Texte hébreu intégral vocalisé, traduction française en vis-à-vis, encadrés explicatifs adaptés du travail de Simply Chassidus.
Hassiduité — traduction et vocalisation assistées par intelligence artificielle, relues par une seconde intelligence artificielle. Texte hébreu : éditions Kehot, via chabad.org. Le Rabbi a dit ce maamar en 5738. Traduction française littérale en regard ; les encadrés explicatifs sont adaptés du travail de Simply Chassidus.
Hassiduité — traduction et vocalisation assistées par intelligence artificielle, relues par une seconde intelligence artificielle. Texte hébreu : éditions Kehot, via chabad.org. Le Rabbi a dit ce maamar en 5738. Traduction française littérale en regard ; les encadrés explicatifs sont adaptés du travail de Simply Chassidus.
Avec l’aide du Ciel. À l’issue du Chabbat Béréchit, dans sa chambre, 5738 [1977].
« Au commencement, D.ieu créa les cieux et la terre. » Nos Sages, de mémoire bénie, ont dit : « Rabbi Yits'hak a dit : il n’aurait fallu commencer la Torah qu’à partir de “Ce mois-ci [ha'hodech hazé] sera pour vous”, etc. Pourquoi a-t-elle commencé par Béréchit ? Parce que “Il a annoncé à Son peuple la puissance de Ses œuvres, pour leur donner l’héritage des nations”. Si les nations du monde disent à Israël : “Vous êtes des brigands, car vous avez conquis les terres des sept nations”, ils leur répondent : “Toute la terre appartient à HaKadoch Barou'h Hou ; c’est Lui qui l’a créée, et Il l’a donnée à qui est droit à Ses yeux. Par Sa volonté, Il la leur a donnée ; par Sa volonté, Il la leur a reprise et nous l’a donnée.” »
Les discours des Rebbeïm précédents expliquent à ce sujet pourquoi il aurait fallu commencer la Torah par « Ce mois-ci sera pour vous » : « ce mois-ci » exprime l’union de ce qui entoure [sovev] et de ce qui remplit [memalé]. En effet, le « mois » [hodech] est l’aspect de Malkhout, « 'hodech ichto » [« le mois, son épouse »], l’aspect de ce qui remplit tous les mondes [memalé kol almin]. Et « ce » [zé] désigne une révélation [comme l’ont dit nos Sages, de mémoire bénie : « il montre du doigt et dit : celui-ci (zé) »], Yessod et Zeïr Anpin. C’est l’union de ce qui entoure tous les mondes [sovev kol almin] et de ce qui remplit tous les mondes.
Et il aurait fallu commencer la Torah par « Ce mois-ci sera pour vous », car la finalité de la Torah et de ses mitsvot est l’union de sovev et de memalé.
Or, l’épanchement de sovev produit par la Torah et les mitsvot est, dans sa racine première, l’épanchement de l’Or Ein Sof [lumière infinie] d’avant la contraction, occultation [tsimtsoum]. C’est ce que rapporte l’Emek HaMélekh dès son début : la création des mondes s’est faite par le premier tsimtsoum, qui eut lieu dans l’Or Ein Sof ; il resta un vide ['halal] et un espace libre [makom panouï]. De là vient la racine de l’apparition des récipients [kelim] et de l’existence des mondes (le thème de l’œuvre du commencement [maassé Béréchit]).
Et ce qui est écrit : « Il le plaça dans le jardin d’Éden pour le travailler et pour le garder » [ce qui se rapporte au service de la Torah et des mitsvot : « pour le travailler », ce sont les 248 mitsvot positives ; « pour le garder », les 365 mitsvot négatives], signifie attirer un surcroît de lumières, par la ligne [kav], depuis l’Or Ein Sof d’avant le tsimtsoum, jusqu’à ce que, dans le futur, l’Or Ein Sof se révèle à l’emplacement du vide comme avant le tsimtsoum.
C’est le sens de : « il n’aurait fallu commencer la Torah qu’à partir de “Ce mois-ci sera pour vous”, etc. ». Le récit de l’œuvre du commencement se situe tout entier après le tsimtsoum. Or la Torah a pour objet l’épanchement de l’Or Ein Sof qui est au-dessus du tsimtsoum. Il aurait donc fallu commencer la Torah (non par l’œuvre du commencement, mais) par « ce mois-ci », qui est l’épanchement de l’aspect de sovev (« ce ») ; et celui-ci, dans sa racine, est l’épanchement de l’Or Ein Sof d’avant le tsimtsoum.
Pourquoi a-t-elle commencé par Béréchit ? Parce que « Il a annoncé à Son peuple la puissance de Ses œuvres, pour leur donner l’héritage des nations ». Autrement dit, « la puissance de Ses œuvres… pour leur donner l’héritage des nations » est plus élevé encore que l’épanchement de sovev, l’aspect de l’Or Ein Sof d’avant le tsimtsoum.
En effet, la finalité de l’intention (de la Torah et des mitsvot) est d’attirer l’aspect d’une lumière nouvelle [or 'hadach], c’est-à-dire l’aspect de l’Essence [atsmout] de l’Or Ein Sof, qui est au-dessus de la lumière qui remplissait l’espace du vide. Et cette lumière ne s’attire que par le service des birourim [le tri qui dégage le bien du mal].
Telle est la supériorité de « la puissance de Ses œuvres… pour leur donner l’héritage des nations » sur « ce mois-ci ». « Ce mois-ci » est l’épanchement de la lumière de sovev, qui, dans sa racine, est l’aspect de la lumière qui remplissait l’espace du vide. Mais par le service des birourim [le tri] des réalités du monde tombées des sept rois, les rois d’Édom, à qui, par Sa volonté, Il les a données (comme l’ont dit nos Sages, de mémoire bénie : « Il bâtissait des mondes et les détruisait »), et que les enfants d’Israël trient et dont ils héritent, si bien qu’elles deviennent l’héritage de Yaakov, on attire l’aspect d’une lumière nouvelle, au-dessus de la lumière qui remplissait l’espace du vide.
Et de même que cela vaut pour le monde dans son ensemble (les mondes de Beria-Yetsira-Assia, dont il est dit : « de là il se divise »), cela s’applique aussi en particulier au birour [tri] que constitue la conquête des terres des sept nations, qu’Israël transforme en terre d’Israël.
Or, puisque « par Sa volonté Il la leur a donnée » (pour un temps déterminé) afin qu’ensuite « par Sa volonté Il la leur reprenne et nous la donne », il va de soi que, si l’on se décide avec fermeté, on trie très facilement les terres des sept nations, et le monde entier, pour qu’il devienne une demeure pour Lui, béni soit-Il.
S’il semble que cela exige effort et labeur, au point que les nations du monde objectent, à chaque birour : « vous êtes des brigands », c’est en raison de l’intensité du voilement et de l’occultation : on ne ressent pas, dans le monde, que « toute la terre appartient à HaKadoch Barou'h Hou » (et que « tout vient de Toi »).
Mais la finalité de l’intention du voilement et de l’occultation est que s’accomplisse « et vous chercherez de là » : que les Juifs cherchent et trouvent le Très-Haut dans toutes les réalités du monde, dans les voilements et les occultations [selon la parabole du père qui se cache de son jeune fils pour montrer la sagesse de l’enfant, lequel comprend que l’occultation et le voilement n’ont d’autre but que de le faire chercher et trouver son père],
et la Torah a promis que lorsque « vous chercherez de là », alors assurément « tu trouveras » : on conquiert le monde entier et on en fait une demeure pour Lui, béni soit-Il, jusqu’à ce que s’accomplisse « Alors Je donnerai aux peuples une langue claire, etc., pour qu’ils Le servent d’un commun accord [litt. : « d’une seule épaule »] ». « Et la royauté sera à Hachem. »
On peut relier cela aussi au thème de « Et Yaakov alla son chemin » (propre à l’issue du Chabbat Béréchit) : bien qu’il aille son chemin (également) dans les affaires facultatives [divrei rechout] et les occupations profanes [ovdin de'hol] tout au long de l’année, il ne le craint pas pour autant ; au contraire, il va son chemin en sécurité, avec joie et contentement du cœur.
C’est aussi pourquoi, à l’issue du Chabbat [et en particulier à l’issue du Chabbat Béréchit, quand commence (principalement) l’ordre de « Et Yaakov alla son chemin »], on dit « Ne crains pas, Mon serviteur Yaakov ». Car « à l’issue du Chabbat, l’âme supplémentaire [Nechama yetera] se retire, et il faut à nouveau descendre dans l’aspect de “Yaakov Mon serviteur” durant les six jours ouvrables, pour trier les birourim dans Beria-Yetsira-Assia, etc. ; c’est pourquoi l’on dit “Ne crains pas, Mon serviteur Yaakov”, etc., de descendre là-bas ; et par là, on donne force et vigueur, etc. ».
La raison de cela (du « ne crains pas ») est que « Havayé son D.ieu est avec lui » : pour chacun en Israël (même celui qui se trouve dans l’aspect de Yaakov), en tout lieu, en tout temps et en toute chose (même hors de la terre d’Israël, les jours profanes et dans les occupations profanes), « Havayé son D.ieu (est) avec lui ». Au point qu’il devient l’associé de HaKadoch Barou'h Hou dans l’œuvre du commencement, puisqu’il opère une innovation dans la création (comme HaKadoch Barou'h Hou, pour ainsi dire).
Car par son service, le service des birourim, qui fait du monde une demeure pour Lui, béni soit-Il, il opère une innovation dans la création [c’est aussi pourquoi, le Chabbat Béréchit, on lit dans la Torah « Au commencement, D.ieu créa les cieux et la terre » : par là, les cieux, la terre et toutes leurs armées sont créés à nouveau, et d’une manière nouvelle], jusqu’à ce que viennent « les cieux nouveaux et la terre nouvelle, etc. ».
Avec l’aide de D.ieu
À l’élévation de l’âme
du rav, 'hassid et tamim, homme craignant D.ieu, [נו"נ], engagé dans les besoins de la communauté,
Rabbi Daniel Yits'hak, de mémoire bénie,
fils de Rabbi Efraïm (qu’il soit séparé [de lui] pour une vie bonne et longue), qu’il vive de longs et bons jours,
Maskavits,
chalia'h [émissaire] de Sa Sainteté l’Admour, que son mérite nous protège,
pour l’État de l’Illinois,
rappelé à sa demeure éternelle le 2 Adar Cheni 5774 [2014].
Que son âme soit liée au faisceau de la vie.
« Et moi, Daniel, je défaillis… puis je me levai et accomplis l’ouvrage du roi. »