HASSIDUITÉב״ה
Maamarim du Rabbi5739
MAAMARמאמר
מִקּוֹל מְחַצְצִים בֵּין
« Rabbi Ochaya a dit »
19 Kislev 5739 [1978]
Hébreu
texte intégral, vocalisé
Français
traduction littérale en regard
Explications
encadrés adaptés de Simply Chassidus et synthèse
hassiduite.com

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Maamarim du Rabbiתשל"ט · 1978
MAAMARמאמר

אושעיא

« Rabbi Ochaya a dit »

19 Kislev 5739 [1978]

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Texte hébreu intégral vocalisé, traduction française en vis-à-vis, encadrés explicatifs adaptés du travail de Simply Chassidus.

Hassiduité — traduction et vocalisation assistées par intelligence artificielle, relues par une seconde intelligence artificielle. Texte hébreu : éditions Kehot, via chabad.org. Le Rabbi a dit ce maamar en 5739. Traduction française littérale en regard ; les encadrés explicatifs sont adaptés du travail de Simply Chassidus.

Hassiduité — traduction et vocalisation assistées par intelligence artificielle, relues par une seconde intelligence artificielle. Texte hébreu : éditions Kehot, via chabad.org. Le Rabbi a dit ce maamar en 5739. Traduction française littérale en regard ; les encadrés explicatifs sont adaptés du travail de Simply Chassidus.

Loin du bruit des archers, entre les points où l’on puise l’eau, là on célébrera les justes actions de Hachem, les justes actions [tsidkat] envers Ses villes ouvertes [pirzono] en Israël ; alors le peuple de Hachem descendit aux portes.
מִקּוֹל מְחַצְצִים בֵּין מַשְׁאַבִּים שָׁם יְתַנּוּ צִדְקוֹת יְהוָה צִדְקֹת פִּרְזֹנוֹ בְּיִשְׂרָאֵל אָז יָרְדוּ לַשְּׁעָרִים עַם יְהוָה
Rabbi Ochaya a dit : que signifie ce qui est écrit : « Tsidkat pirzono en Israël », etc. ? HaKadoch Barou'h Hou a accompli une tsédaka envers Israël en les dispersant parmi les nations.
אָמַר ר' אוֹשַׁעְיָא מאי דִּכְתִיב צִדְקֹת פִּרְזוֹנוֹ בְּיִשְׂרָאֵל גו' צְדָקָה עָשָׂה הקב"ה בְּיִשְׂרָאֵל שֶׁפִּזְּרָן לְבֵין הָאֻמּוֹת
Avec l’aide du Ciel. Youd-Tèt Kislev 5739 [1978]. Rabbi Ochaya a dit : que signifie ce qui est écrit : « Tsidkat pirzono en Israël », etc. ? HaKadoch Barou'h Hou a accompli une tsédaka envers Israël en les dispersant parmi les nations. Sa Sainteté mon beau-père l’Admour explique, dans son maamar qui commence par ces mots [prononcé le Youd-Tèt Kislev 5689 [1928], lors du repas, et imprimé dans le kountrass Dérouchei 'Hatouna 5689], ceci : Israël est dispersé dans plusieurs pays. Il peut arriver que, dans un pays, on opprime et on persécute les enfants d’Israël et qu’on ne les laisse pas étudier la Torah ni accomplir les mitsvot. Pour plusieurs mitsvot, ils sont même véritablement contraints : ils n’ont aucune possibilité de les accomplir, pas même par le don total de soi [mesirout nefech] [par exemple, quand un décret du pouvoir interdit d’introduire dans le pays les quatre espèces : alors, même par la mesirout nefech, il est impossible d’accomplir la mitsva]. Eh bien, parce que les juifs des autres pays s’adonnent à la Torah et aux mitsvot, ils donnent force et vigueur à ceux-là aussi, qui se trouvent là où sévissent les décrets, afin qu’ils puissent étudier la Torah et accomplir les mitsvot.
בס"ד. י"ט כִּסְלֵו ה'תשל"ט אָמַר ר' אוֹשַׁעְיָא מאי דִּכְתִיב צִדְקֹת פִּרְזוֹנוֹ בְּיִשְׂרָאֵל גו' צְדָקָה עָשָׂה הקב"ה בְּיִשְׂרָאֵל שֶׁפִּזְּרָן לְבֵין הָאֻמּוֹת, וּמְבֹאָר כ"ק מו"ח אדמו"ר בְּמַאֲמָרוֹ ד"ה זֶה [שֶׁנֶּאֱמַר בי"ט כִּסְלֵו, תרפ"ט בִּסְעוּדָה, וְנִדְפַּס בַּקּוּנְטְרֵס דְּרוּשֵׁי חֲתוּנָּה תרפ"ט], דע"י שֶׁיִּשְׂרָאֵל מְפֻזָּרִים בְּכַמָּה מְדִינוֹת, הִנֵּה גַּם כְּשֶׁבִּמְדִינָה אַחַת דּוֹחֲקִים וְלֹחֲצִים אֶת בנ"י וְאֵין נוֹתְנִים לָהֶם לִלְמֹד תּוֹרָה וּלְקַיֵּם מִצְווֹת, וְעַד שֶׁבְּכַמָּה מִצְווֹת הֵם אֲנוּסִים מַמָּשׁ שֶׁאֵין לָהֶם אֶפְשָׁרוּת כְּלָל לְקַיֵּים אוֹתָם אֲפִילּוּ ע"י מס"נ [וּלְדוּגְמָא, כְּשֶׁיֵּשׁ גְּזֵרַת הַמַּלְכוּת שֶׁלֹּא לְהַכְנִיס לְהַמְּדִינָה ד' מִינִים, שֶׁאָז גַּם ע"י מס"נ א"א לְקַיֵּים הַמִּצְוָה], הִנֵּה ע"י שֶׁיִּשְׂרָאֵל הַנִּמְצָאִים בִּשְׁאָר הַמְּדִינוֹת עוֹסְקִים בתומ"צ, הֵם נוֹתְנִים כֹּחַ וְעוֹז גַּם לְאֵלּוּ הַנִּמְצָאִים בְּהַמָּקוֹם שֶׁיֵּשׁ שָׁם גְּזֵירוֹת, שֶׁיּוּכְלוּ לִלְמֹד תּוֹרָה וּלְקַיֵּם מִצְווֹת.
Et cela va du plus léger au plus lourd. D’abord, ils pourront accomplir les mitsvot, au moins par la mesirout nefech [on sait qu’il existe parmi les décisionnaires une opinion selon laquelle, même pour les mitsvot à propos desquelles on a dit : « qu’il transgresse et ne se laisse pas tuer », il est permis de sanctifier le Nom et de donner sa vie]. Ensuite, ils n’auront plus du tout besoin de mesirout nefech. Ils n’auront même plus d’épreuves, ni même d’empêchements ni d’entraves : ils accéderont à la liberté et pourront s’adonner à la Torah et aux mitsvot dans l’aisance. Comme l’ont dit nos Sages, de mémoire bénie : « Quiconque accomplit la Torah dans la pauvreté finira par l’accomplir dans la richesse. »
וּמִן הַקַּל אֶל הַכָּבֵד, בַּתְּחִלָּה שֶׁיּוּכְלוּ לְקַיֵּים אֶת הַמִּצְווֹת ע"י מס"נ עכ"פ [וְכַיָּדוּעַ שֶׁיֵּשׁ דֵּעָה בְּפוֹסְקִים שֶׁגַּם בְּהַמִּצְווֹת שֶׁעֲלֵיהֶם אָמְרוּ יַעֲבוֹר וְאַל יֵהָרֵג רַשַּׁאי לְקַדֵּשׁ אֶת הַשֵּׁם וְלִמְסֹר עַצְמוֹ], וְעַד שאח"כ לֹא יִצְטָרְכוּ למס"נ כְּלָל, וְעַד שֶׁלֹּא יהי' לָהֶם נִסְיוֹנוֹת וַאֲפִילּוּ לֹא מְנִיעוֹת וְעִיכּוּבִים, כִּי יֵצְאוּ לְחֵרוּת וְיוּכְלוּ לַעֲסוֹק בתומ"צ מִתּוֹךְ הַרְחָבָה, כמארז"ל כָּל הַמְקַיֵּם אֶת הַתּוֹרָה מֵעֹנִי סוֹפוֹ לְקַיְּימָהּ מֵעֹשֶׁר.
Or, puisque la Torah est éternelle, en tout temps et en tout lieu (comme il est expliqué dans le maamar), on comprend que cette tsédaka existe aussi dans les lieux où aucun décret ne frappe la Torah et les mitsvot. On le comprendra d’après ce qu’a écrit Sa Sainteté mon beau-père l’Admour (dans les Dérouchei 'Hatouna mentionnés plus haut) au sujet de la mitsva du rachat des captifs [pidyon chevouyim], qui existe aussi sur le plan spirituel. Le captif matériel (celui qui est en prison) ne peut pas en sortir. Il en va de même sur le plan spirituel : l’homme est parfois, que le Miséricordieux nous en préserve, captif de son yétser [ainsi les hommes d’affaires, absorbés et accablés à l’extrême par les tracas de leurs affaires : ils sont liés (captifs) par les pensées qui les troublent et ne peuvent s’en dégager]. Il arrive même qu’il soit comme contraint, ou, selon l’expression du Rambam (au sujet de la halakha) : « c’est son yétser qui l’a dominé ». Voilà en quoi consiste la tsédaka accomplie en les dispersant parmi les nations, y compris pour les lieux d’aisance : quand un membre d’Israël est captif de son yétser, que le Miséricordieux nous en préserve (sur un point particulier), il sort de captivité [non par sa propre force, puisque « le prisonnier ne se libère pas lui-même », mais] grâce à un juif qui, sur ce point, n’est pas captif.
ב) וְהִנֵּה כֵּיוָן שֶׁהַתּוֹרָה הִיא נִצְחִית בְּכָל עֵת וּזְמַן וּבְכָל מָקוֹם (כַּמְבוֹאָר בְּהַמַּאֲמָר), מוּבָן שֶׁצְּדָקָה זוֹ הִיא גַּם בְּהַמְּקוֹמוֹת שֶׁאֵין שָׁם גְּזֵירוֹת עַל תומ"צ. וְיוּבַן זֶה ע"פ מ"ש כ"ק מו"ח אדמו"ר (בִּדְרוּשֵׁי חֲתוּנָּה הנ"ל) בְּעִנְיַן מִצְוַת פִּדְיוֹן שְׁבוּיִים שֶׁיֶּשְׁנָהּ גַּם בְּרוּחָנִיּוּת. דִּכְמוֹ שֶׁהַשָּׁבוּי בְּגַשְׁמִיּוּת (הַיּוֹשֵׁב בַּמַּאֲסָר) אֵינוֹ יָכוֹל לָצֵאת מִשָּׁם, עד"ז הוּא גַּם בְּרוּחָנִיּוּת, שֶׁלִּפְעָמִים הָאָדָם שָׁבוּי רח"ל בִּידֵי יִצְרוֹ [וע"ד בַּעֲלֵי עֲסָקִים הַטְּרוּדִים וּמֻטְרָדִים בְּיוֹתֵר בְּטִרְדוֹת עִסְקֵיהֶם, שֶׁהֵם קְשׁוּרִים (שְׁבוּיִים) בְּהַמַּחֲשָׁבוֹת הַמְבַלְבְּלוֹת וְאֵינָם יְכוֹלִים לָצֵאת מֵהֶם], וְעַד שֶׁלִּפְעָמִים הוּא כְּמוֹ אָנוּס, וּבִלְשׁוֹן הרמב"ם (בְּנוֹגֵעַ לַהֲלָכָה) יִצְרוֹ הוּא שֶׁתְּקָפוֹ. וזהו"ע הַצְּדָקָה ע"י שֶׁפִּזְּרָן לְבֵין הָאֻמּוֹת גַּם בְּנוֹגֵעַ לִמְקוֹמוֹת הַרְוָחָה, דְּכַאֲשֶׁר מִי שֶׁהוּא מִיִּשְׂרָאֵל שָׁבוּי בִּידֵי יִצְרוֹ רח"ל (בְּנוֹגֵעַ לְעִנְיָן פְּרָטִי), יְצִיאָתוֹ מהשבי' הִיא [לֹא בְּכֹחַ עַצְמוֹ, כֵּיוָן שֶׁאֵין חָבוּשׁ מַתִּיר עַצְמוֹ, כ"א] ע"י יְהוּדִי שֶׁאֵינוֹ נָתוּן בשבי' בְּנוֹגֵעַ לְעִנְיָן זֶה.
C’est-à-dire que celui qui le rachète de la captivité peut lui aussi être captif de son yétser, au point d’être comme contraint (« c’est son yétser qui l’a dominé ») à l’égard d’une autre mitsva. Pourtant, pour un grand nombre de mitsvot, il n’est pas captif de son yétser, car l’opposition du yétser hara porte, chez chacun, (principalement) sur un autre domaine. [En chaque époque, il existe un service particulier qui concerne tout spécialement cette époque, et les principales séductions et oppositions du yétser hara visent à empêcher ce service-là. C’est pourquoi les épreuves d’une génération diffèrent de celles des autres générations [ainsi, à l’époque de Menaché, dominait le penchant de l’idolâtrie, ce qui n’était pas le cas dans les générations suivantes, et à plus forte raison après qu’on eut tué le penchant de l’idolâtrie]. Il en va de même au sein d’une même époque : chaque juif a un domaine particulier (une mitsva, une coutume, etc.) qui le touche tout spécialement, comme on le sait de l’explication de la parole de nos Sages : « Ton père, en quoi était-il le plus scrupuleux ? » Et les principales séductions et oppositions de son yétser hara portent sur ce domaine.] Ainsi, en accomplissant les mitsvot contre lesquelles son yétser ne lutte pas (tellement), il rachète de la captivité celui que son yétser a dominé dans ces mitsvot-là.
וְהַיְינוּ, דְּגַם כַּאֲשֶׁר גַּם הַפּוֹדֶה אוֹתוֹ מהשבי' הוּא שָׁבוּי בִּידֵי יִצְרוֹ, וְעַד שֶׁהוּא כְּמוֹ אָנוּס (יִצְרוֹ הוּא שֶׁתְּקָפוֹ) בְּנוֹגֵעַ לְמִצְוָה אַחֶרֶת, מ"מ, כֵּיוָן שֶׁבְּנוֹגֵעַ לכו"כ מִצְווֹת אֵינוֹ שָׁבוּי בִּידֵי יִצְרוֹ, כִּי הִתְנַגְּדוּת היצה"ר אֵצֶל כ"א הִיא (בְּעִיקָר) בְּעִנְיָן אַחֵר [דִּכְמוֹ שֶׁבְּכָל זְמַן יֵשׁ עֲבוֹדָה מְיוּחֶדֶת הַשַּׁיֶּיכֶת בְּיוֹתֵר לִזְמַן זֶה, וְעִיקָר הַפִּתּוּיִים וְהַהִתְנַגְּדוּת שֶׁל היצה"ר הֵם לִמְנוֹעַ עֲבוֹדָה זוֹ, שֶׁלָּכֵן הַנִּסְיוֹנוֹת שֶׁבַּדּוֹר אֶחָד שׁוֹנִים מֵהַנִּסְיוֹנוֹת בְּדוֹרוֹת אֲחֵרִים [וּכְמוֹ בִּזְמַנּוֹ שֶׁל מְנַשֶּׁה שֶׁאָז הי' שׁוֹלֵט הַיֵּצֶר דע"ז משא"כ בְּהַדּוֹרוֹת שֶׁלְּאַחֲרָיו, עאכו"כ לְאַחַר שקטלוהו ליצרא דע"ז], עד"ז הוּא גַּם בִּזְמַן אֶחָד גּוּפָא, שֶׁלְּכָל אֶחָד מִיִּשְׂרָאֵל יֵשׁ עִנְיָן מְיוּחָד (מִצְוָה אוֹ מִנְהָג וכיו"ב) שֶׁנּוֹגֵעַ אֵלָיו בְּיוֹתֵר, כַּיָּדוּעַ בְּבֵיאוּר מארז"ל אבוך במאי הוה זהיר טפי, וְעִיקָר הַפִּתּוּיִים וְהַהִתְנַגְּדוּת שֶׁל היצה"ר שֶׁלּוֹ הֵם בְּנוֹגֵעַ לְעִנְיָן זֶה], וע"י שֶׁמְּקַיֵּם אֶת הַמִּצְווֹת שֶׁאֵין יִצְרוֹ לוֹחֵם כְּנֶגְדָּם (כ"כ), הוּא פּוֹדֶה מהשבי' אֶת זֶה שֶׁיִּצְרוֹ תָּקְפּוֹ בַּמִּצְווֹת אֵלּוּ.
Tel est le sens de : « HaKadoch Barou'h Hou a accompli une tsédaka envers Israël en les dispersant parmi les nations. » Le rachat des captifs est la tsédaka la plus élevée. Comme l’explique le maamar mentionné plus haut, dans la mitsva de tsédaka, le rachat des captifs passe avant toute chose, et il n’est pas de mitsva plus grande que le rachat des captifs. Or, en les dispersant parmi les nations, de sorte que le yétser de l’un diffère du yétser de l’autre, Il permet que s’accomplisse la tsédaka du rachat des captifs, comme on l’a dit.
וְזֶהוּ צְדָקָה עָשָׂה הקב"ה בְּיִשְׂרָאֵל שֶׁפִּזְּרָן לְבֵין הָאֻמּוֹת, דְּפִדְיוֹן שְׁבוּיִים הוּא צְדָקָה הכי נַעֲלֵית, וְכַמְבוֹאָר בְּמַאֲמָר הנ"ל שֶׁבְּמִצְוַת צְדָקָה פִּדְיוֹן שְׁבוּיִים הוּא קוֹדֵם לְכָל דָּבָר וְאֵין מִצְוָה גְּדוֹלָה כְּפִדְיוֹן שְׁבוּיִים, וע"י שֶׁפִּזְּרָן לְבֵין הָאֻמּוֹת, שֶׁיִּצְרוֹ שֶׁל אֶחָד שׁוֹנֶה מִיִּצְרוֹ שֶׁל הַשֵּׁנִי, עי"ז מִתְקַיֶּמֶת הַצְּדָקָה דְּפִדְיוֹן שְׁבוּיִים, כנ"ל.
Le maamar relève une précision : selon cette explication de tsidkat pirzono (une tsédaka… en les dispersant…), il aurait fallu dire tsidkat pizrono [« de Sa dispersion »] ; pourquoi est-il dit pirzono ? Il explique que pirzono s’apparente à ce qui est écrit : « Jérusalem sera habitée comme des villes sans murailles [perazot]. » Autrement dit, la tsédaka que HaKadoch Barou'h Hou a accomplie envers Israël en les dispersant parmi les nations a pour but de les faire parvenir ainsi à un degré plus élevé que celui où ils se trouvaient avant la descente de la dispersion, jusqu’au niveau de « Jérusalem sera habitée comme des villes ouvertes » (pirzono).
ג) וּמְדַיֵּק בְּהַמַּאֲמָר, דְּלְפִי פֵּירוּשׁ זֶה בְּצִדְקַת פִּרְזוֹנוֹ (צְדָקָה כו' שֶׁפִּזְּרָן כו') הול"ל צִדְקַת פִּזְרוֹנוֹ וְלָמָּה נֶאֱמַר פִּרְזוֹנוֹ. וּמְבֹאָר, שֶׁפִּרְזוֹנוֹ הוּא ע"ד מ"ש פְּרָזוֹת תֵּשֵׁב יְרוּשָׁלַיִם. וְהַיְינוּ, שֶׁהַצְּדָקָה שֶׁעָשָׂה הקב"ה בְּיִשְׂרָאֵל בָּזֶה שֶׁפִּזְּרָן לְבֵין הָאֻמּוֹת הוּא בִּכְדֵי שעי"ז יַגִּיעוּ לְמַדְרֵיגָה נַעֲלֵית יוֹתֵר מִכְּמוֹ שֶׁהָיוּ לִפְנֵי הַיְרִידָה דְּפִזְּרָן, וְעַד לבחי' פְּרָזוֹת תֵּשֵׁב יְרוּשָׁלַיִם (פִּרְזוֹנוֹ).
On le comprendra d’après la parole de nos Sages, de mémoire bénie : tout ce qui existe dans le monde existe dans l’homme [c’est pourquoi l’homme est appelé « petit monde », et chacun est tenu de dire : « Pour moi le monde a été créé »]. On en déduit que dans l’homme (« vous, vous êtes appelés homme [adam] ») se trouve le niveau de Jérusalem. Même au temps de la galout, quand « à cause de nos fautes, nous avons été exilés de notre pays et éloignés de notre terre » [ce qui (« nous avons été exilés de notre pays et éloignés de notre terre ») vaut aussi pour les enfants d’Israël qui se trouvent en Terre sainte, qu’elle soit rebâtie et établie bientôt, de nos jours, amen], la Jérusalem spirituelle reste éternelle, maintenant aussi, en chaque juif. Voici l’explication. On sait que Jérusalem [Yerouchalayim] signifie « crainte parfaite » [yira chalem] [cela vaut aussi pour la ville de Jérusalem au sens simple, comme le rapportent les Tossefot au nom du Midrach : le nom Jérusalem vient de Chalem, nom que lui donna Malki-Tsédek, roi de Chalem, et de Yiré, nom que lui donna Avraham], c’est-à-dire la perfection de la crainte. C’est pourquoi la Jérusalem spirituelle est éternelle, maintenant aussi, au temps de la galout : en chaque juif, même au temps de la galout, se trouve (au moins de manière voilée) la perfection de la crainte, comme on le verra plus loin.
ד) וְיוּבַן זֶה ע"פ מארז"ל שֶׁכָּל מַה שֶׁיֵּשׁ בָּעוֹלָם יֵשׁ בָּאָדָם [שֶׁלָּכֵן נִקְרָא הָאָדָם עוֹלָם קָטָן, וכאו"א חַיָּיב לוֹמַר בִּשְׁבִילִי נִבְרָא הָעוֹלָם]. וּמִזֶּה מוּבָן, שֶׁבָּאָדָם, אַתֶּם קְרוּיִין אָדָם, יֵשׁ בחי' יְרוּשָׁלַיִם. וְהַיְינוּ, שֶׁגַּם בִּזְמַן הַגָּלוּת כְּשֶׁמִּפְּנֵי חֲטָאֵינוּ גָּלִינוּ מֵאַרְצֵנוּ וְנִתְרַחַקְנוּ מֵעַל אַדְמָתֵנוּ [שֶׁעִנְיָן זֶה (גָּלִינוּ מֵאַרְצֵנוּ וְנִתְרַחַקְנוּ מֵעַל אַדְמָתֵנוּ) הוּא גַּם בבנ"י הַנִּמְצָאִים בְּאֶרֶץ הַקּוֹדֶשׁ תובב"א], מ"מ, עִנְיַן יְרוּשָׁלַיִם בְּרוּחָנִיּוּת הוּא נִצְחִי גַּם עַכְשָׁיו, בכאו"א מִיִּשְׂרָאֵל. וְהָעִנְיָן הוּא, דְּהִנֵּה יָדוּעַ שֶׁיְּרוּשָׁלַיִם פֵּירוּשׁוֹ הוּא יִרְאָה שָׁלֵם [וְעִנְיָן זֶה הוּא גַּם בְּנוֹגֵעַ לְעִיר יְרוּשָׁלַיִם כִּפְשׁוּטָהּ, כִּדְאִיתָא בְּתוֹסָפוֹת בְּשֵׁם הַמִּדְרָשׁ שֶׁשֵּׁם יְרוּשָׁלַיִם הוּא עַל שֵׁם שָׁלֵם שֶׁקְּרָאָהּ מַלְכִּי צֶדֶק מֶלֶךְ שָׁלֵם וְעַל שֵׁם יִרְאָה שֶׁקְּרָאָהּ אַבְרָהָם], שֶׁהוּא שְׁלֵימוּת הַיִּרְאָה. וְזֶהוּ שֶׁיְּרוּשָׁלַיִם הָרוּחָנִית הִיא נִצְחִית גַּם עַכְשָׁיו בִּזְמַן הַגָּלוּת, כִּי בכאו"א מִיִּשְׂרָאֵל גַּם בִּזְמַן הַגָּלוּת יֵשׁ (בְּהֶעְלֵם עכ"פ) שְׁלֵימוּת הַיִּרְאָה, כדלקמן.
Chalem [et cela vaut aussi pour la ville de Jérusalem au sens littéral. Les Tossefot rapportent en effet, au nom du Midrach, que le nom de Yerouchalayim vient de « Chalem », nom que lui donna Malki-Tsédek, roi de Chalem, et de « Yiré », nom que lui donna Avraham]. Il s'agit de la perfection de la crainte [yira]. C'est pourquoi la Jérusalem spirituelle est éternelle, même aujourd'hui, au temps de la galout : en chacun d'Israël, même au temps de la galout, se trouve (à tout le moins de façon voilée) la perfection de la crainte. Nous le verrons plus loin.
שָׁלֵם [וְעִנְיָן זֶה הוּא גַּם בְּנוֹגֵעַ לְעִיר יְרוּשָׁלַיִם כִּפְשׁוּטָהּ, כִּדְאִיתָא בְּתוֹסָפוֹת בְּשֵׁם הַמִּדְרָשׁ שֶׁשֵּׁם יְרוּשָׁלַיִם הוּא עַל שֵׁם שָׁלֵם שֶׁקְּרָאָהּ מַלְכֵי צֶדֶק מֶלֶךְ שָׁלֵם וְעַל שֵׁם יִרְאָה שֶׁקְּרָאָהּ אַבְרָהָם], שֶׁהוּא שְׁלֵימוּת הַיִּרְאָה. וְזֶהוּ שֶׁיְּרוּשָׁלַיִם הָרוּחָנִית הִיא נִצְחִית גַּם עַכְשָׁיו בִּזְמַן הַגָּלוּת, כִּי בכאו"א מִיִּשְׂרָאֵל גַּם בִּזְמַן הַגָּלוּת יֵשׁ (בְּהֶעְלֵם עכ"פ) שְׁלֵימוּת הַיִּרְאָה, כדלקמן.
On le comprendra en posant d'abord ceci : ce que représente Jérusalem (la perfection de la crainte) dans le service de l'homme peut s'expliquer de deux façons. En plusieurs endroits, on explique que Jérusalem est la crainte telle qu'elle se présente sous une forme [tsiyour] de crainte. C'est là le sens de la Jérusalem d'en bas et de la Jérusalem d'en haut. En effet, la crainte comporte globalement deux degrés : la crainte inférieure [yira tataa], qui est la Jérusalem d'en bas, et la crainte supérieure [yira ilaa], qui est la Jérusalem d'en haut. C'est pourquoi HaKadoch Barou'h Hou a dit : « Je n'entrerai pas dans la Jérusalem d'en haut avant d'être entré dans la Jérusalem d'en bas. » Du point de vue des manifestations, la crainte inférieure se situe bien plus bas que la crainte supérieure. Mais elle tire sa racine de la crainte supérieure, au point que les deux ne font qu'un. C'est donc par la crainte inférieure (la Jérusalem d'en bas) que l'on parvient à la crainte supérieure (la Jérusalem d'en haut).
וְיוּבַן זֶה בְּהַקְדִּים, דִּבְעִנְיָנָהּ שֶׁל יְרוּשָׁלַיִם (שְׁלֵימוּת הַיִּרְאָה) בַּעֲבוֹדַת הָאָדָם, שְׁנֵי פֵּירוּשִׁים. דבכ"מ מְבוּאָר שֶׁיְּרוּשָׁלַיִם הִיא הַיִּרְאָה כְּמוֹ שֶׁבָּאָה בְּצִיּוּר דְּיִרְאָה, וזהו"ע יְרוּשָׁלַיִם שֶׁל מַטָּה וִירוּשָׁלַיִם שֶׁל מַעְלָה, כִּי בְּיִרְאָה יֵשׁ בִּכְלָלוּת שְׁתֵּי מַדְרֵיגוֹת, יִרְאָה תתאה – יְרוּשָׁלַיִם שֶׁל מַטָּה, וְיִרְאָה עילאה – יְרוּשָׁלַיִם שֶׁל מַעְלָה. וְזֶהוּ אָמַר הקב"ה לֹא אָבוֹא בִּירוּשָׁלַיִם שֶׁל מַעְלָה עַד שֶׁאָבוֹא לִירוּשָׁלַיִם שֶׁל מַטָּה, דַּהֲגַם שֶׁמִּצַּדְהֲגִילוּיִים יִרְאָה תתאה הִיא לְמַטָּה מַטָּה לְגַבֵּי יִרְאָה עילאה, מ"מ, כֵּיוָן שֶׁיִּרְאָה תתאה שָׁרְשָׁהּ מִיִּרְאָה עילאה, וְעַד שֶׁשְּׁנֵיהֶם חד הוּא, לָכֵן, ע"י יִרְאָה תתאה (יְרוּשָׁלַיִם שֶׁל מַטָּה) מַגִּיעִים לְיִרְאָה עילאה (יְרוּשָׁלַיִם שֶׁל מַעְלָה).
De la suite des thèmes abordés dans ce maamar, on comprend que Jérusalem est le point de crainte du Ciel qui dépasse l'intellect. C'est un point qui dépasse toute forme et qui se trouve en chacun d'Israël. Il lui vient de l'essence de sa Nechama, qui dépasse les manifestations.
וּמֵהֶמְשֵׁךְ הָעִנְיָנִים שֶׁבְּמַאֲמָר זֶה מוּבָן, דִּירוּשָׁלַיִם הוּא נְקוּדַּת הַיִּרְאַת שָׁמַיִם שֶׁלְּמַעְלָה מֵהַשֵּׂכֶל, נְקֻדָּה שֶׁלְּמַעְלָה מִצִּיּוּר, שֶׁיֶּשְׁנָהּ בכאו"א מִיִּשְׂרָאֵל, מִצַּד עֶצֶם הַנְּשָׁמָה שֶׁבּוֹ שֶׁלְּמַעְלָה מִגִּלּוּיִים.
On peut dire que ce point porte le nom de Jérusalem, la perfection de la crainte, notamment pour la raison suivante : la perfection véritable est celle qui ne peut comporter aucun manque. La crainte telle qu'elle se manifeste (sous une forme de crainte) peut comporter un manque. Elle n'a donc pas la perfection véritable. Celle-ci se trouve dans le point de crainte du Ciel qui dépasse la manifestation, car ce point est toujours présent en chacun d'Israël.
וְיֵשׁ לוֹמַר, דְּמֵהַטְּעָמִים עַל זֶה שֶׁנְּקֻדָּה זוֹ נִקְרֵאת בְּשֵׁם יְרוּשָׁלַיִם, שְׁלֵימוּת הַיִּרְאָה, הוּא, כִּי אֲמִיתִּית עִנְיַן הַשְּׁלֵימוּת הוּא שֶׁאֵין שַׁיָּךְ שיהי' בּוֹ חִסָּרוֹן. וְלָכֵן, הַיִּרְאָה כְּמוֹ שֶׁבָּאָה בְּגִילּוּי (בְּצִיּוּר דְּיִרְאָה), כֵּיוָן שֶׁאֶפְשָׁר שיהי' בָּהּ חִסָּרוֹן, אֵין בָּהּ אֲמִיתִּית הַשְּׁלֵימוּת, וַאֲמִתִּית הַשְּׁלֵימוּת הִיא בִּנְקֻדַּת הַיִּרְאַת שָׁמַיִם שֶׁלְּמַעְלָה מִגִּילּוּי, דִּנְקֻדָּה זוֹ יֶשְׁנָהּ תָּמִיד בכאו"א מִיִּשְׂרָאֵל.
ה) Or, bien que le point de crainte du Ciel qui dépasse l'intellect soit au-delà de toute limite, il comporte néanmoins (dans sa révélation) de nombreux degrés. Son infini [bli gvoul] véritable ne se réalisera que dans le futur à venir [le'atid lavo]. C'est pourquoi (précisément) dans le futur à venir, « Jérusalem sera habitée comme des villes ouvertes [perazot] ». Rachi explique : « elle n'aura ni limite ni mesure, etc. » Et même alors, elle connaîtra des élévations sans fin, comme l'écrit Rachi : « elle grandira de jour en jour ».
ה) וְהִנֵּה אַף שֶׁנְּקֻדַּת הַיִּרְאַת שָׁמַיִם שֶׁלְּמַעְלָה מֵהַשֵּׂכֶל הִיא לְמַעְלָה מֵהַגְבָּלָה, מ"מ, יֵשׁ בָּהּ (בְּהִתְגַּלּוּתָהּ) כו"כ מַדְרֵיגוֹת, וַאֲמִתִּית הבל"ג שֶׁבָּהּ יהי' לֶעָתִיד לָבוֹא. וְזֶהוּ שלע"ל (דַּוְקָא) יהי' פְּרָזוֹת תֵּשֵׁב יְרוּשָׁלַיִם, ופי' רש"י שֶׁלֹּא יְהֵא לָהּ קֶצֶב וְשִׁיעוּר כו'. וְגַם אָז יִהְיוּ בָּהּ עֲלִיּוֹת לְאֵין קֵץ, כמ"ש רש"י שֶׁתִּגְדַּל מִיּוֹם לְיוֹם.
C'est le sens de « Les actes de justice [tsidkat] de Ses villes ouvertes [pirzono] en Israël, etc. » : « HaKadoch Barou'h Hou a accompli un acte de tsédaka envers Israël en les dispersant parmi les nations. » Pourquoi le passouk exprime-t-il cette idée (la tsédaka, etc., en les dispersant, etc.) par le terme pirzono ? Parce que la tsédaka que HaKadoch Barou'h Hou a accomplie envers Israël en les dispersant parmi les nations consiste en ceci : par là, ils parviendront à pirzono, qui dépasse toute mesure et toute limite.
וְזֶהוּ צִדְקַת פִּרְזוֹנוֹ בְּיִשְׂרָאֵל כו' צְדָקָה עָשָׂה הקב"ה בְּיִשְׂרָאֵל שֶׁפִּזְּרָן לְבֵין הָאֻמּוֹת, דְּזֶה שֶׁנֶּאֱמַר בַּכָּתוּב עִנְיָן זֶה (צְדָקָה כו' שֶׁפִּזְּרָן כו') בִּלְשׁוֹן פִּרְזוֹנוֹ הוּא, כִּי הַצְּדָקָה שֶׁעָשָׂה הקב"ה בְּיִשְׂרָאֵל ע"י שֶׁפִּזְּרָן לְבֵין הָאֻמּוֹת הוּא שעי"ז יַגִּיעוּ לְפִרְזוֹנוֹ שֶׁלְּמַעְלָה מִמְּדִידָה וְהַגְבָּלָה.
Il y a là deux aspects. D'abord, les obstacles et les entraves du temps de la galout (« en les dispersant parmi les nations ») éveillent et révèlent le point de crainte du Ciel présent en chacun d'Israël (le maamar l'explique longuement), qui dépasse toute mesure et toute limite. Plus encore : le terme pirzono fait allusion (comme cité plus haut, au paragraphe 3 du maamar) à « Jérusalem sera habitée comme des villes ouvertes ». Par l'éveil du point de crainte du Ciel au temps de la galout, ce point connaîtra ensuite un ajout et une élévation : son infini, tel qu'il sera dans le futur à venir.
וּשְׁנֵי עִנְיָנִים בָּזֶה. שע"י הַמְּנִיעוֹת וְעִכּוּבִים שֶׁבִּזְמַן הַגָּלוּת (פִּזְּרָן לְבֵין הָאֻמּוֹת) מִתְעוֹרֶרֶת וּמִתְגַּלָּה נְקוּדַּת הַיִּרְאַת שָׁמַיִם שֶׁבְּכָל אֶחָד מִיִּשְׂרָאֵל (כַּמְבוֹאָר בַּאֲרוּכָה בְּהַמַּאֲמָר) שֶׁהִיא לְמַעְלָה מִמְּדִידָה וְהַגְבָּלָה. ויתירה מִזּוֹ, דְּעִנְיַן פִּרְזוֹנוֹ רוֹמֵז (כְּמוּבָא לְעֵיל סְעִיף ג מֵהַמַּאֲמָר) עַל פְּרָזוֹת תֵּשֵׁב יְרוּשָׁלַיִם, שע"י הִתְעוֹרְרוּת נְקוּדַּת הַיִּרְאַת שָׁמַיִם בִּזְמַן הַגָּלוּת, תהי' אח"כ הוֹסָפָה ועלי' בִּנְקֻדַּת הַיִּרְאַת שָׁמַיִם, הבל"ג שֶׁבָּהּ כְּמוֹ שיהי' לע"ל.
ו) On peut dire que « Jérusalem sera habitée comme des villes ouvertes » (le point de crainte du Ciel) comporte deux aspects. Le point de crainte du Ciel lui-même dépasse toute limite (comme on l'a vu plus haut, au paragraphe 5), et son expansion aussi est sans limite.
ו) וְיֵשׁ לוֹמַר, דְּבִפְרָזוֹת תֵּשֵׁב יְרוּשָׁלַיִם (נְקוּדַּת הַיִּרְאַת שָׁמַיִם) שְׁנֵי עִנְיָנִים. שֶׁנְּקֻדַּת הַיִּרְאַת שָׁמַיִם עַצְמָהּ הִיא לְמַעְלָה מֵהַגְבָּלָה (כנ"ל סְעִיף ה), וְגַם הִתְפַּשְּׁטוּתָהּ הִיא בְּלִי גְּבוּל.
Et dans ce point même, il y a deux aspects. D'une part, le point de crainte du Ciel agit sur toutes les facultés de l'âme pour qu'elles soient en accord avec lui. D'autre part, le point lui-même s'étend dans toutes les facultés de l'âme, jusque dans les vêtements que sont la pensée, la parole et l'action.
וּבָזֶה גּוּפָא שְׁנֵי עִנְיָנִים. שֶׁנְּקֻדַּת הַיִּרְאַת שָׁמַיִם פּוֹעֶלֶת בְּכָל כֹּחוֹת הַנַּפְשַׁשִּׁיהָיו בְּהֶתְאֵם לְהַנְּקֻדָּה, וְשֶׁגַּם הַנְּקֻדָּה עַצְמָהּ מִתְפַּשֶּׁטֶת בְּכָל כֹּחוֹת הַנֶּפֶשׁ, עַד בְּהַלְּבוּשִׁים דְּמַחֲשָׁבָה דִּבּוּר וּמַעֲשֶׂה.
Il en va de même pour « Jérusalem sera habitée comme des villes ouvertes » au sens littéral. Jérusalem est le point central du monde, et c'est à partir de la Pierre de fondation [Even Chetiya] du Beth HaMikdach que le monde entier a été fondé. Mais en outre, Jérusalem elle-même s'étendra au monde entier, car « Jérusalem est appelée à s'étendre à toute la terre d'Israël, et la terre d'Israël est appelée à s'étendre à tous les pays ».
וּבְדוּגְמַת פְּרָזוֹת תֵּשֵׁב יְרוּשָׁלַיִם כִּפְשׁוּטָהּ, דְּנוֹסָף לָזֶה שֶׁיְּרוּשָׁלַיִם הִיא נְקֻדָּה דְּאֶמְצָעוֹ שֶׁל הָעוֹלָם וּמֵאֶבֶן שתי' שֶׁבְּבֵית הַמִּקְדָּשׁ הֻשְׁתַּת כָּל הָעוֹלָם, הִנֵּה גַּם יְרוּשָׁלַיִם עַצְמָהּ תִּתְפַּשֵּׁט בְּכָל הָעוֹלָם, דַּעֲתִידָה יְרוּשָׁלַיִם שֶׁתִּתְפַּשֵּׁט בְּכָל אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל וַעֲתִידָה אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל שֶׁתִּתְפַּשֵּׁט בְּכָל הָאֲרָצוֹת.
Apparemment, on peut ajouter ceci. Il est dit פרזונו [perazono, « Ses villes ouvertes »] (et non פזרונו [pizranou, « Il nous a dispersés »]). Cette notion, celle de « Jérusalem sera habitée comme des villes ouvertes [perazot] », concerne aussi la tsédaka « de les avoir dispersés », que le début du maamar explique : l'étude de la Torah et l'accomplissement des mitsvot par les Juifs qui vivent dans des lieux de liberté donnent force et vigueur aux Juifs qui se trouvent là où pèse le décret, pour qu'ils puissent étudier la Torah et accomplir les mitsvot.
ז) וְלִכְאוֹרָה יֵשׁ לְהוֹסִיף, דְּזֶה שֶׁנֶּאֱמַר פִּרְזוֹנוֹ (וְלֹא פִּזְרוֹנוֹ), עִנְיָן פְּרָזוֹת תֵּשֵׁב יְרוּשָׁלַיִם, שַׁיָּךְ גַּם לְהַצְּדָקָה שֶׁפִּזְּרָן שֶׁמְּבֹאָר בִּתְחִלַּת הַמַּאֲמָר, שֶׁעֵסֶק התומ"צ שֶׁל יִשְׂרָאֵל הַנִּמְצָאִים בִּמְקוֹמוֹת הַרְוָחָה נוֹתֵן כֹּחַ וְעוֹז לְיִשְׂרָאֵל הַנִּמְצָאִים בִּמְקוֹם הַגְּזֵירָה שֶׁיּוּכְלוּ לִלְמֹד תּוֹרָה וּלְקַיֵּם מִצְווֹת.
Car si l'étude de la Torah et l'accomplissement des mitsvot de l'un donnent force et vigueur à l'autre, c'est parce que tous les Juifs forment une seule réalité, surtout par le point de crainte du Ciel et d'annulation de soi [bitoul] qui est en eux : c'est ce point qui unit tous les Juifs. Dès lors, pour que l'étude de la Torah et l'accomplissement des mitsvot de l'un donnent force et vigueur à l'autre (la tsédaka « de les avoir dispersés »), il faut que cette étude et cet accomplissement se situent dans le point de la crainte du Ciel, selon « Jérusalem sera habitée comme des villes ouvertes ». Sa crainte du Ciel (Jérusalem) est alors à l'image de « tu te répandras à l'ouest, à l'est, au nord et au sud » : elle s'étend et pénètre toutes les forces de l'âme, jusqu'à sa pensée, sa parole et son action.
כִּי זֶה שֶׁעֵסֶק התומ"צ שֶׁל אֶחָד נוֹתֵן כֹּחַ וְעוֹז לַשֵּׁנִי הוּא לְפִי שֶׁכָּל יִשְׂרָאֵל הֵם מְצִיאוּת אַחַת, בִּפְרָט מִצַּד נְקוּדַּת הַיִּרְאַת שָׁמַיִם וְהַבִּטּוּל שֶׁבָּהֶם, שֶׁהִיא נְקֻדָּה הַמְאַחֶדֶת אֶת כָּל יִשְׂרָאֵל. וְלָכֵן, בִּכְדֵי שֶׁהָעֵסֶק דתומ"צ שֶׁל אֶחָד יִתֵּן כֹּחַ וְעוֹז לְאַחֵר (עִנְיָן הַצְּדָקָה בָּזֶה שֶׁפִּזְּרָן) הוּא כְּשֶׁעֵסֶק התומ"צ שֶׁלּוֹ הוּא בְּהַנְּקֻדָּה דְּיִרְאַת שָׁמַיִם, פְּרָזוֹת תֵּשֵׁב יְרוּשָׁלַיִם, שֶׁהַיְּרָאַת שָׁמַיִם שֶׁלּוֹ (יְרוּשָׁלַיִם) הִיא בְּאֹפֶן דְּוּפָרַצְתָּ יָמָּה וָקֵדְמָה וְצָפֹנָה וָנֶגְבָּה, שֶׁמִּתְפַּשֶּׁטֶת וְחוֹדֶרֶת בְּכָל כֹּחוֹת הַנֶּפֶשׁ, עַד בְּמַחֲשָׁבָה דִּבּוּר וּמַעֲשֶׂה שֶׁלּוֹ.
On peut dire que cela explique aussi pourquoi l'étude de la Torah et l'accomplissement des mitsvot de l'un donnent force et vigueur (non seulement à ceux qui se trouvent là où pèse le décret, mais) aussi à ceux qui sont captifs de leur penchant [yétser], et les rachètent de la captivité (comme on l'a dit plus haut, section 2). En chaque Juif, même chez les rechaïm [ceux qui font le mal], se trouve (voilé tout au moins) le point de la crainte du Ciel. C'est pourquoi toutes les catégories d'Israël (tsadikim, beinonim [intermédiaires] et rechaïm) forment une seule réalité.
וְיֵשׁ לוֹמַר שֶׁזֶּהוּ גַּם הַטַּעַם עַל זֶה שֶׁהָעֵסֶק בתומ"צ שֶׁל אֶחָד נוֹתֵן כֹּחַ וְעוֹז (לֹא רַק לְאֵלֶּה הַנִּמְצָאִים בִּמְקוֹם הַגְּזֵירָה, אֶלָּא) גַּם לְאֵלּוּ הַשְּׁבוּיִים בִּידֵי יִצְרָם, לִפְדּוֹת אוֹתָם מהשבי' (כנ"ל סְעִיף ב), כִּי בכאו"א מִיִּשְׂרָאֵל, אֲפִילוּ בָּרְשָׁעִים, יֵשׁ (בְּהֶעְלֵם עכ"פ) נְקוּדַּת הַיִּרְאַת שָׁמַיִם, וְלָכֵן כָּל הַסּוּגִים דְּיִשְׂרָאֵל (צַדִּיקִים בֵּינוֹנִים וּרְשָׁעִים) הֵם מְצִיאוּת אַחַת.
Le mot tsibour [communauté] y fait d'ailleurs allusion (les Juifs forment un tsibour) : צבור est l'acronyme de tsadikim, beinonim et rechaïm, car ces trois catégories forment une seule réalité [le vav (du mot צבור) est le vav qui relie les rechaïm aux beinonim et aux tsadikim, et la tête du mot entier est la lettre tsadik : « Ton peuple, tous sont des tsadikim »]. C'est pourquoi l'étude de la Torah et l'accomplissement des mitsvot des tsadikim et des beinonim [surtout quand ils les pratiquent en s'incluant eux-mêmes dans l'ensemble d'Israël, selon « Tu aimeras ton prochain comme toi-même »] agissent aussi sur ceux qui sont captifs de leur penchant : ils sortent de captivité et deviennent des tsadikim (de manière révélée aussi).
וּכְמְרֻמָּז גַּם בְּתֵבַת צִבּוּר (שֶׁיִּשְׂרָאֵל הֵם צִבּוּר), צִבּוּר ר"ת צַדִּיקִים בֵּינוֹנִים וּרְשָׁעִים, שֶׁכָּל ג' סוּגִים אֵלּוּ הֵם מְצִיאוּת אַחַת [והוא"ו (שֶׁבְּתֵבַת צִבּוּר) הוּא וא"ו הַמְחַבֵּר אֶת הָרְשָׁעִים עִם הַבֵּינוֹנִים וְהַצַּדִּיקִים, וְעַד שֶׁהָרֹאשׁ שֶׁל כָּל הַתֵּבָה הוּא אוֹת צדי"ק, וְעַמֵּךְ כֻּלָּם צַדִּיקִים]. וְלָכֵן עֵסֶק התומ"צ שֶׁל הַצַּדִּיקִים וְהַבֵּינוֹנִים [וּבִפְרָט כְּשֶׁעֵסֶק התומ"צ שֶׁלָּהֶם הוּא בְּאֹפֶן שֶׁהֵם כּוֹלְלִים עַצְמָם עִם כָּל יִשְׂרָאֵל, וְאָהַבְתָּ לְרֵעֲךָ כָּמוֹךָ] פּוֹעֵל גַּם עַל אֵלּוּ הַשְּׁבוּיִים בִּידֵי יִצְרָם, שֶׁיֵּצְאוּ מהשבי' וְיִהְיוּ צַדִּיקִים (גַּם בְּגָלוּי).
Or, ce qui précède (l'étude de la Torah et l'accomplissement des mitsvot de l'un donnent force et vigueur à l'autre aussi) ne vaut pas seulement quand la contrainte (portant sur une mitsva donnée) vient d'un décret du pouvoir, ou de ce que « son penchant l'a saisi ». Cela vaut aussi quand la contrainte vient de ce que, selon la Torah, il est impossible d'accomplir cette mitsva. C'est le cas des Juifs qui vivent hors d'Erets Israël : selon la Torah, il leur est impossible d'accomplir les mitsvot liées à la Terre.
ח) וְהִנֵּה עִנְיָן הנ"ל (שֶׁהָעֵסֶק דתומ"צ שֶׁל אֶחָד נוֹתֵן כֹּחַ וְעוֹז גַּם לַשֵּׁנִי) הוּא לֹא רַק כְּשֶׁהָאוֹנֵס (בְּנוֹגֵעַ לְאֵיזוֹ מִצְוָה) הוּא מִפְּנֵי גְּזֵרַת הַמַּלְכוּת אוֹ מִפְּנֵי שֶׁיִּצְרוֹ הוּא שֶׁתְּקָפוֹ, אֶלָּא גַּם כְּשֶׁהָאֹנֶס הוּא מִפְּנֵי שע"פ תּוֹרָה א"א לְקַיֵּים מִצְוָה זוֹ, וּכְמוֹ יִשְׂרָאֵל הַנִּמְצָאִים בחו"ל שע"פ תּוֹרָה א"א לָהֶם לְקַיֵּים אֶת הַמִּצְווֹת הַתְּלוּיוֹת בָּאָרֶץ,
Il en va de même pour tout le temps de la galout, où il est impossible (même aux enfants d'Israël qui vivent en Erets Israël) d'accomplir les mitsvot liées à l'époque où le Beth HaMikdach existait. Tous les Juifs, en tous lieux et en tous temps, forment une seule réalité. C'est pourquoi, quand les enfants d'Israël qui vivent en Erets Israël accomplissent les mitsvot liées à la Terre, cela profite aussi aux enfants d'Israël qui vivent hors d'Erets Israël. De même, les mitsvot liées à l'époque du Beth HaMikdach, qu'Israël a accomplies alors, profitent aussi aux enfants d'Israël du temps de la galout. Car tous les Juifs, au fil de toutes les générations, forment une seule communauté, et « il n'y a pas de mort pour une communauté » [c'est pourquoi le korban [offrande] apporté aux jours d'Ezra a obtenu le pardon aussi pour les Juifs de la génération de Tsidkiyahou].
ועד"ז בִּכְלָלוּת זְמַן הַגָּלוּת שא"א (גַּם לבנ"י הַנִּמְצָאִים בא"י) לְקַיֵּים מִצְווֹת הַתְּלוּיוֹת בִּזְמַן שביהמ"ק הי' קַיָּם, הִנֵּה מִצַּד זֶה שֶׁכָּל יִשְׂרָאֵל שֶׁבְּכָל הַמְּקוֹמוֹת וְשֶׁבְּכָל הַזְּמַנִּים הֵם מְצִיאוּת אַחַת, לָכֵן עי"ז שבנ"י הַנִּמְצָאִים בא"י מְקַיְּמִים אֶת הַמִּצְווֹת הַתְּלוּיוֹת בָּאָרֶץ, מוֹעִיל זֶה גַּם עֲבוּר בנ"י הַנִּמְצָאִים בחו"ל, ועד"ז הוּא בְּנוֹגֵעַ לְהַמִּצְווֹת הַתְּלוּיוֹת בִּזְמַן הַבַּיִת שֶׁקִיְּמוּ יִשְׂרָאֵל אָז, שֶׁזֶּה מוֹעִיל גַּם לבנ"י שֶׁבִּזְמַן הַגָּלוּת, כֵּיוָן שֶׁכָּל יִשְׂרָאֵל שֶׁבְּמֶשֶׁךְ כָּל הַדּוֹרוֹת הֵם צִבּוּר אֶחָד דְּאֵין מִיתָה בְּצִבּוּר [שֶׁלָּכֵן הַקָּרְבָּן שֶׁהִקְרִיבוּ בִּימֵי עֶזְרָא כִּפֵּר גַּם עַל יִשְׂרָאֵל שֶׁהָיוּ בְּדוֹרוֹ שֶׁל צִדְקִיָּהוּ].
Tel est le sens de « les actes de justice de Ses villes ouvertes en Israël » : « une tsédaka, etc., de les avoir dispersés parmi les nations ». S'il est dit פרזונו (et non פזרונו), c'est parce que la tsédaka que HaKadoch Barou'h Hou a faite à Israël en le dispersant parmi les nations consiste en ceci : par là, ils parviendront à l'avenir à « Jérusalem sera habitée comme des villes ouvertes » (comme on l'a expliqué longuement plus haut).
ט) וְזֶהוּ צִדְקַת פִּרְזוֹנוֹ בְּיִשְׂרָאֵל צְדָקָה כו' שֶׁפִּזְּרָן לְבֵין הָאֻמּוֹת, דְּזֶה שֶׁנֶּאֱמַר פִּרְזוֹנוֹ (וְלֹא פִּזְרוֹנוֹ) הוּא, כִּי צְדָקָה שֶׁעָשָׂה הקב"ה בְּיִשְׂרָאֵל שֶׁפִּזְּרָן לְבֵין הָאֻמּוֹת הוּא שעי"ז יַגִּיעוּ לע"ל לִפְרָזוֹת תֵּשֵׁב יְרוּשָׁלַיִם (כנ"ל בַּאֲרוּכָּה).
Il y a une autre raison pour laquelle il est dit פרזונו : pour parvenir à « Jérusalem sera habitée comme des villes ouvertes », il faut que le service au temps de la galout aussi (quand Il les a dispersés parmi les nations) prenne la forme de « Jérusalem sera habitée comme des villes ouvertes ».
וְעוֹד טַעַם עַל זֶה שֶׁנֶּאֱמַר פִּרְזוֹנוֹ הוּא, כִּי בִּכְדֵי לָבוֹא לִפְרָזוֹת תֵּשֵׁב יְרוּשָׁלַיִם הוּא ע"י שֶׁגַּם הָעֲבוֹדָה בִּזְמַן הַגָּלוּת (כְּשֶׁפִּזְּרָן לְבֵין הָאֻמּוֹת) הִיא בְּאֹפֶן דְּפְּרָזוֹת תֵּשֵׁב יְרוּשָׁלַיִם.
Car l'entrée dans la Jérusalem matérielle, lors de la guéoula véritable par Machia'h, notre juste, passe par le service de « Jérusalem », la perfection de la crainte [yira] [en effet, la venue de Machia'h se fera par « vous écouterez Sa voix », et cela (écouter Sa voix) passe par la crainte, qui est le commencement du service, son essentiel et sa racine ; certes, pour que l'accomplissement de la Torah et des mitsvot soit parfait, l'amour aussi est nécessaire, mais l'essentiel du service reste la crainte]. Mais il y a plus : pour qu'il y ait « Jérusalem sera habitée comme des villes ouvertes », le service doit être dès maintenant à la manière des villes ouvertes, au-delà de toute mesure et de toute limite. De façon générale, c'est le service de la mesirout néfech [don total de soi], l'abandon de la volonté. Ce service est la préparation immédiate pour qu'il y ait « Jérusalem sera habitée comme des villes ouvertes » au sens littéral aussi : « Jérusalem est destinée à s'étendre sur toute la terre d'Israël, et la terre d'Israël est destinée à s'étendre sur tous les pays ».
דְּנוֹסָף לָזֶה שֶׁהַכְּנִיסָה לִירוּשָׁלַיִם בְּגַשְׁמִיּוּת, בַּגְּאוּלָּה הָאֲמִיתִּית ע"י מָשִׁיחַ צִדְקֵנוּ, הִיא ע"י הָעֲבוֹדָה דִּירוּשָׁלַיִם, שְׁלֵימוּת הַיִּרְאָה [כִּי בִּיאַת הַמָּשִׁיחַ תהי' ע"י בְּקוֹלוֹ תִּשְׁמְעוּ, שֶׁזֶּה (עִנְיָן בְּקוֹלוֹ תִּשְׁמְעוּ) הוּא ע"י הַיִּרְאָה, שֶׁהִיא רֵאשִׁית הָעֲבוֹדָה וְעִקָּרָהּ וְשָׁרְשָׁהּ, דַּהֲגַם שֶׁבִּכְדֵי שֶׁקִּיּוּם התומ"צ יהי' בִּשְׁלֵימוּת צָרִיךְ גַּם לְאַהֲבָה, הֲרֵי עִקַּר הָעֲבוֹדָה הִיא הַיִּרְאָה], הִנֵּה בִּכְדֵי שיהי' פְּרָזוֹת תֵּשֵׁב יְרוּשָׁלַיִם, צְרִיכָה לִהְיוֹת הָעֲבוֹדָה גַּם עַכְשָׁיו בְּאֹפֶן שֶׁל פְּרָזוֹת, לְמַעְלָה מִמְּדִידָה וְהַגְבָּלָה, שֶׁבִּכְלָלוּת הִיא הָעֲבוֹדָה דְּמְסִירַת נֶפֶשׁ, מְסִירַת הָרָצוֹן, שֶׁעֲבוֹדָה זוֹ הִיא הֲכָנָה קְרוֹבָה שיהי' פְּרָזוֹת תֵּשֵׁב יְרוּשָׁלַיִם גַּם כִּפְשׁוּטוֹ, עֲתִידָה יְרוּשָׁלַיִם שֶׁתִּתְפַּשֵּׁט בְּכָל אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל וַעֲתִידָה אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל שֶׁתִּתְפַּשֵּׁט בְּכָל הָאֲרָצוֹת.
Cela se réalise (comme tout ce qui concerne le futur) par nos actes et notre service tout au long de la galout. Leur ensemble se ramène aux trois lignes [kavin] : la Torah, le service [avoda] et les actes de bonté [guemilout 'hassadim] [comme nos Sages, de mémoire bénie, l'ont dit au tout début du traité Berakhot, sur le verset [passouk] « Il a délivré [pada] mon âme en paix du combat contre moi, car ils étaient nombreux avec moi » : « Quiconque s'occupe de Torah et de guemilout 'hassadim et prie avec la communauté, Je le considère comme s'il M'avait délivré, Moi et Mes enfants, d'entre les nations du monde »]. Cela passe surtout par le service de « que tes sources se répandent au-dehors », par lequel « viendra le Maître, c'est-à-dire le Roi Machia'h » [comme l'écrit le Baal Chem Tov dans son Igueret HaKodech, à propos de ce qu'il entendit dans le palais de Machia'h, de la bouche du Roi Machia'h].
שֶׁזֶּה נַעֲשֶׂה (כְּכָל הָעִנְיָנִים דְּלֶעָתִיד) ע"י מַעֲשֵׂינוּ וַעֲבוֹדָתֵנוּ בְּמֶשֶׁךְ זְמַן הַגָּלוּת, שֶׁכְּלָלוּתָם הֵם הג' קַוִּין דְּתוֹרָה עֲבוֹדָה וגמ"ח [וכמארז"ל בְּמַסֶּכֶת בְּרָכוֹת בִּתְחִלָּתָהּ וּבְרֵאשִׁיתָהּ עה"פ פָּדָה בְּשָׁלוֹם נַפְשִׁי מִקְּרָב לִי כִּי בְּרַבִּים הָיוּ עִמָּדִי, כָּל הָעוֹסֵק בַּתּוֹרָה ובגמ"ח וּמִתְפַּלֵּל עִם הַצִּבּוּר מַעֲלֶה אֲנִי עָלָיו כְּאִלּוּ פְּדָאַנִי לִי וְלִבְנֵי מִבֵּין אוּמּוֹת הָעוֹלָם], וּבִפְרָט ע"י הָעֲבוֹדָה דְּיָפוּצוּ מַעְיְנוֹתֶיךָ חוּצָה שעי"ז אָתֵי מַר דָּא מַלְכָּא מְשִׁיחָא [כמ"ש באגה"ק שֶׁל הבעש"ט מַה שֶׁשָּׁמַע בְּהֵיכַל הַמָּשִׁיחַ, מִמַּלְכָּא מְשִׁיחָא].
Tel est le sens de « une tsédaka, etc., de les avoir dispersés parmi les nations ». Nos actes et notre service de chaque jour au temps de la galout (dans les trois lignes de la Torah, du service et de la guemilout 'hassadim, et surtout par la diffusion des sources au-dehors) ont un double effet. Chaque jour (alors qu'on est encore en galout), la délivrance [pediya] s'accomplit sur le plan spirituel (« comme s'il M'avait délivré »). Et de plus, chacune de ces actions s'ajoute à un grand compte de tsédaka qui rapproche la guéoula au sens littéral, matériellement. Alors il y aura « Jérusalem sera habitée comme des villes ouvertes », matériellement aussi, avec la venue de Machia'h, notre juste, vraiment très bientôt.
וְזֶהוּ צְדָקָה כו' שֶׁפִּזְּרָן לְבֵין הָאֻמּוֹת, שע"י מַעֲשֵׂינוּ וַעֲבוֹדָתֵנוּ בִּזְמַן הַגָּלוּת (בג' הַקַּוִּין דְּתוֹרָה עֲבוֹדָה וגמ"ח וּבִפְרָט בַּהֲפָצַת הַמַּעְיָנוֹת חוּצָה) שֶׁבְּכָל יוֹם וְיוֹם, הִנֵּה נוֹסָף עַל זֶה שֶׁבְּכָל יוֹם וְיוֹם (כְּשֶׁנִּמְצָאִים עֲדַיִין בְּגָלוּת) נַעֲשָׂה הפדי' בְּרוּחָנִיּוּת (כְּאִלּוּ פְּדָאַנִי), הִנֵּה כָּל פְּעוּלָּה וּפְעוּלָּה בהנ"ל מִצְטָרֶפֶת לְחֶשְׁבּוֹן גָּדוֹל שֶׁל הַצְּדָקָה שֶׁמְּקָרֶבֶת אֶת הַגְּאוּלָּה כִּפְשׁוּטָהּ בְּגַשְׁמִיּוּת, שֶׁאָז יהי' פְּרָזוֹת תֵּשֵׁב יְרוּשָׁלַיִם גַּם בְּגַשְׁמִיּוּת, בְּבִיאַת מָשִׁיחַ צִדְקֵנוּ, בְּקָרוֹב מַמָּשׁ.
Maamar commençant par « Amar Rabbi Ochaya » 5689, cité plus haut, à la fin (Séfer HaMaamarim Kountrassim, ibid., 38a). Voir aussi le même maamar dans Or HaTorah, ibid. (p. 681), celui de 5627 (Séfer HaMaamarim, ibid., p. 330) et celui de 5629 (Séfer HaMaamarim, ibid., p. 54).
ד"ה א"ר אוֹשַׁעְיָא תרפ"ט הנ"ל בְּסוֹפוֹ (סה"מ קֻנְטְרֵסִים שָׁם לח, א). וּרְאֵה גַּם ד"ה הנ"ל באוה"ת שָׁם (ע' תרפא), תרכ"ז (סה"מ שָׁם ע' שֶׁל) ותרכ"ט (סה"מ שָׁם ע' נד).
Avot deRabbi Nathan, fin du chapitre 31. Voir aussi Kohélet Rabba 1, 4 (vers la fin). Midrach Tehilim 19, 1. Tan'houma (éd. Buber), Vaéra 18.
אדר"נ ס"פ לֹא. וּרְאֵה גַּם קה"ר פ"א, ד (קָרוֹב לְסוֹפוֹ). מִדְרָשׁ תְּהִלִּים יט, א. תַּנְחוּמָא באָבער וָאֵרָא יח.
Tan'houma, Pekoudei 3. Tikouné HaZohar, Tikoun 69 (100b ; 101a). Voir aussi Likouteï Torah, Bamidbar 5a, fin. Séfer HaMaamarim 5659, p. 59. Maamar commençant par « Ki imkha haseli'ha » 5683 [5709], chapitre 5 (Séfer HaMaamarim 5683, p. 247 ; 5709, p. 218). Et ailleurs.
תַּנְחוּמָא פְּקוּדֵי ג. תקו"ז תס"ט (ק, ב. קָא, א). וּרְאֵה גַּם לקו"ת בְּמִדְבַּר ה, סע"א. סה"מ תרנ"ט ע' נְט. ד"ה כִּי עִמְּךָ הַסְּלִיחָה תרפ"ג (תש"ט) פ"ה (סה"מ תרפ"ג ע' רֶמֶז. ה'תש"ט ע' 218). וְעוֹד.
Comme le prouve aussi le fait que cette formule de la prière de Moussaf des jours de fête [Yom tov], « nous avons été exilés de notre pays et éloignés de notre terre », se dit également en Terre sainte - qu'elle soit rebâtie et rétablie bientôt, de nos jours, amen.
כִּדְמוּכָח גַּם מִזֶּה שֶׁלָּשׁוֹן זֶה בִּתְפִלַּת מוּסָף דיו"ט "גָּלִינוּ מֵאַרְצֵנוּ וְנִתְרַחַקְנוּ מֵעַל אַדְמָתֵנוּ" הוּא גַּם באה"ק תובב"א.
Voir plus en détail le maamar commençant par « Amar Rabbi Ochaya » 5689, cité plus haut, chapitre 6 (Séfer HaMaamarim Kountrassim, ibid., 36a et suiv.). Voir aussi le même maamar de 5627 (Séfer HaMaamarim, ibid., p. 330) et de 5629 (Séfer HaMaamarim, ibid., p. 57).
רְאֵה בַּאֲרוּכָּה ד"ה א"ר אוֹשַׁעְיָא תרפ"ט הנ"ל פ"ו (סה"מ קֻנְטְרֵסִים שָׁם לוֹ, א וְאֵילָךְ). וּרְאֵה גַּם ד"ה הנ"ל תרכ"ז (סה"מ שָׁם ע' שֶׁל) ותרכ"ט (סה"מ שָׁם ע' נז).
Passage commençant par « Har » - Taanit 16a. Cité dans les passages indiqués à la note précédente.
ד"ה הָר – תַּעֲנִית טז, א. הוּבָא בִּמְקוֹמוֹת שֶׁבַּהֶעָרָה הַקּוֹדֶמֶת.
Likouteï Torah, Bechala'h 4a ; Re'eh 31a.
לקו"ת בְּשַׁלַּח ד, א. רְאֵה לֹא, א.
Taanit 5a. Voir les références réunies dans Chaarei Zohar (de Rabbi Reouven Margaliot) sur Taanit, ibid.
תַּעֲנִית ה, א. וּרְאֵה בְּהַנִּסְמָן בְּשַׁעֲרֵי זֹהַר (להר"ר רְאוּבֵן מַרְגָּלִיּוֹת) לְתַעֲנִית שָׁם.
Voir aussi Torah Or 114d. Likouteï Torah, Re'eh 29d. Biourei HaZohar de l'Admour HaEmtsaï, Emor 81a-b. Dére'h 'Haïm, Chaar HaTefila 57c. Maamarei Admour HaEmtsaï, Devarim, vol. 2, début de la p. 659. Biourei HaZohar du Tséma'h Tsédek, ibid., vol. 1, p. 423. Kountrass HaAvoda, chapitre 3 (p. 18).
רְאֵה גַּם תו"א קיד, ד. לקו"ת רְאֵה כט, ד. ביאוה"ז לאדמו"ר הָאֶמְצָעִי אָמוּר פא, א-ב. דֶּרֶךְ חַיִּים שַׁעַר הַתְּפִלָּה נז, ג. מַאֲמָרֵי אדמו"ר הָאֶמְצָעִי דְּבָרִים ח"ב ריש ע' תרנט. ביאוה"ז להצ"צ שָׁם כֶּרֶךְ א ע' תכג. קֻנְטְרֵס הָעֲבוֹדָה פ"ג (ע' 18).
Voir ibid., chapitre 6 (Séfer HaMaamarim Kountrassim, ibid., 36a et suiv.), le lien entre Nétsa'h (« et le Nétsa'h, c'est la construction de Jérusalem » - Berakhot 58a, fin) et le trésor [otsar] ; et, dans le prolongement, à la fin du chapitre 7 (Séfer HaMaamarim, ibid., 37b) : le trésor de la crainte du Ciel (voir Chabbat 31b ; Berakhot 33b) est le point même de la crainte du Ciel.
רְאֵה שָׁם פ"ו (סה"מ קֻנְטְרֵסִים שָׁם לוֹ, א וְאֵילָךְ) הַשַּׁיָּיכוּת דְּנֶצַח (וְהַנֵּצַח זוֹ בִּנְיַן יְרוּשָׁלַיִם – בְּרָכוֹת נֹחַ, סע"א) לְאוֹצָר, וּבְהֶמְשֵׁךְ לָזֶה בספ"ז (סה"מ שָׁם לְז, ב) שֶׁאוֹצַר שֶׁל יִרְאַת שָׁמַיִם (רְאֵה שַׁבָּת לֹא, ב. בְּרָכוֹת לְג, ב) הוּא נְקוּדַּת הַיִּרְאַת שָׁמַיִם.
Voir le maamar commençant par « VeAta Israël… » du 20 Mena'hem-Av 5737, section 4, et la note 29 ibid. (plus loin, vol. 4, p. 210).
רְאֵה ד"ה וְעַתָּה יִשְׂרָאֵל גו' דכ"ף מְנַחֵם-אָב ה'תשל"ז סְעִיף ד, וּבְהֶעָרָה 29 שָׁם (לקמן ח"ד ע' רי).
Cité à la fin du maamar commençant par « Amar Rabbi Ochaya » 5689, cité plus haut (Séfer HaMaamarim Kountrassim, ibid., 38a, fin).
הוּבָא בסד"ה א"ר אוֹשַׁעְיָא תרפ"ט הנ"ל (סה"מ קֻנְטְרֵסִים שָׁם לח, סע"א).
Chapitre 6 et suivants (Séfer HaMaamarim, ibid., 36a et suiv.).
פ"ו וְאֵילָךְ (סה"מ שָׁם לוֹ, א וְאֵילָךְ).
Voir Torah 'Haïm, Bechala'h, maamar commençant par « Tsidkat pirzono » (340b, fin, et suiv.) : « Jérusalem sera habitée comme une ville ouverte [perazot] » désigne ceci : à l'avenir, Jérusalem s'étendra, etc.
רְאֵה תו"ח בְּשַׁלַּח ד"ה צִדְקַת פִּרְזוֹנוֹ (שמ, סע"ב וְאֵילָךְ ) ש"פרזות תֵּשֵׁב יְרוּשָׁלַיִם" הו"ע עֲתִידָה יְרוּשָׁלַיִם שֶׁתִּתְפַּשֵּׁט כו'.
Cela rejoint ce qui est expliqué en plusieurs endroits (Hemchekh 5666, p. 494, et ailleurs) au sujet de l'amour « de toute ton âme » [bekhol nafchekha] : l'amour ne réside pas seulement dans le cœur, il s'étend à toutes les facultés et à tous les membres.
וע"ד הַמְבוֹאָר בכ"מ (הֶמְשֵׁךְ תרס"ו ע' תצד. וְעוֹד) בְּעִנְיַן הָאַהֲבָה דִּבְכָל נַפְשְׁךָ, שֶׁהָאַהֲבָה הִיא לֹא רַק בְּלֵב אֶלָּא מִתְפַּשֶּׁטֶת בְּכָל הַכֹּחוֹת וְהָאֵיבָרִים.
Voir la Michna, Yoma 53b, et la Guemara ibid., 54b. Voir les références réunies dans Chaarei Zohar sur Yoma, ibid., 54b. Roch Hachana 23a. Tan'houma, Kedochim 10.
רְאֵה מִשְׁנָה יומא נג, ב ובגמרא שָׁם נד, ב. וּרְאֵה בְּהַנִּסְמָן בְּשַׁעֲרֵי זֹהַר ליומא שָׁם נד, ב. ר"ה כג, א. תַּנְחוּמָא קְדוֹשִׁים י.
Voir Pessikta Rabbati, section « Chabbat et Roch 'Hodech ». Yalkout Chimoni, Yechayahou, § 503. Voir aussi Sifré, Devarim, au début. Chir HaChirim Rabba 7, 4 (3). Voir aussi les références réunies dans les « Mareï Mekomot » de Likouteï Torah, Massei 89b (73a).
רְאֵה פס"ר פ' שַׁבָּת ור"ח. יל"ש ישעי' רֶמֶז תקג. וּרְאֵה גַּם סִפְרֵי דְּבָרִים בִּתְחִלָּתוֹ. שהש"ר פ"ז, ד (ג). וּרְאֵה גַּם בְּהַנִּסְמָן ב"מראי מְקוֹמוֹת" ללקו"ת מַסְעֵי פט, ב (עג, א).
Voir Nazir 61b, début : « kahal » [assemblée] (communauté) ne se dit que d'Israël. Et dans Tsafnat Paneia'h, seconde édition (13b ; 90b) : il en est ainsi parce qu'Israël forme une seule et même entité, ce qui n'est pas le cas des descendants de Noa'h [benei Noa'h].
רְאֵה נָזִיר סא, ריש ע"ב ש"קהל" (צִבּוּר) הוּא דַּוְקָא בְּיִשְׂרָאֵל. ובצפע"נ מהדו"ת (יג, ב. צ, ב) שֶׁזֶּהוּ לְפִי שֶׁיִּשְׂרָאֵל הֵם מְצִיאוּת אַחַת משא"כ ב"נ.
Kikar LaEden (du 'Hida), § 7, dans le commentaire de la michna (Avot 2, 4) « Ne te sépare pas de la communauté ». Devarim A'hadim (du même auteur), drouch 22 (Chabbat HaGadol), 115c.
כִּכָּר לָאדֶן (להחיד"א) סי' ז בְּפֵירוּשׁ הַמִּשְׁנָה (אָבוֹת פ"ב מ"ד) אֶל תִּפְרֹשׁ מִן הַצִּבּוּר. דְּבָרִים אֲחָדִים (להנ"ל) דָּרוּשׁ כב (שַׁבָּת הַגָּדוֹל) קטו, ג. .
Kedochim 19, 18. Voir Maamarei Admour Hazakène sur les parachiot de la Torah, vol. 2, p. 592, et les références réunies dans les Mareï Mekomot sur ce passage (941b).
קְדוֹשִׁים יט, יח. וּרְאֵה מַאֲמָרֵי אדה"ז עַל פָּרָשִׁיּוֹת הַתּוֹרָה כֶּרֶךְ ב ע' תקצב, וּבְהַנִּסְמָן במ"מ לְשָׁם (תתקמא, ב).
Horayot 6a. Voir Mikhtevei Torah (du Rogatchover), lettres 147 et 149.
הוֹרָיוֹת ו, א. וּרְאֵה מִכִּתְבֵי תּוֹרָה (להרוגוצ'ובי) מִכְתָּב קמז. קמט.
Horayot, ibid., et le commentaire de Rachi ibid., passage commençant par « Reouya kappara zo ».
הוֹרָיוֹת שָׁם, ובפרש"י שָׁם ד"ה ראוי' כַּפָּרָה זוֹ.
Tanya, chapitre 4. Voir Kountrass HaAvoda, chapitre 2 (p. 15). Voir aussi Tanya, chapitre 39 (53b).
תניא פ"ד. וּרְאֵה קֻנְטְרֵס הָעֲבוֹדָה פ"ב (ע' 15). וּרְאֵה גַּם תניא פל"ט (נג, ב).
On peut dire que l'amour est nécessaire pour qu'il ait de la vitalité dans son service, et ainsi de suite ; en revanche, sans crainte, il manque quelque chose à l'essence même du service - voir Tanya, chapitre 41 (56b, fin, et suiv.). Voir aussi plus loin, vol. 4, p. 224, note 13.
וי"ל דְּהָאַהֲבָה הִיא בִּכְדֵי שתהי' לוֹ חַיּוּת בַּעֲבוֹדָתוֹ וכיו"ב. משא"כ בְּלִי יִרְאָה, חָסֵר בְּעֶצֶם הָעֲבוֹדָה – רְאֵה תניא פמ"א (נוּ, סע"ב וְאֵילָךְ). וּרְאֵה לקמן ח"ד ע' רכד הֶעָרָה 13.
Voir Torah Or, Mikets 36b, et en plusieurs endroits.
רְאֵה תו"א מִקֵּץ לוֹ, ב. ובכ"מ .
Tehilim 55, 19. Voir Or HaTorah (Yahel Or) du Tséma'h Tsédek sur ce passouk. Sur le lien entre ce passouk et la délivrance [guéoula] de l'Admour Hazakène, le Youd-Tèt Kislev : voir Iguerot Kodech de l'Admour Hazakène (vol. 1), lettre 38, et les références qui y sont indiquées. Voir aussi le maamar commençant par « Pada vechalom » 5738, au début (plus loin, p. 142).
תְּהִלִּים נַהִ, יט. וּרְאֵה אוה"ת (יָהֵל אוֹר) להצ"צ עה"פ. שַׁיָּכוּת פָּסוּק זֶה לִגְאֻלַּת אדה"ז בי"ט כִּסְלֵו – רְאֵה אִגְּרוֹת-קוֹדֶשׁ אדה"ז (ח"א) סי' לח. וש"נ. וּרְאֵה ד"ה פָּדָה בְּשָׁלוֹם ה'תשל"ח בִּתְחִלָּתוֹ (לקמן ע' קמב).
Imprimée aussi au début de Kéter Chem Tov (éd. Kehot).
נִדְפְּסָה גַּם בְּכֶתֶר שֵׁם טוֹב (הוֹצָאַת קה"ת) בִּתְחִלָּתוֹ.
D'après l'enseignement de nos Sages (Bava Batra 9b) au sujet de la tsédaka : chaque pérouta [petite pièce] s'ajoute aux autres pour former une grande somme.
ע"פ מחז"ל (ב"ב ט, ב) בְּנוֹגֵעַ לִצְדָקָה: כָּל פְּרוּטָה וּפְרוּטָה מִצְטָרֶפֶת לְחֶשְׁבּוֹן גָּדוֹל.