L'Admour HaZaken

Likouté Torah

Les maamarim que l'Admour HaZaken, Rabbi Chnéour Zalman de Liadi, prononçait sur la paracha de la semaine et sur les fêtes, réunis dans le Torah Or (Béréchit et Chemot) et le Likkoutei Torah (Vayikra, Bamidbar, Devarim). Chaque texte est donné en entier : l'hébreu vocalisé, la traduction française en regard, des encadrés pour suivre le raisonnement et une synthèse.

Les traductions paraissent au fil de l'année, paracha après paracha. Chaque page se lit en ligne et se télécharge en PDF.

Le Rabbi et le Likouté Torah

Le Likouteï Torah de chaque semaine

Au 770, du Chabbat 'Hanoucca 5715 [1954] au Chabbat Vayakhel 5725 [1965] : comment le Rabbi a institué l'étude hebdomadaire du Likouteï Torah.

Vous connaissez sans doute une coutume répandue dans presque toutes les synagogues des 'hassidim [Anash] et dans chaque Beit 'Habad : on y donne des cours sur le Likouteï Torah ou le Torah Or de la semaine. D'ailleurs, beaucoup de maamarim du Rabbi se fondaient sur le Likouteï Torah de la paracha. On sait moins que cette coutume est née d'une directive du Rabbi. Il l'encouragea d'abord en 5715 [1954], puis, en 5725 [1965], il la réclama de tous avec insistance. Dans les pages qui suivent, nous tenterons de saisir l'essentiel de cette directive. Nous espérons qu'en la lisant, chacun prendra la résolution de la suivre avec plus de zèle, car il s'agit d'une entreprise capitale.

La 'Hassidout pour ceux qui travaillent

Le Rabbi évoqua pour la première fois l'idée de terminer chaque semaine le Likouteï Torah de la paracha le Chabbat 'Hanoucca 5715 [1954]. Voici quelques extraits de ce farbrenguen :

« La 'Hassidout explique que celui qui s'occupe toute la semaine d'affaires matérielles se trouve dans une situation appelée "extérieure". Il va donc de soi qu'il doit s'engager à étudier davantage la 'Hassidout. Cela concerne aussi ceux dont le métier est d'enseigner la Torah : comme ils se servent de la Torah pour leurs propres besoins, la Torah qu'ils étudient devient pour eux une "chose extérieure".

Le Likouteï Torah est divisé selon l'ordre des parachiot de la semaine ; ses textes sont donc liés au message de la paracha. Par conséquent, tous ceux qui entrent dans les catégories mentionnées devraient commencer à étudier le Likouteï Torah chaque semaine. Qu'ils prennent la résolution [hakhlata] de le terminer en même temps que l'on achève la Torah à Sim'hat Torah, et de recommencer au Chabbat Béréchit avec le Torah Or de la semaine.

Il ressort clairement de nombreux passages de la Kabbale et de la 'Hassidout que D.ieu a créé le monde à l'image de la Torah. Sans aucun doute, tous ceux qui prendront part à cette étude deviendront des récipients [kelim] pour une parnassa [subsistance] abondante, et ils pourront étudier la Torah sans être dérangés. Cela vaut pour chaque Juif, où qu'il se trouve, et c'est garanti par la promesse de D.ieu dans la paracha Be'houkotaï : "Im be'houkotaï telekhou" (si vous étudiez la Torah), "venatati guichméikhem beitam" (Je vous donnerai la subsistance en son temps).

Cela s'adressait d'abord à ceux qui travaillent, et il va de soi que c'est moins pertinent pour ceux qui donnent des cours au public. »

Après Chabbat, l'appel du Rabbi fit le tour du monde. En peu de temps, des cours apparurent dans de nombreuses communautés, et l'on voyait des 'hassidim étudier le Likouteï Torah de la semaine, seuls, à quelques-uns ou en groupes.

Rav Yisroel Zusman Dvurtz, de Kfar 'Habad, écrivit au Rabbi au sujet d'une difficulté que lui posait cette nouvelle institution [takana]. Son métier consistait à donner chaque semaine des cours sur des sujets variés, et il lui était difficile d'ajouter un cours hebdomadaire de Likouteï Torah sans empiéter sur les cours existants. La réponse du Rabbi arriva le 3 Chevat 5715 [1955] :

« J'ai déjà expliqué à plusieurs reprises que mon intention était seulement d'ajouter [par cette nouvelle directive], et non, à D.ieu ne plaise, de diminuer [l'étude de la Torah]. Quant à la conduite à tenir en pratique, je pense qu'il suffit de l'étudier en surface, car malgré tout, il faut "vivre avec le temps". Efforcez-vous cependant d'étudier au moins un passage du Likouteï Torah de la semaine un peu plus en profondeur. »

Un engagement total

Le Chabbat Vayakhel 5725 [1965], le Rabbi remit ce sujet au premier plan, et cette fois avec beaucoup plus de force. Il le relia à la nouvelle édition du Likouteï Torah qui était alors en cours d'impression, comme nous le citons ci-dessous :

« Ces derniers jours, on a préparé une nouvelle édition du Likouteï Torah. En raison de difficultés techniques, l'impression n'a été achevée que vendredi dernier. Or le verset nous dit que D.ieu fait les choses "belles en leur temps". Il serait donc sage que chacun termine le Likouteï Torah chaque semaine.

Il ne faut pas remettre l'étude des maamarim à plus tard en se disant qu'on "rattrapera sa dette" la semaine suivante (sans doute en espérant que d'ici là, le mauvais penchant [yetser hara] aura fait techouva). Il faut au contraire veiller à terminer le Likouteï Torah de la semaine pendant les sept jours de la semaine !

Les maamarim sur Chir HaChirim qui se trouvent dans le Likouteï Torah doivent eux aussi être répartis par semaine, afin d'être terminés avant Chabbat Béréchit. »

Le Rabbi s'empressa d'écarter l'idée que cela ne commencerait que la semaine suivante, et il dit :

« Si je parle de cette directive au farbrenguen de cette semaine, c'est pour que, dans le temps qui reste jusqu'à la fin de Chabbat, on termine tout le Likouteï Torah qui précède la prochaine paracha, Pekoudeï, c'est-à-dire les maamarim de la paracha Bechala'h. »

Cette fois, le Rabbi adressait la nouvelle directive à toute l'assistance, et pas seulement à ceux qui travaillent. Mais il insista sur une exigence supplémentaire pour ceux qui ont plus de vingt ans :

« L'obligation principale incombe à ceux qui ont plus de vingt ans, âge où l'on atteint une certaine plénitude, comme l'explique le Likouteï Torah. Néanmoins, il serait bon que ceux qui ont moins de vingt ans y participent aussi, et plus on commence tôt, plus c'est louable. C'est comme lors de la construction du Michkan, à laquelle même les jeunes enfants prirent part. Cela est renforcé par ce que dit le Zohar : à l'époque du Machia'h, même les enfants connaîtront les secrets les plus profonds de la Torah. »

À la fin du farbrenguen, le Rabbi demanda à chacun de transmettre cette directive à tous ceux qu'il côtoie, et d'employer aussi des moyens dont on ne peut se servir qu'après Chabbat. Puis le Rabbi parla de la nouvelle édition du Likouteï Torah et du prix auquel elle devait être vendue :

« J'imagine que ceux qui vendront le Likouteï Torah accorderont une généreuse réduction, à un prix inférieur au coût d'impression. »

On imagine sans peine l'effervescence au 770 après ce farbrenguen extraordinaire. L'émotion atteignit son comble quand arriva un message du Rabbi. Après la Havdala, le Rabbi fit dire aux 'hozrim [ceux qui répètent de mémoire les paroles du Rabbi] que « mes intentions étaient sérieuses », et que tous devaient s'y mettre immédiatement.

D'après A Chassidisher Derher, Chevat 5773 ; traduction française : Hassiduité

Torah Or תורה אור

Béréchit et Chemot

Likkoutei Torah לקוטי תורה

Vayikra, Bamidbar, Devarim et les fêtes

Les premières traductions de ce livre sont en cours.