Texte hébreu intégral vocalisé, traduction française en vis-à-vis, encadrés explicatifs adaptés du travail de Simply Chassidus.
Hassiduité — traduction et vocalisation assistées par intelligence artificielle, relues par une seconde intelligence artificielle. Texte hébreu : éditions Kehot, via chabad.org. Le Rabbi a dit ce maamar en 5734. Traduction française littérale en regard ; les encadrés explicatifs sont adaptés du travail de Simply Chassidus.
Hassiduité — traduction et vocalisation assistées par intelligence artificielle, relues par une seconde intelligence artificielle. Texte hébreu : éditions Kehot, via chabad.org. Le Rabbi a dit ce maamar en 5734. Traduction française littérale en regard ; les encadrés explicatifs sont adaptés du travail de Simply Chassidus.
Par le mérite d'une refoua chlema [guérison complète] pour Arié Yehouda ben Sarah Rivka.
in the zechus of refuah shleima for ארי' יְהוּדָה בֶּן שָׂרָה רִבְקָה.
Au troisième 'hodech après la sortie des enfants d'Israël du pays d'Égypte, en ce jour ils vinrent au désert du Sinaï.
Au troisième 'hodech après la sortie des enfants d'Israël du pays d'Égypte, en ce jour ils vinrent au désert du Sinaï. Et il est rapporté dans la Guemara : le passouk dit ici : « en ce jour ils vinrent au désert du Sinaï », et le passouk dit là-bas : « ce 'hodech sera pour vous le roch des 'hodachim » ; de même que là-bas il s'agit de roch 'hodech, de même ici il s'agit de roch 'hodech.
Et l'on connaît la question précise portant sur ce qui est dit « en ce jour » sans autre précision (de sorte qu'il faut apprendre d'une guezéra chava [analogie verbale] qu'il s'agit du roch 'hodech), alors qu'il n'est pas dit « le premier du mois ». Or Rachi explique que ce qui est écrit « en ce jour » signifie que les paroles de la Torah soient nouvelles à tes yeux comme si elles étaient données aujourd'hui. Et il faut comprendre : selon son sens simple, « en ce jour » se rapporte au roch 'hodech de Sivan, tandis que selon l'explication « que les paroles de la Torah soient nouvelles à tes yeux etc. », « en ce jour » se rapporte à chaque jour de l'année.
Il faut aussi comprendre (comme le demande la question précise posée dans plusieurs discours) comment il est possible que les paroles de la Torah soient chaque jour comme nouvelles, et à plus forte raison réellement nouvelles, alors que la Torah a déjà été donnée il y a plus de trois mille ans.
Et à première vue, on pourrait l'expliquer d'après ce qui est exposé dans les discours commençant par « Zé », dans l'explication du passouk « Et Elokim prononça toutes ces paroles, en disant » : le mot « lémor » [en disant] signifie dans ce passouk que l'étude de la Torah (toutes ces paroles) se fasse selon le mode de « lémor », c'est-à-dire redire les paroles que HaKadoch Barou'h Hou prononce maintenant, comme il est écrit « ma langue répondra à Ta parole » — la Torah étant « Ta parole », sauf que « ma langue répond » à la manière de celui qui répond après celui qui dit.
C'est pourquoi « de même que là-bas ce fut avec effroi et crainte etc., de même ici etc. » : car, lorsqu'il étudie la Torah maintenant, HaKadoch Barou'h Hou prononce ces paroles maintenant, exactement de la même manière qu'à l'heure de Matan Torah [le don de la Torah].
Cela aussi demande explication : puisque les paroles de HaKadoch Barou'h Hou sont vivantes et subsistantes à jamais, sans aucun changement, qu'est-ce qui s'ajoute et se renouvelle du fait qu'Il les prononce maintenant (au moment de l'étude de l'homme) une fois encore ?
b) Cela se comprendra en posant d'abord ce qui est rapporté dans le Midrach : parabole d'un roi qui décréta et dit : « les habitants de Rome ne descendront pas en Syrie, et les habitants de Syrie ne monteront pas à Rome ». Ainsi, lorsque HaKadoch Barou'h Hou créa le monde, Il décréta et dit : « les cieux sont les cieux de Havayé, et la terre, Il l'a donnée aux fils de l'homme ». Lorsqu'Il voulut donner la Torah, Il annula le décret et dit : « les inférieurs monteront vers les supérieurs et les supérieurs descendront vers les inférieurs, et Moi, Je commence », ainsi qu'il est dit « et Havayé descendit sur le mont Sinaï », et le passouk dit : « et à Moché Il dit : monte vers Havayé ».
Or il est connu que la révélation de la Divinité dans le monde qui eut lieu à l'heure de Matan Torah (la descente des supérieurs vers les inférieurs, « et Havayé descendit sur le mont Sinaï ») se fit du haut vers le bas, c'est-à-dire que la révélation venait du fait de l'épanchement d'en haut [hamchakha], et que le bas n'en était pas un récipient [keli],
Et le sens de « les inférieurs monteront vers les supérieurs » est qu'à Matan Torah fut donnée la force pour que le service de la Torah et des mitsvot accompli après Matan Torah agisse dans le monde, afin qu'il devienne un keli pour la Divinité.
Comme il est expliqué ailleurs : si, par l'accomplissement des mitsvot, s'opère un birour [tri du bien et du mal] et un affinement [zikoukh] dans les choses du monde au moyen desquelles la mitsva est accomplie — au point que, dans plusieurs cas, elles deviennent elles-mêmes (les choses du monde) l'objet même de la mitsva [héftsa chel mitsva] —, c'est en vertu d'un don de force particulier, donné à Matan Torah.
Car puisque les mitsvot (la volonté de HaKadoch Barou'h Hou) et les choses du monde (au moyen desquelles les mitsvot s'accomplissent) sont entre elles totalement hors de toute commune mesure, il s'ensuit que, pour que les mitsvot produisent un changement dans les choses du monde, cela ne peut se faire que par l'annulation du décret et de la cloison séparant les supérieurs (les mitsvot) des inférieurs (les choses du monde).
Et de même en ce qui concerne l'étude de la Torah : si, par l'étude de la Torah, un changement (une élévation) s'opère chez l'homme qui l'étudie, au point qu'il s'unit à la sagesse de HaKadoch Barou'h Hou, c'est parce qu'à Matan Torah s'est opérée l'annulation du décret et de la cloison séparant la sagesse de HaKadoch Barou'h Hou (les supérieurs) de l'intellect de l'homme (les inférieurs).
Or le haut et le bas (les êtres supérieurs et les êtres inférieurs) comportent deux explications (deux acceptions). Il y a le haut et le bas dans l'espace (espace matériel ou espace spirituel) ; et ce haut-et-bas-là a sa racine dans le kav [le rayon de lumière qui pénètre le vide du tsimtsoum]. Car si l'épanchement était venu de l'Or Ein Sof [la lumière infinie] sans passer par le kav, tous les mondes auraient été égaux.
Et une autre explication du haut et du bas : toute la réalité de la division (le haut et le bas de l'espace) est appelée « bas », car le « haut » est au-dessus de la division.
Et comme on le sait24, selon l'explication de l'énoncé « l'Or Ein Sof [s'étend] tout en haut sans fin et tout en bas sans terme » : le « tout en bas » désigne la lumière qui relève de la limite, racine du kav (lequel contient à l'état voilé la division du haut et du bas, division qui est la racine du haut et du bas des mondes) ; et le « tout en haut » est la lumière sans limite, racine du sovev [la lumière qui environne les mondes], laquelle est au-dessus de toute division.
On peut dire que l'union du haut et du bas réalisée lors de Matan Torah [le don de la Torah] vaut pour les deux acceptions. D'abord l'union du haut et du bas qui sont dans les mondes (l'espace), c'est-à-dire, globalement, l'union d'Atsilout [Émanation] et de Beria-Yetsira-Assia [Beria, Yetsira, Assia] ; ensuite l'union de la lumière sans limite, au-dessus des mondes, avec la lumière qui est en rapport avec les mondes. Et comme on le sait, la portée des mitsvot (postérieures à Matan Torah) est que par elles s'accomplit l'union de HaKadoch Barou'h Hou et de Sa Chekhina, l'union du sovev et du memalé [la lumière qui environne et la lumière qui emplit].
Or ce point — à savoir que l'union du haut et du bas opérée lors de Matan Torah englobe aussi le « haut » qui est au-dessus de la catégorie même de haut et de bas des mondes — vaut d'une part pour la force conférée lors de Matan Torah en vue du service de la Torah et des mitsvot postérieur à Matan Torah (« les inférieurs monteront vers les supérieurs »), service par lequel les êtres inférieurs font descendre (la lumière d'Atsilout et) la lumière du sovev, et jusqu'à la lumière sans limite d'avant la contraction [tsimtsoum] (racine de la lumière du sovev) ; et d'autre part pour l'union du haut et du bas (« les supérieurs descendront vers les inférieurs ») qui eut lieu au moment même de Matan Torah.
L'explication en est la suivante : on sait que la Torah est au-dessus du temps et de l'espace ; c'est pourquoi « quiconque s'occupe de l'étude des lois de la 'ola [l'offrande entièrement consumée], c'est comme s'il avait offert une 'ola », bien qu'il ne se trouve ni au temps ni au lieu de l'offrande.
Or bien que la descente des supérieurs vers le bas et la montée des inférieurs vers le haut soient deux choses distinctes — au point d'avoir eu lieu en deux temps, la descente des supérieurs vers le bas au moment de Matan Torah, la montée des inférieurs vers le haut après Matan Torah —, néanmoins, puisque la descente des supérieurs vers le bas fut (aussi) le commencement (et la force conférée) de la montée des inférieurs, comme le disent nos Sages de mémoire bénie : « et Moi, Je suis Celui qui commence », la descente s'accomplit de telle manière qu'au moment même où elle se produisait elle agissait déjà sur les êtres inférieurs.
Cela permet d'expliquer ce qui est rapporté : que la voix des Dix Paroles se faisait entendre des quatre points cardinaux du monde, d'en haut et d'en bas. Car la révélation de l'Or Ein Sof, au-dessus de la catégorie de l'espace (au-dessus même de la catégorie d'espace telle qu'elle existe dans le kav), révélation contenue dans la voix des Dix Paroles, a fait que l'espace (dans lequel cette voix se faisait entendre) fût au-dessus de l'espace. Aussi, bien que le lieu où retentit cette voix fût un lieu déterminé, les six extrémités s'y trouvaient toutes incluses.
On peut dire qu'il en va de même pour le temps : le temps où la Torah fut donnée était au-dessus du temps, et toute la durée du temps s'y trouvait incluse.
Et l'on peut dire que c'est là une des raisons pour lesquelles Matan Torah n'eut lieu qu'une seule fois et ne se reproduira plus : car dans le temps de Matan Torah se trouve incluse la durée du temps tout entière.
Et il en va de même pour Roch 'Hodech Sivan [le premier du mois de Sivan], jour où s'acheva la préparation à Matan Torah : dans ce jour se trouve incluse toute la durée du temps qui le suit.
Et c'est là le lien entre les deux explications de « en ce jour » : celle qui le rapporte à Roch 'Hodech Sivan et celle qui le rapporte à chaque jour. Car dans le Roch 'Hodech Sivan de l'année de Matan Torah se trouvaient inclus tous les jours qui l'ont suivi.
Et l'on peut ajouter ceci : de même que « en ce jour », au sens simple, se rapporte au début du mois [roch 'hodech], où la lune n'est encore que sa néoménie [molad], un point seulement, et va ensuite croissant jusqu'au quinzième jour, où « la lune se tient dans sa plénitude » [kayma sihara be-achlimouta] — ainsi en est-il d'Israël : au moment du Matan Torah, qui eut lieu dans le désert du Sinaï, ce fut le commencement, et par le service d'Israël ensuite, après le Matan Torah, ils vont croissant, jusqu'à ce qu'aux jours de David et aux jours de Chlomo « la lune se tînt dans sa plénitude ».
L'essentiel de la plénitude et de la perfection sera dans la génération du roi machia'h : alors se réalisera « et il dominera d'une mer à l'autre et du fleuve jusqu'aux extrémités de la terre », en tout lieu pareillement, et jusqu'à « et que Sa gloire remplisse toute la terre » — une plénitude au comble de la perfection, dans toute la terre pareillement.
7) Or il est expliqué dans les discours que la Torah est appelée oz [force] et touchia : oz pour la Néfech Elokit, et touchia pour la Néfech Behamit. Et si la Torah comporte ces deux aspects (bien qu'elle se soit revêtue de réalités matérielles), c'est parce que la source de la Torah et son fondement est dans l'Or Ein Sof [lumière infinie], béni soit-Il, Lui-même en Sa gloire [et la révélation de cet aspect de la Torah se produit lorsque l'étude de la Torah par l'homme se fait dans l'annulation de soi [bitoul], comme celui qui répond après le lecteur].
Et l'on peut dire que les deux aspects de oz et de touchia sont aussi à l'image des deux aspects mentionnés plus haut (paragraphe 4) dans l'union du haut et du bas : que la Torah donne force et oz à la Néfech Elokit est du même ordre que la descente et l'épanchement de la Torah vers le bas ; et que la Torah affaiblisse la force de la Néfech Behamit est du même ordre que la force donnée par le don de la Torah pour l'élévation des êtres d'en bas.
Et que la source de la Torah soit l'Or Ein Sof, béni soit-Il — raison pour laquelle elle comporte les deux aspects de oz et de touchia — est du même ordre que ce qui est expliqué ailleurs : si la Torah (qui est au-dessus du monde) est descendue en bas et agit sur le bas, c'est parce qu'il est attiré en elle quelque chose de l'Essence, laquelle porte les contraires.
8) Et c'est là le sens de « au troisième mois… en ce jour ils arrivèrent au désert du Sinaï » : midbar [désert] est de la même racine que dibour [parole], et il est appelé medaber, avec l'ajout d'un mèm, pour indiquer que la parole se dit dans le bitoul, comme celui qui répond après le lecteur (comme expliqué longuement dans les discours). C'est ainsi que se réalise « Sinaï » : « la haine [sin'a] descendit pour les nations du monde ».
Car lorsque l'étude de la Torah se fait dans le bitoul, alors elle devient (oz pour la Néfech Elokit et) touchia pour la Néfech Behamit ; car dans « descendit la haine pour les nations du monde » sont aussi inclus le corps et la Néfech Behamit. [Et il convient de noter l'enseignement du Baal Chem Tov sur le passouk « si tu vois l'âne ['hamor] de celui qui te hait » : lorsque tu observeras avec attention ta matière ['homèr], c'est-à-dire le corps, tu verras qu'elle est celle qui te hait — car elle hait la Nechama.]
9) Et ensuite il est dit : « et ils partirent de Refidim ». Refidim porte ce nom parce qu'« ils ont relâché [ripou] leurs mains des paroles de Torah » : il ne s'oppose pas à la Torah, au contraire il étudie la Torah, seulement son étude se fait dans le relâchement et la faiblesse. Et par le service du medaber, il s'aide lui-même (aussi) à se défaire du relâchement et de la faiblesse dans les paroles de Torah, et il fait téchouva là-dessus.
Et le passouk poursuit (après avoir dit « et ils partirent de Refidim ») : « et ils arrivèrent au désert du Sinaï… face à la montagne ». Car le fait d'avoir d'abord été à Refidim l'amène à se renforcer dans les paroles de Torah plus encore.
10) Et l'on peut dire que, du fait qu'on étudie aujourd'hui ce passouk dans la Torah, la force donnée pour « et ils partirent de Refidim » est plus grande encore. Car la première fois, la force donnée pour « et ils partirent de Refidim » venait de ce qu'au premier jour du mois de Sivan la préparation au Matan Torah s'était achevée ; et maintenant, il y a en outre la force donnée par le Matan Torah des années passées, et par l'étude de la Torah postérieure au Matan Torah, laquelle vient ajouter à ce qu'est le Matan Torah (comme dit plus haut, paragraphe 6).
Et d'autant plus que l'on se trouve au quinzième jour du mois, où « la lune se tient dans sa plénitude » — et, dans ce jour même, au quinze Chevat, Roch Hachana de l'arbre, qui se rattache à « une terre bonne et vaste ». Il y a là une force donnée particulière pour ajouter dans l'étude de la Torah et dans l'accomplissement des mitsvot, à la manière d'« une terre bonne et vaste »,
Et de même pour ce qui est de la téchouva (« et ils partirent de Refidim ») : qu'elle se fasse à la manière d'« une terre bonne et vaste », c'est-à-dire la téchouva ilaa [téchouva supérieure], qui se fait dans une grande joie. Et « lorsque Israël fait téchouva, aussitôt ils sont délivrés » ; « et vous serez recueillis un à un, enfants d'Israël » — car HaKadoch Barou'h Hou Lui-même les conduit vers une terre bonne et vaste au sens simple, dans la guéoula véritable et complète par machia'h tsidkénou, très prochainement.