soumises à la limitation : « dix et non neuf, dix et non onze ». Et ce niveau comporte lui-même deux degrés. « Avraham se réjouira, Yits'hak exultera, Yaakov et ses fils s'y reposeront » se rapporte à 'Hessed-Guevoura-Tiferet d'Atsilout. « Un repos d'amour et de générosité, un repos de vérité et de fidélité, un repos de paix, de tranquillité et de sécurité » se rapporte à Nétsa'h-Hod-Yessod d'Atsilout. Le discours mentionné l'explique longuement.
אַתָּה אֶחָד וְשִׁמְךָ אֶחָד וּמִי כְּעַמְּךָ כְּיִשְׂרָאֵל גּוֹי אֶחָד בָּאָרֶץ כו', וּמְבֹאָר כ"ק אדמו"ר הָאֶמְצָעִי בַּעַל ההילולא דט' כִּסְלֵו (וּבַעַל הַגְּאוּלָּה דיו"ד כִּסְלֵו) בְּמַאֲמָרוֹ ד"ה זֶה [שֶׁכַּנִּרְאֶה הוּא הַדְּרוּשׁ אַתָּה אֶחָד שֶׁאָמְרוּ בש"ק הָאַחֲרוֹן בְּשַׁבַּתּוֹ בַּמַּאֲסָר (ש"פ וַיֵּצֵא, ט' כִּסְלֵו, תקפ"ז) קוֹדֶם תְּפִלַּת הַמִּנְחָה], שֶׁבִּכְלָלוּת נוּסַח זֶה נִתְבָּאֲרוּ ג' הַקַּוִּין חג"ת ד' פְּעָמִים, בד' הַמַּדְרֵיגוֹת הַכּוֹלְלִים כָּל סֵדֶר הַהִשְׁתַּלְשְׁלוּת, מַתְחִיל מִלִּפְנֵי הַצִּמְצוּם. אַתָּה אֶחָד וְשִׁמְךָ אֶחָד וּמִי כְּעַמְּךָ כְּיִשְׂרָאֵל גּוֹי אֶחָד בָּאָרֶץ הֵם ג' הַקַּוִּין חג"ת כְּמוֹ שֶׁהֵם לִפְנֵי הַצִּמְצוּם, דְּגַם לִפְנֵי הַצִּמְצוּם יֵשׁ הַהִתְחַלְּקוּת דג' קַוִּין, בְּאֹפֶן שֶׁשַּׁיָּךְ עִנְיַן הַהִתְחַלְּקוּת לִפְנֵי הַצִּמְצוּם. תִּפְאֶרֶת גְּדוֹלָה וַעֲטֶרֶת יְשׁוּעָה יוֹם מְנוּחָה וּקְדוּשָּׁה לְעַמְּךָ נָתַתָּ הו"ע ג' הַקַּוִּין כְּמוֹ שֶׁהֵם לְאַחֲרֵי הַצִּמְצוּם, אֲבָל בְּעוֹלָמוֹת הא"ס שֶׁלְּמַעְלָה מֵאֲצִילוּת וְאֵינָם בִּבְחִינַת הַגְבָּלָה מַמָּשׁ (כְּבַאֲצִילוּת, שֶׁיֵּשׁ שָׁם כֵּלִים הַמַּגְבִּילִים), וְלָכֵן אוֹמֵר עַל זֶה לְעַמְּךָ נָתַתָּ, דְּנְתִינָה הוּא שֶׁנִּתָּן מִיָּד לְיַד בְּלִי שִׁינּוּי (בֵּין קוֹדֶם הַצִּמְצוּם לִלְאַחַר הַצִּמְצוּם). וּלְאַחֲרֵי זֶה (אַבְרָהָם יָגֵל כו' מְנוּחַת אַהֲבָה וּנְדָבָה כו') מְדַבֵּר בהג' קַוִּין כְּמוֹ שֶׁהֵם בַּאֲצִילוּת, דְּבַאֲצִילוּת הֵם בִּבְחִינַת הַגְבָּלָה, עֶשֶׂר וְלֹא תֵּשַׁע עֶשֶׂר וְלֹא אֶחָד עֶשֶׂר. וּבָזֶה גּוּפָא יֵשׁ ב' מַדְרֵיגוֹת, אַבְרָהָם יָגֵל יִצְחָק יְרַנֵּן יַעֲקֹב וּבָנָיו יָנוּחוּ בּוֹ קאי עַל חג"ת דַּאֲצִילוּת, מְנוּחַת אַהֲבָה וּנְדָבָה מְנוּחַת אֱמֶת וֶאֱמוּנָה מְנוּחַת שָׁלוֹם הַשְׁקֵט וּבֶטַח קאי עַל נה"י דַּאֲצִילוּת. וְכַמְבוֹאָר בַּאֲרוּכָה בִּדְרוּשׁ הנ"ל.
Or, on connaît la précision des discours des Rebbeïm précédents : tout ce qu'ils contiennent est précis, y compris le moment où ils ont été prononcés. On peut donc relier les quatre degrés mentionnés au verset [passouk] « Et voici, une échelle était dressée sur la terre, et son sommet atteignait les cieux ». Ce passouk figure dans la paracha Vayetsé, et l'on peut dire que c'est l'une des raisons pour lesquelles ce maamar a été prononcé le Chabbat de la paracha Vayetsé. Il se rapporte à l'échelle de la prière (« cette échelle, c'est la prière »), qui comporte quatre échelons. On peut en effet dire ceci : il est expliqué en plusieurs endroits que les quatre échelons de la prière correspondent aux quatre mondes Atsilout, Création [Beria], Formation [Yetsira] et Action [Assia]. Mais ils correspondent aussi, de façon générale, aux quatre degrés mentionnés, c'est-à-dire à l'ensemble de l'ordre naturel de la création [héb. hichtalchelout], en commençant par ce qui précède le tsimtsoum.
ב) וְהִנֵּה ע"פ הַיָּדוּעַ הַדִּיּוּק בִּדְרוּשֵׁי רַבּוֹתֵינוּ נְשִׂיאֵינוּ, שֶׁכָּל הָעִנְיָנִים שֶׁבָּהֶם, כּוֹלֵל גַּם זְמַן אֲמִירָתָם, הֵם בְּדִיּוּק, יֵשׁ לְקַשֵּׁר ד' מַדְרֵיגוֹת הנ"ל עִם הַפָּסוּק (שֶׁבְּפָרָשַׁת וַיֵּצֵא, דְּיֵשׁ לוֹמַר שֶׁזֶּהוּ מֵהַטְּעָמִים עַל זֶה שֶׁמַּאֲמָר זֶה נֶאֱמַר בש"פ וַיֵּצֵא)וְהִנֵּה סֻלָּם מֻצָּב אַרְצָה וְרֹאשׁוֹ מַגִּיעַ הַשָּׁמָיְמָה, שֶׁקָּאֵי עַל הַסֻּלָּם דִּתְפִלָּה, סֻלָּם דָּא צלותא, שֶׁבְּהַסּוּלָם דִּתְפִלָּה יֵשׁ ד' שְׁלִיבוֹת. דְּיֵשׁ לוֹמַר, שד' הַשְּׁלִיבוֹת דִּתְפִלָּה הֲרֵי נוֹסָף עַל הַבֵּיאוּר שֶׁהֵם כְּנֶגֶד ד' הָעוֹלָמוֹת אבי"ע (כַּמְבוֹאָר בכ"מ), הֵם בִּכְלָלוּת כְּנֶגֶד ד' דְּרָגוֹת הנ"ל, כְּלָלוּת סֵדֶר הַהִשְׁתַּלְשְׁלוּת, מַתְחִיל מִלִּפְנֵי הַצִּמְצוּם.
Le maamar poursuit : la formule « un repos parfait que Tu désires » vient après le détail des trois lignes 'Hessed-Guevoura-Tiferet dans chacun des quatre degrés mentionnés. Elle désigne le niveau de « la perfection de tout » [chelimouta dekhola], l'unité simple. Ce niveau est au-dessus des trois lignes, et même au-dessus de leur source telle qu'elle est avant le tsimtsoum. C'est à ce propos qu'il est dit « que Tes enfants reconnaissent et sachent » : Tes enfants (précisément les âmes qui sont dans des corps) reconnaîtront et connaîtront aussi ce niveau. Et en voici la raison : « car de Toi vient leur repos ». Leur repos (celui du Chabbat) vient de Toi, véritablement de Toi.
ג) וּמַמְשִׁיךְ בְּהַמַּאֲמָר, דמ"ש מְנוּחָה שְׁלֵימָה שֶׁאַתָּה רוֹצֶה בָּהּ (לְאַחֲרֵי שֶׁמְּפָרֵט ג' הַקַּוִּין חג"ת בְּכָל ד' מַדְרֵיגוֹת הנ"ל) הוּא בחי' שְׁלִימוּתָא דכולא, אַחְדּוּת הַפְּשׁוּטָה, שֶׁלְּמַעְלָה מג' הַקַּוִּין, גַּם מִמְּקוֹר הג' קַוִּין כְּמוֹ שֶׁהֵם לִפְנֵי הַצִּמְצוּם. וְעַל זֶה אוֹמֵר יַכִּירוּ בָּנֶיךָ וְיָדְעוּ, דְּבָנֶיךָ (נְשָׁמוֹת שֶׁבְּגוּפִים דַּוְקָא) יַכִּירוּ וְיָדְעוּ גַּם בְּחִינָה זוֹ. וְהַטַּעַם לָזֶה הוּא, כִּי מֵאִתְּךָ הִיא מְנוּחָתָם, שֶׁמְּנוּחָתָם (דְּשַׁבָּת) הִיא מֵאִתְּךָ, מֵאִתְּךָ מַמָּשׁ.
On peut rattacher cela à ce qui est connu sur l'explication de « car c'est de Toi [méitekha] que vient leur repos ». (Méitekha a les mêmes lettres que) méèt kaf, « du kaf », qui est le Kéter : c'est de là que vient leur repos. En effet, dans l'enchaînement des mondes [hichtalchelout] des quatre mondes Atsilout, Beria, Yetsira et Assia, l'enchaînement commence à Atsilout, tandis que le Kéter est au-dessus de l'enchaînement. Il en va de même dans l'enchaînement des quatre degrés mentionnés plus haut (qui sont à l'image d'Atsilout, Beria, Yetsira et Assia) : l'enchaînement commence (au niveau de 'Hessed, Guevoura et Tiferet qui se situe) avant le tsimtsoum (le niveau d'Atsilout de l'ensemble), et le niveau du Kéter (à cet endroit) est le niveau de l'Ein Sof lui-même (qui est au-dessus même de 'Hessed, Guevoura et Tiferet de l'Ein Sof) : véritablement « de Toi ».
וְיֵשׁ לְקַשֵּׁר זֶה עִם הַיָּדוּעַ בְּפֵירוּשׁ כִּי מֵאִתְּךָ הִיא מְנוּחָתָם, (מֵאִתְּךָ הוּא אוֹתִיּוֹת) מֵאֵת ך' שֶׁהִיא הַכֶּתֶר, מִשָּׁם מְנוּחָתָם. דִּכְמוֹ שֶׁבְּהִשְׁתַּלְשְׁלוּת ד' הָעוֹלָמוֹת אבי"ע, הַתְחָלַת הַהִשְׁתַּלְשְׁלוּת הִיא מֵאֲצִילוּת וְהַכֶּתֶר הוּא לְמַעְלָה מֵהִשְׁתַּלְשְׁלוּת, עד"ז הוּא בְּהַהִשְׁתַּלְשְׁלוּת דד' מַדְרֵיגוֹת הנ"ל (שֶׁהֵם בְּדֻגְמַת אבי"ע), שֶׁהַתְחָלַת הַהִשְׁתַּלְשְׁלוּת הִיא מ(בְּחִינַת חג"ת ש)לִפְנֵי הַצִּמְצוּם (בְּחִינַת אֲצִילוּת דִּכְלָלוּת), וּבְחִינַת הַכֶּתֶר (שָׁם) הִיא בְּחִינַת הא"ס עַצְמוֹ (שֶׁלְּמַעְלָה גַּם מחג"ת שבא"ס), מֵאִתְּךָ מַמָּשׁ.
L'explication de la chose (le repos du chabbat vient véritablement « de Toi ») : le repos du chabbat procède de l'essence du Néfech, le niveau de Yé'hida. Le maamar explique que c'est pour cette raison que le repos du chabbat est égal chez tout Israël, sans aucune différence entre les grands du monde et les plus petits du peuple (contrairement à la tefila du chabbat, et de même au repas du chabbat, qui atteignent chez les grands tsadikim un niveau bien plus élevé que chez les gens simples). En effet, au niveau de la Yé'hida, tout Israël est égal. Elle est présente dans sa plénitude en tout Néfech d'Israël, même chez les plus humbles et les plus légers. Tel est le sens de « c'est de Toi que vient leur repos » : le repos du chabbat vient véritablement « de Toi ». Car la révélation du niveau de la perfection du tout [chelimouta dekoula], qui se situe au-dessus des lignes [kavin] dans chacun des quatre degrés mentionnés plus haut (et au-dessus même des lignes telles qu'elles existent avant le tsimtsoum : véritablement « de Toi »), se produit précisément au niveau de la Yé'hida. En effet, les quatre niveaux Néfech, Roua'h, Nechama et 'Haya correspondent aux quatre mondes Atsilout, Beria, Yetsira et Assia, et plus haut encore aux quatre degrés de l'ensemble de l'enchaînement (à partir d'avant le tsimtsoum). Le niveau de Yé'hida, en revanche, se situe au-dessus de l'enchaînement (propre à l'homme), et même au-dessus du niveau de l'enveloppant [makif] qu'est la maison. [Plusieurs passages expliquent que le niveau de 'Haya est semblable à l'enveloppant qu'est le vêtement, et le niveau de Yé'hida à l'enveloppant qu'est la maison. Mais le discours commençant par « Tu es Un » [Ata E'had], cité plus haut (et il en est de même dans plusieurs passages), explique que le niveau de Yé'hida est au-dessus même de l'enveloppant qu'est la maison. C'est pourquoi le niveau de Yé'hida ne réside même pas dans la maison (qui enveloppe davantage que les vêtements) : c'est seulement dans les quatre coudées les plus éloignées qui soient, plus éloignées encore que la maison, que réside le rayonnement du niveau de Yé'hida.] C'est pourquoi la révélation du niveau de l'Ein Sof (qui est au-dessus même de 'Hessed, Guevoura et Tiferet d'avant le tsimtsoum) a lieu précisément au niveau de la Yé'hida. Tel est le sens de « car c'est de Toi que vient leur repos » : puisque leur repos (celui du chabbat) procède du niveau de Yé'hida, il vient « de Toi », véritablement « de Toi ».
ד) וּבֵאוּר הָעִנְיָן (שֶׁהַמְּנוּחָה דְּשַׁבָּת הִיא מֵאִתְּךָ מַמָּשׁ), הִנֵּה הַמְּנוּחָה דְּשַׁבָּת הִיא מִצַּד עֶצֶם הַנֶּפֶשׁ, בְּחִינַת יְחִידָה. וּכְמוֹ שֶׁמְּבֹאָר בְּהַמַּאֲמָר, דְּזֶהוּ הַטַּעַם עַל זֶה שֶׁהַמְּנוּחָה דְּשַׁבָּת הִיא בְּכָל יִשְׂרָאֵל בְּשָׁוֶה, וְאֵין בָּהּ חִילּוּק בֵּין גְּדוֹלֵי עוֹלָם לַקְטָנֵי הֶהָמוֹן מַמָּשׁ (ודלא כְּהַתְּפִלָּה דְּשַׁבָּת, וְכֵן אֲכִילַת שַׁבָּת, שֶׁבַּצַּדִּיקִים גְּדוֹלִים הֵם בְּאֹפֶן נַעֲלֶה הַרְבֵּה יוֹתֵר מֵאֲשֶׁר בַּאֲנָשִׁים פְּשׁוּטִים), כִּי בִּבְחִינַת הַיְחִידָה כָּל יִשְׂרָאֵל הֵם בְּשָׁוֶה, וְהִיא נִמְצֵאת בִּשְׁלֵימוּתָהּ בְּכָל נֶפֶשׁ מִיִּשְׂרָאֵל אֲפִילוּ בַּפְּחוּתִים וְקַלִּים.וְזֶהוּ מֵאִתְּךָ הִיא מְנוּחָתָם, שֶׁהַמְּנוּחָה דְּשַׁבָּת הִיא מֵאִתְּךָ מַמָּשׁ, כִּי הַגִּילּוּי דִּבְחִינַת שְׁלִימוּתָא דכולא שֶׁלְּמַעְלָה מְקֻוִּין בְּכָל ד' מַדְרֵיגוֹת הנ"ל (גַּם מֵהַקַּוִּין כְּמוֹ שֶׁהֵם לִפְנֵי הַצִּמְצוּם, מֵאִתְּךָ מַמָּשׁ), הִיא בִּבְחִינַת יְחִידָה דַּוְקָא. דְּהִנֵּה ד' הַבְּחִינוֹת נרנ"ח הֵם בד' הָעוֹלָמוֹת אבי"ע, וּלְמַעְלָה יוֹתֵר – בד' הַמַּדְרֵיגוֹת דִּכְלָלוּת הַהִשְׁתַּלְשְׁלוּת (מַתְחִיל מִלִּפְנֵי הַצִּמְצוּם) – משא"כ בְּחִינַת יְחִידָה הִיא לְמַעְלָה מֵהִשְׁתַּלְשְׁלוּת (שֶׁבָּאָדָם), וְעַד שֶׁהִיא לְמַעְלָה גַּם מִבְּחִינַת הַמַּקִּיף דְּבֵית [דבכ"מ מְבוֹאָר שֶׁבְּחִינַת חי' הִיא דּוּגְמַת מַקִּיף דִּלְבוּשׁ וּבְחִינַת יְחִידָה דּוּגְמַת מַקִּיף דְּבֵית. אֲבָל בד"ה אַתָּה אֶחָד הנ"ל (וכ"ה בכ"מ), שֶׁבְּחִינַת יְחִידָה הִיא לְמַעְלָה גַּם מֵהַמַּקִּיף דְּבֵית. שֶׁלָּכֵן, גַּם בְּבֵית (שֶׁהוּא מַקִּיף יוֹתֵר מֵהַמַּקִּיף דִּלְבוּשִׁים) לֹא יִשְׁכֹּן בּוֹ בְּחִינַת יְחִידָה, כ"א בד' אַמּוֹת הָרְחוֹקִים בְּתַכְלִית, יוֹתֵר מֵהָרִחוּק דְּבֵית, שָׁם דַּוְקָא תִּשְׁכֹּן הֶאָרַת בְּחִינַת יְחִידָה]. וְלָכֵן, בִּבְחִינַת הַיְחִידָה דַּוְקָא הוּא גִּילּוּי בְּחִינַת הא"ס (שֶׁלְּמַעְלָה גַּם מחג"ת שֶׁלִּפְנֵי הַצִּמְצוּם). וְזֶהוּ כִּי מֵאִתְּךָ הִיא מְנוּחָתָם, דְּמִכֵּיוָן שֶׁמְּנוּחָתָם (דְּשַׁבָּת) הִיא מִצַּד בְּחִינַת יְחִידָה, לָכֵן הִיא מֵאִתְּךָ, מֵאִתְּךָ מַמָּשׁ.
Le maamar explique au même endroit pourquoi les hommes de la Grande Assemblée [Knesset HaGuedola] ont institué de dire « Tu es Un… ». La Grande Assemblée, c'est l'Assemblée d'Israël [Knesset Israël]. L'ensemble de l'enchaînement (dans les quatre degrés mentionnés plus haut, qui sont inclus dans cette formule) a été transmis à la Grande Assemblée (l'Assemblée d'Israël). De la Grande Assemblée (l'Assemblée d'Israël), il a été transmis à l'ensemble des Nechamot d'Israël, les Nechamot qui sont dans les corps. Elles aussi peuvent donc dire et attirer tous ces niveaux, à commencer par le niveau de « Tu es Un », qui désigne (comme on l'a dit) le niveau du 'Hessed d'avant le tsimtsoum : le niveau où « la nature du bien est de faire le bien », qui procède de « car Il désire la bonté ['Hessed] ». C'est le sens de « vous les accomplirez [vaassitem otam] » : il ne faut pas lire otam [« les »] mais atem [« vous »], comme si vous M'aviez fait, par contrainte. (En langue sainte, en effet, assaouni [« ils M'ont fait »] relève de la contrainte, comme dans « un acte de divorce [guet] obtenu par contrainte [meoussé] ».) Autrement dit, vous Me contraignez, pour ainsi dire, à être appelé du nom de 'Hessed, Guevoura et Tiferet, même au niveau de l'Ein Sof d'avant le tsimtsoum. Les âmes d'Israël en ont la force parce que la racine des Nechamot se trouve dans l'Ein Sof lui-même (qui est au-dessus même de 'Hessed, Guevoura et Tiferet de l'Ein Sof). Même après s'être revêtues de corps, ce niveau brille en elles, dans le niveau de Yé'hida qui est en elles (comme on l'a dit). C'est pourquoi il est en leur pouvoir de faire (et ce, par contrainte) les quatre degrés mentionnés plus haut.
ה) וּמְבֹאָר בְּהַמַּאֲמָר שָׁם, דְּמַה שֶׁתִּקְּנוּ אַנְשֵׁי כְּנֶסֶת הַגְּדוֹלָה לוֹמַר אַתָּה אֶחָד כו', הוּא, דִּכְנֶסֶת הַגְּדוֹלָה הִיא כְּנֶסֶת יִשְׂרָאֵל, וּכְלָלוּת כָּל הַהִשְׁתַּלְשְׁלוּת (בד' מַדְרֵיגוֹת הנ"ל שֶׁנִּכְלְלוּ בְּנוּסַח זֶה) נִמְסַר לִכְנֶסֶת הַגְּדוֹלָה (כְּנֶסֶת יִשְׂרָאֵל), וּמִכְּנֶסֶת הַגְּדוֹלָה (כנס"י) נִמְסַר זֶה לִכְלָלוּת נש"י, נְשָׁמוֹת שֶׁבְּגוּפִים, שֶׁגַּם הֵם יְכוֹלִים לוֹמַר וּלְהַמְשִׁיךְ כָּל בְּחִינוֹת אֵלּוּ, מַתְחִיל מִבְּחִינַת אַתָּה אֶחָד שֶׁקָּאֵי (כנ"ל) עַל בְּחִינַת הַחֶסֶד שֶׁלִּפְנֵי הַצִּמְצוּם, בְּחִינַת טֶבַע הַטּוֹב לְהֵטִיב שֶׁמִּצַּד חָפֵץ חֶסֶד. וְזֶהוּ וַעֲשִׂיתֶם אַתֶּם, א"ת אוֹתָם אֶלָּא אַתֶּם כְּאִלּוּ עֲשָׂאוּנִי בכפי' (כִּי פי' עֲשָׂאוּנִי בלה"ק הוּא עִנְיַן כפי' כְּמוֹ גֵּט מְעֻשֶּׂה), הַיְינוּ שֶׁאַתֶּם כּוֹפִים אוֹתִי כִּבְיָכוֹל לְהִקָּרֵא בְּשֵׁם חג"ת אַף בִּבְחִינַת א"ס שֶׁלִּפְנֵי הַצִּמְצוּם. וְהַכֹּחַ עַל זֶה בנש"י הוּא לְפִי דְּשֹׁרֶשׁ הַנְּשָׁמוֹת הוּא בא"ס עַצְמוֹ (שֶׁלְּמַעְלָה גַּם מחג"ת שבא"ס), וְגַם לְאַחֲרֵי שֶׁנִּתְלַבְּשׁוּ בְּגוּפִים מְאִירָה בָּהֶם בְּחִינַת זוֹ בִּבְחִינַת הַיְחִידָה שֶׁבָּהֶם (כנ"ל), וְלָכֵן יֵשׁ בְּכֹחָם לַעֲשׂוֹת (וּבְאוֹפֶן דכפי') כָּל ד' מַדְרֵיגוֹת הנ"ל.
D’après tout ce qui précède, on comprendra pourquoi le discours commençant par « Ata E'had » [« Tu es Un »] fut prononcé le Chabbat kodech (de la paracha Vayétsé) avant la prière de Min'ha. [Pourtant, en règle générale, les paroles du D.ieu vivant [divreï Elokim 'Haïm] se disent au moment de Raava deRaavin [la « volonté des volontés »], c’est-à-dire, comme on le voit chez les Rebbeïm précédents, après la prière de Min'ha.] C’est que la récitation de « Tu es Un… » a pour but d’opérer l’épanchement des quatre degrés mentionnés plus haut. Or toutes choses sont attirées par la Torah ; c’est pourquoi, avant la récitation de « Tu es Un » dans la prière de Min'ha, cet épanchement s’est d’abord opéré dans la Torah. Et puisque l’épanchement des quatre degrés que contient la formule « Tu es Un » procède de la racine des âmes dans l’Ein Sof, qui se révèle au niveau de Yé'hida, comme on l’a dit, cet épanchement s’est opéré, au sein de la Torah elle-même, tel qu’il est dans la pnimiyout haTorah — et telle que la pnimiyout haTorah se présente sur le mode de « ils en seront nourris » [yitparnessoun] [la 'Hassidout 'Habad], le niveau de Yé'hida de la Torah.
ו) וע"פ כָּל הנ"ל יוּבַן מַה שֶׁאֲמִירַת הַדְּרוּשׁ ד"ה אַתָּה אֶחָד הָיְתָה בש"ק (פ' וַיֵּצֵא) קֹדֶם תְּפִלַּת הַמִּנְחָה [אַף שֶׁבְּדֶרֶךְ כְּלָל, אֲמִירַת דא"ח בְּהַזְּמַן דְּרַעֲוָא דְּרָעוּיןָהֵיא, כְּנִרְאֶה בְּרַבּוֹתֵינוּ נְשִׂיאֵינוּ, לְאַחֲרֵי תְּפִלַּת הַמִּנְחָה], כִּי אֲמִירַת אַתָּה אֶחָד כו' הוּא לִפְעוֹל הַמְשָׁכַת ד' מַדְרֵיגוֹת הנ"ל. וּמִכֵּיוָן שֶׁכָּל הָעִנְיָנִים נִמְשָׁכִים ע"י תּוֹרָה, לָכֵן, לִפְנֵי אֲמִירַת אַתָּה אֶחָד בִּתְפִלַּת מִנְחָה הָיְתָה הַמְשָׁכַת עִנְיָן זֶה בַּתּוֹרָה. וּמִכֵּיוָן שֶׁהַמְשָׁכַת ד' הַמַּדְרֵיגוֹת שֶׁבְּנֻסָּח אַתָּה אֶחָד הוּא מִצַּד שֹׁרֶשׁ הַנְּשָׁמוֹת בא"ס שֶׁמִּתְגַּלֶּה בִּבְחִינַת יְחִידָה כנ"ל, לָכֵן, בַּתּוֹרָה גּוּפָא, הָיְתָה הַמְשָׁכַת עִנְיָן זֶה כְּמוֹ שֶׁהוּא בִּפְנִימִיּוּת הַתּוֹרָה, וּכְמוֹ שֶׁפְּנִימִיּוּת הַתּוֹרָה הִיא בְּאֹפֶן דְּיִתְפַּרְנְסוּןְ [חֲסִידוּת חב"ד], בְּחִינַת יְחִידָה דְּתוֹרָה.
On peut dire que là est aussi le lien entre la récitation de ce discours et le dernier Chabbat kodech de l’emprisonnement, veille du jour de la guéoula. On sait en effet que l’emprisonnement a produit (en yiddish : « iz oyfgeton gevorn », a accompli) une élévation plus grande encore, etc. Il en va comme dans la parole de nos Sages : « L’olive, quand on la pile, (précisément alors) donne son huile. » Certes, le « Que tes sources se répandent au-dehors » existait déjà avant l’emprisonnement (de l’Admour HaEmtsaï). Néanmoins, l’emprisonnement y a ajouté — et l’on peut dire : jusqu’à un ajout sans commune mesure. C’est ce qu’indique la formulation précise de nos Sages : par le pilage, elle « donne » son huile (« donne », précisément), car « quiconque donne, donne d’un œil bienveillant ». L’ampleur de l’élévation qu’a apportée précisément l’emprisonnement se comprend par ce qu’explique une si'ha de Sa Sainteté mon beau-père l’Admour (au sujet de l’emprisonnement de l’Admour Hazakène, d’où l’on comprend aussi ce qu’il en est de l’emprisonnement de l’Admour HaEmtsaï) : l’emprisonnement eut lieu avec son consentement, car chaque tsadik domine et gouverne toutes ses affaires matérielles, et tout ce qui lui arrive se produit avec son consentement. Or il a consenti à l’emprisonnement, bien que celui-ci fût lié à des souffrances, etc., et à l’empêchement de diffuser l’enseignement de la 'Hassidout (pendant le temps où il demeurait en prison). On comprend par là l’ampleur de l’élévation de la diffusion des sources qui apparut précisément après sa guéoula — au point que, pour elle, tout l’emprisonnement en valait la peine. Tel est donc le lien entre la récitation de ce discours et (la veille du jour de) la guéoula : à ce moment apparut une élévation plus grande dans la révélation de la le niveau de Yé'hida de la Torah [pnimiyout haTorah], une révélation dans la compréhension et la saisie intellectuelle — au point que la révélation n’est pas seulement en 'Hokhma et Bina, mais aussi au niveau de la Daat. Car la racine de la Daat est dans l’intériorité du Kéter [comme l’explique longuement le hemchekh 5670 [1909-1910] au sujet de la supériorité de la Daat], le niveau de Yé'hida. C’est le sens de « Que Tes enfants reconnaissent et sachent que de Toi vient leur repos » : la révélation du niveau de Yé'hida (« de Toi vient leur repos ») se fait précisément sur le plan de la Daat — « qu’ils reconnaissent… et sachent ».
ז) וְיֵשׁ לוֹמַר דְּזֶהוּ גַּם הַקֶּשֶׁר דַּאֲמִירַת דְּרוּשׁ זֶה לש"ק הָאַחֲרוֹן שֶׁל הַמַּאֲסָר, עֶרֶב יוֹם הַגְּאוּלָּה, דְּהִנֵּה יָדוּעַ שע"י הַמַּאֲסָר נַעֲשָׂה (אִיז אוֹיפְגֶעטָאן גֶעווָארְן) עִילּוּי גָּדוֹל יוֹתֵר כו'. וע"ד מַאֲמַר רז"ל הַזַּיִת כְּשֶׁכּוֹתְשִׁין אוֹתוֹ (דַּוְקָא) הוּא נוֹתֵן שַׁמְנוֹ. וַהֲגַם שֶׁהָעִנְיָן דְּיָפוּצוּ מַעְיְנוֹתֶיךָ חוּצָה הי' גַּם לִפְנֵי הַמַּאֲסָר (דאדמו"ר הָאֶמְצָעִי), מ"מ, ע"י הַמַּאֲסָר נִיתּוֹסֵף בָּזֶה, וי"ל שֶׁעַד לְהוֹסָפָה בְּאֵין עֲרוֹךְ, וּכְדִיּוּק לְשׁוֹן רז"ל שע"י הַכְּתִישָׁה הוּא נוֹתֵן שַׁמְנוֹ (נוֹתֵן דַּוְקָא), דְּכָל הַנּוֹתֵן בְּעַיִן יָפָה הוּא נוֹתֵן. וְגוֹדֶל הָעִילּוּי שֶׁנִּתְחַדֵּשׁ ע"י הַמַּאֲסָר דַּוְקָא מוּבָן מֵהַמְבֹאָר בְּשִׂיחַת כ"ק מו"ח אדמו"ר (בְּנוֹגֵעַ לְהַמַּאֲסָר דאדמו"ר הַזָּקֵן, דְּמִזֶּה מוּבָן גַּם בְּנוֹגֵעַ לְהַמַּאֲסָר דאדמו"ר הָאֶמְצָעִי), שֶׁהַמַּאֲסָר הי' בְּהַסְכָּמָתוֹ, כִּי כָּל צַדִּיק וְצַדִּיק הוּא מוֹשֵׁל וְשׁוֹלֵט עַל כָּל הָעִנְיָנִים הַגַּשְׁמִיִּים שֶׁלּוֹ, וְכָל מְאוֹרָע עִמּוֹ הוּא בְּהַסְכָּמָתוֹ. וּמִזֶּה שֶׁהִסְכִּים עַל הַמַּאֲסָר אַף שֶׁזֶּה הי' קָשׁוּר עִם יִסּוּרִים וכו' וְעִם מְנִיעַת הֲפָצַת תּוֹרַת הַחֲסִידוּת (בְּעֵת שִׁבְתּוֹ בַּמַּאֲסָר), מוּבָן מִזֶּה גּוֹדֶל הָעִילּוּי דַּהֲפָצַת הַמַּעְיָנוֹת שֶׁנִּתְחַדֵּשׁ לְאַחֲרֵי גְּאֻלָּתוֹ דַּוְקָא, עַד שֶׁבִּשְׁבִיל זֶה הי'כְּדַאי כָּל הַמַּאֲסָר. וְזֶהוּ הַקֶּשֶׁר דַּאֲמִירַת דְּרוּשׁ זֶה ל(עֶרֶב יוֹם) הַגְּאוּלָּה, כִּי אָז נִתְחַדֵּשׁ עִילּוּי גָּדוֹל יוֹתֵר בְּגִילּוּי פְּנִימִיּוּת הַתּוֹרָה [בְּחִינַת יְחִידָה דְּתוֹרָה], גִּילּוּי בַּהֲבָנָה וְהַשָּׂגָה, וְעַד שֶׁהַגִּילּוּי הוּא לֹא רַק בחו"ב אֶלָּא גַּם בִּבְחִינַת הַדַּעַת, דְּשֹׁרֶשׁ הַדַּעַת הוּא בִּפְנִימִיּוּת הַכֶּתֶר [וְכַמְבוֹאָר בַּאֲרוּכָה בְּהֶמְשֵׁךְ עת"ר מַעֲלַת עִנְיַן הַדַּעַת], בְּחִינַת יְחִידָה. דְּזֶהוּ יַכִּירוּ בָּנֶיךָ וְיֵדְעוּ כִּי מֵאִתְּךָ הִיא מְנוּחָתָם, דְּגִלּוּי בְּחִינַת יְחִידָה (מֵאִתְּךָ הִיא מְנוּחָתָם) הוּא בְּעִנְיַן הַדַּעַת דַּוְקָא, יַכִּירוּ כו' וְיֵדְעוּ.
C’est aussi pourquoi le Machia'h « enseignera la connaissance [Daat] à tout le peuple » dans la saisie de la pnimiyout haTorah — la connaissance, précisément. Car l’essentiel de ce qui se renouvellera aux jours du Machia'h est [comme l’écrit le Rambam en conclusion et sceau de son livre] : « car la terre sera remplie de la connaissance de Hachem » — la connaissance, précisément. Cette révélation sera « comme les eaux recouvrent la mer » : elle relèvera non seulement de la connaissance et de la reconnaissance intellectuelle, mais aussi d’une perception concrète, comme les eaux de la mer, visibles de manière tangible. Il est en effet expliqué en plusieurs endroits, au sujet des créatures du monde caché [Alma deItkassia], qu’elles sont à l’image des poissons dans la mer : elles sont batel [annulées] envers les eaux, au point que l’existence des poissons ne se voit pas du tout, et que l’on ne voit que les eaux de la mer qui les recouvrent. On comprend dès lors que « comme les eaux recouvrent la mer » signifie que la révélation de la Divinité se fera alors par une vision sensible, comme les eaux de la mer (qui recouvrent les créatures qu’elle contient), qui sont visibles de manière tangible.
ח) וְזֶהוּ ג"כ מַה שֶׁמָּשִׁיחַ יְלַמֵּד דַּעַת לְכָל הָעָם בְּהַשָּׂגַת פְּנִימִיּוּת הַתּוֹרָה, דַּעַת דַּוְקָא, דְּעִיקַּר הָעִנְיָן שֶׁיִּתְחַדֵּשׁ בִּימוֹת הַמָּשִׁיחַ הוּא [כמ"ש הרמב"ם בְּסִיּוּם וְחוֹתַם סִפְרוֹ] כִּי מָלְאָה הָאָרֶץ דֵּעָה אֶת הוי', דֵּעָה דַּוְקָא. וְגִילּוּי זֶה יהי' בְּאֹפֶן דִּכְמַיִם לַיָּם מְכַסִּים, הַיְינוּ שֶׁזֶּה יהי' (נוֹסָף עַל דַּעַת וְהַכָּרַת הַשֵּׂכֶל, גַּם) בראי' מוּחָשִׁית, כְּמוֹ מֵי הַיָּם שֶׁנִּרְאִים בראי' מוּחָשִׁית. דְּהִנֵּה מְבוֹאָר בכ"מ בְּעִנְיַן הַנִּבְרָאִים שבעלמא דאתכסיא שֶׁהֵם בְּדֻגְמַת דָּגִים שֶׁבַּיָּם שֶׁהֵם בְּטֵלִים לְהַמַּיִם, עַד שֶׁמְּצִיאוּתָם שֶׁל הַדָּגִים אֵינָהּ נִרְאֵית כְּלָל וּמַה שֶׁנִּרְאֶה הֵם רַק מֵי הַיָּם שֶׁמְּכַסִּים עֲלֵיהֶם. וּמִזֶּה מוּבָן שֶׁפֵּרוּשׁ כַּמַּיִם לַיָּם מְכַסִּים הוּא שֶׁהַגִּילּוּי דְּאֱלֹקוּת יהי' אָז בראי' מוּחָשִׁית, כְּמוֹ מֵי הַיָּם (שֶׁמְּכַסִּים עַל הַנִּבְרָאִים שֶׁבְּתוֹכָם) שֶׁהֵם נִרְאִים בראי' מוּחָשִׁית.
Puisse-t-il être Sa volonté que, par l'étude de ces sujets dans la Torah, nous parvenions bientôt à l'accomplissement effectif de la promesse (portant sur ces sujets). Ainsi, dans un repos véritable, dans la joie et le bonheur du cœur, nous irons au-devant de la guéoula véritable et complète, par notre juste Machia'h. Alors, « la terre sera remplie de la connaissance de Hachem, comme les eaux recouvrent la mer ».
וִיהִי רָצוֹן שֶׁמִּלִּמּוּד עִנְיָנִים אֵלּוּ בַּתּוֹרָה יָבוֹאוּ בְּקָרוֹב לְקִיּוּם הַיִּעוּד (דְּעִנְיָנִים אֵלֶּה) בְּפוֹעַל, שֶׁמִּתּוֹךְ מְנוּחָה אֲמִיתִּית וּמִתּוֹךְ שִׂמְחָה וְטוֹב לֵבָב נֵלֵךְ לִקְרַאת הַגְּאוּלָּה הָאֲמִיתִּית וְהַשְּׁלֵימָה ע"י מָשִׁיחַ צִדְקֵנוּ, שֶׁאָז יהי' מָלְאָה הָאָרֶץ דֵּעָה אֶת הוי' כַּמַּיִם לַיָּם מְכַסִּים.